visiteurs jour : 44     Total clics   :   18677


Bienvenue sur


Cliquez ici smile coucou et merci Merci

le site de Germaine

 

 
Clics 722

HISTOIRE DE L'ISLAM 

(article pris sur Wikipedia)

 

Vos dons permettent Wikipdia de continuer exister ! Merci de votre soutien.   


   En raison de vandalisme, cet article est temporairement semi-protg :

 

 

 

l'islam

 
 
Religion

L'islam est une religion monothiste, chronologiquement le troisime grand courant monothiste de la famille des religions abrahamiques. Apparu en Arabie au VIIe sicle, il se distingue du courant judaque et du courant chrtien desquels il hrite de nombreux lments.

L'islam a un livre sacr, le Coran, dont le dogme assure qu'il a recueilli les rvlations de Dieu au prophte Mahomet par l'intermdiaire de l'ange Gabriel.

 

Quelques dfinitions


Le mot islam avec une minuscule dsigne la religion rvle Mahomet.
Le mot Islam avec une majuscule dsigne l'ensemble des peuples musulmans, la civilisation islamique.

Le mot musulman dsigne ce qui est relatif la religion : les personnes professant l'islam et ce qui est relatif ses lois et rites.

Le mot islamique renvoie l'islam en tant que religion et en tant que civilisation.

Les mots islamisme et islamiste s'employaient autrefois pour islam ou musulman . Ces exonymes sont utiliss aujourd'hui (en premier lieu par les mass medias) pour dsigner un islam politique.

 

tymologie :


Le mot islam est la translittration du mot arabe الإسلام, transcrit 'islām  couter , qui possde un quivalent en syriaque comme en hbreu mais pas en franais. Il possde, comme de nombreux termes de cette religion, deux significations : une signification gnrale propre la langue arabe, et une signification religieuse plus spcifique.

 

En arabe, islam signifie soumission volontaire, sous entendu Dieu , ou, dans certains cas, paix .

 

D'un point de vue tymologique, le mot est driv d'une racine de trois consonnes, caractristique des langues smitiques, s.l.m, dsignant le fait de se soumettre d'une manire volontaire ou la paix, qui donne un autre driv, مُسْلِم muslim, qui a donn musulman en franais et qui signifie soumis , mais aussi salam , analogue du shalom hbreu. مُسْلِم muslim est en langue arabe Ism Fa'il (اسم فاعل) (nom de l'agisseur) c'est dire celui qui fait l'action , en opposition Ism maf'oul (اسم مفعول) celui qui subit l'action.

 

On retrouve le terme muslim dans de nombreux versets voquant la soumission comme par exemple la fin du verset 136 de la sourate 2 en arabe : Wa Naĥnu Lahu Muslimūna qui signifie Et Lui nous nous soumettons

 

Pour la religion et donc selon les musulmans, islam dsigne la soumission ce que le Crateur des Mondes, Allah (Dieu), qui serait une contraction de l'arabe al-ilāh, le Dieu (cf. Allah) aurait ordonn et dont la parole aurait t transmise par les prophtes messagers, en arabe, nabī rasūl, qu'on glose par qui il est rvl d'appeler le peuple suivre des lois qui lui ont t rvles et qui sont spcifiques au messager , et les prophtes non messagers, en arabe nabī, glos par qui il est rvl d'appeler le peuple suivre la loi du messager qui l'aura prcd .

 

C'est, en sorte, l'acceptation par le cur, les actes et la parole de tout ce qui a t rvl et transmis, mme si la personne n'applique pas toutes les obligations de l'islam.

 

Ainsi, l'islam distingue :

 

la croyance : ce que le cur accepte et ce dont il se satisfait ;
et la foi : le degr d'attachement aux croyances et aux actes spcifiques dicts par la religion.

Croyances

Dieu
 
Allah en arabeDieu existe et n'a pas de ressemblance avec les choses qui existent. Dieu est le Crateur de toute chose. Il n'a pas de ressemblance avec Ses cratures.

 Dieu existe sans comment, sans endroit et sans direction. Le comment, c'est tout ce qui fait partie des attributs des cratures, comme la position assise, l'tablissement, l'installation, la proximit et ce qui est de cet ordre. Dieu est exempt du comment.

 

Dieu est le Crateur de tout l'Univers et de tous les tres vivants (hommes, anges, mes, gnies etc.). Dans le Coran il est dit Rien n'est tel que Lui . Cela indique la totale exemption de Dieu de toute ressemblance avec les cratures et le fait que Dieu ne peut tre cern par notre rationalit limite.

Le sens de ce verset est donc extrmement large. Certains groupes sont rentrs dans des dviances anthropomorphistes et d'autres groupes refusent de croire au verset du Coran dans leur sens apparent : "La main de Dieu est au dessus de leur main". "Seul subsistera la face de Dieu". Ces groupes nient ainsi les attributs divins.

 L'avis des partisants sunnites est de dire que Dieu a une main, un visage mais qu'on ne peut pas s'imaginer Dieu.

Seule son existence se conoit rationnellement.

 

Une polmique interne la communaut musulmane existe au sujet du trne : certains affirment, se rfrant au Coran qui dit le Tout-Puissant s'est tabli au-dessus du trne , que Dieu est au-dessus du trne. D'autres affirment que nul ne peut saisir le vritable sens du verset, et que Dieu n'est pas au-dessus du trne. Le trne est la plus immense des cratures de par la taille, il constitue le toit du paradis. Le paradis est au-dessus des sept cieux, il en est spar.

 

Le prophte Mahomet a dit ce qui signifie : La foi est que tu croies en Dieu, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers et en le jour dernier et que tu croies la destine qu'elle soit du bien ou du mal .

 

Il est donc obligatoire au musulman de croire en tous les prophtes de Dieu depuis Adam, le premier prophte, jusqu' Mahomet, qui est le sceau des messagers c'est--dire le dernier d'entre eux.

 Selon l'islam tous les prophtes sont musulmans. Adam, Salomon, Nouh (No), Ibrahim (Abraham), Moua (Mose), ^Ia (Jsus) et Mahomet sont musulmans et ont tous appel les gens entrer dans la religion de l'islam.

 

L'islam et la foi sont lis par la validit et par l'agrment. Ainsi, l'un n'est pas valable sans l'autre. L'islam n'est pas valable sans la foi et la foi n'est pas valable sans l'islam. D'autre part, la prononciation des deux tmoignages n'est pas agre selon le jugement de Dieu sans la croyance par le cur. Et la croyance par le cur n'est pas agre selon le jugement de Dieu sans la prononciation des deux tmoignages. Par consquent, celui qui est croyant selon le jugement de Dieu est galement musulman, et celui qui est musulman selon le jugement de Dieu est galement croyant.


Le Coran
 
Premier Sourate du Coran, calligraphi par Hattat Aziz Efendi.Le Coran (arabe : القرآن al qurān, lecture) est le livre le plus sacr des musulmans. C'est le premier livre avoir t crit en langue arabe, qu'il a contribu fixer.

 Il regroupe les paroles divines qui, selon la croyance musulmane, ont t transmises au prophte Mahomet. Cette transmission de l'archange Gabriel Mahomet a eu lieu de manire fragmentaire par voie auditive durant une priode de vingt-trois ans.

Aprs des dbats houleux, le calife al-Mamum Bagdad, vers 820 proclame le Coran, manifestation de la parole de Dieu,, par dogme, incr, ternel et inimitable.

 

 Le dbat se prolongera jusqu'au IXe s. Ibn Hanbal, aux prises avec une vritable inquisition musulmane, ayant assign le rle des autres crits - Haddith, Sunna dclare finalement le Coran incr de la premire la dernire page . Il ne peut donc pas avoir t crit, prcd, ni prolong. Son origine n'est pas humaine. Sa critique est une critique de Dieu. La seule tude du texte se rsume l'apprendre par coeur, et le mettre en pratique. Il est au cur de la pratique religieuse de chaque croyant. Pour les musulmans, le Coran est un livre Saint qui n'a pas subi d'altration aprs sa rvlation, car Dieu a promis que ce livre durerait jusqu' la fin des temps.

 

Le Coran est divis en cent quatorze chapitres nomms sourates, classes plus ou moins par ordre dcroissant en fonction de leur longueur. Ces sourates sont elles mmes composes de versets nomms yt (pluriel de l'arabe yah, preuve , rvlation ).

 

La plupart des musulmans ont un grand respect pour le livre et se lavent mme comme pour les prires avant de lire le Coran. Les vieux Coran sont brls, et non dtruits comme du vieux papier. Le statut thologique du texte le met en effet l'cart de toute autre chose : le texte contenu dans le livre est la manifestation mme et incre du seul Dieu et de son seul service.

 

La plupart des musulmans mmorisent au moins une partie du Coran dans sa langue originale (l'arabe). Cette partie correspond aux vers ncessaires pour rciter les prires. Ceux qui ont mmoris le Coran en entier sont connus sous le nom de hāfiz (pluriel huffāz). Les musulmans pensent que le Coran n'est parfait que dans sa version originale en arabe. Ils pensent que les traductions sont le rsultat de l'effort humain et qu'elles sont dficientes causes des diffrences dans les langues, cause de la faillibilit des traducteurs, et parce que n'importe quelle traduction ne possde pas le contenu inspir trouv dans le texte original. Les traductions sont donc considrs comme des commentaires du Coran, ou des interprtations de sa signification , et non comme le Coran lui-mme. De nombreuses versions modernes du Coran prsentent le texte arabe sur une page et la traduction sur la page lui faisant face.

 

 

Mahomet
 
Le chef religieux et politique arabe Mahomet (محمد en arabe)), dont le nom est parfois aussi transcrit par Mohammed, Muhammad, etc. en franais[1] est le fondateur de l'islam et de la communaut musulmane (Oumma). Il est considr comme le dernier prophte du monothisme par les musulmans et il n'est reconnu comme prophte que par cette communaut. Les musulmans ne le considrent pas comme le fondateur d'une nouvelle religion, mais pensent qu'il est le dernier d'une ligne de prophtes de Dieu (du monothisme) et considrent que sa mission est de restaurer la foi monothiste originale de Adam, Abraham et d'autres prophtes, foi qui avait t corrompue par l'homme au cours du temps[2] [3].

Pendant les 23 dernires annes de sa vie, Mahomet dicte des versets, qu'il dit recevoir de Dieu par le truchement de l'ange Gabriel (Jibril),  des fidles de plus en plus nombreux sduits par ce nouveau message. Le contenu de ces rvlations sera compil aprs la mort de Mahomet en un ouvrage, le Coran, livre saint des musulman[4].


Hadith
 

Les hadiths sont les paroles ou actes de Mahomet considrs comme des exemples suivre par les musulmans. Toutes les coles de jurisprudence (Madhhab) considrent les recueils de hadith comme des instruments importants permettant de dterminer la sunnah, le code de conduite musulman. Le hadith tait l'origine une tradition orale qui se rapportait aux actions et aux coutumes de Mahomet. Cependant, partir de la premire fitna, au VIIe sicle, ceux qui ont reu le hadith ont commenc questionner les sources des paroles[5]. La crdibilit des hadith est gnralement proportionnelle au crdit des tmoins qui l'ont rapport. Cette chane de tmoins est appele isnad. Il est gnralement admis que c'est pendant le rgne du calife Umar II, au VIIIe sicle, qu'ont commenc les transcriptions par crit de grands recueils de hadiths, qui se sont stabiliss au sicle suivant. Ces recueils de hadiths sont, encore aujourd'hui, pris comme rfrences dans les sujets en rapport avec le fiqh ou l'histoire.

 

Une grande majorit de musulmans considrent les hadiths comme des supplments et des clarifications essentielles au Coran, le livre sacr de l'islam. Dans la jurisprudence islamique, le Coran contient de nombreuses rgles de comportement attendues d'un musulman. Cependant, de nombreux sujets, religieux ou profanes, ne sont pas encadrs par des rgles coraniques. Les musulmans croient donc qu'en examinant le mode de vie, ou sunnah, de Mahomet et ses compagnons, ils pourront dcouvrir les comportements imiter et ceux viter. Les penseurs musulmans trouvent utiles de savoir comment Mahomet ou ses compagnons ont expliqu les rvlations, ou quelle occasion Mahomet les a reues. Parfois, cela clarifiera un passage qui semblerait obscur autrement. Les hadith sont une source historique et biographique. Les hadiths sont parfois considrs comme une source d'inspiration religieuse, alors que certains musulmans considrent que le seul Coran est suffisant.


Les cinq piliers de l'islam
 

Les cinq Piliers de l'islam constituent des prceptes fondamentaux obligatoires pour les musulmans sunnites. Les autres courants de l'islam acceptent ces prceptes et en ajoutent d'autres.

Les cinq piliers dans le sunnisme sont la base sur laquelle le musulman sunnite construit sa vie pour se conformer la rvlation.


Shahada (profession de foi)
 

Cette confession de foi musulmane est trs brve : لآ اِلَـهَ اِلاَّ لله محمد رسول الله (L ilha illa-llh, (wa) muḥammadun raslu-llhi), pouvant se traduire par Je tmoigne qu'il n'y a pas de divinit sinon Dieu (Allah) et que Mahomet est son messager.

Elle consiste pour le croyant, en toute connaissance de cause et non sous la contrainte, accepter et proclamer deux choses :

tout acte d'adoration ne doit tre dirig que vers Allah ;
Mahomet est le messager d'Allah, ce qui en fait un modle pour le croyant.

 

Salat (prire)
 

Outre la prire la demande ou surrogatoire (nfilah), chaque musulman est tenu d'effectuer cinq prires quotidiennes obligatoires (faridah). Elle s'appelle namāz dans les pays de langue indienne ou perse.

La prire doit s'effectuer en tat de puret : si ce n'est pas le cas, il faut pratiquer les ablutions.

La prire s'effectue tourn vers la Kaaba (situe la La Mecque, ville d'Arabie Saoudite); l'orant (le prieur) doit exprimer l'intention qui l'a conduit la prire explicitement (niyah).


Zakat
 

C'est un impt lgal purificateur calcul dans les pays musulmans sur les revenus du foyer et destin aux pauvres. La zakat ne doit pas tre confondu avec les aumnes.

Elle correspond 2,5% (ou 1/40) de l'pargne du musulman si cette pargne dpasse un certain montant valu actuellement environ 800 euros et si elle subit une rvolution annuelle.

Le musulman est tenu de calculer chaque anne lunaire (hgire) ce montant et le donner aux gens les plus pauvres de sa communaut en commenant par sa famille ( l'exception de ceux qu'il a en charge) et ses voisins.


Saoum (jene)
 

C'est le jene effectu durant le mois lunaire du Ramadan. Ce jene est prescrit par le Coran, il consiste s'abstenir de manger, de boire, de fumer et d'avoir des relations sexuelles depuis l'aube jusqu'au coucher du soleil :

Mangez et buvez jusqu' ce que l'on puisse distinguer l'aube un fil blanc d'un noir. Jenez, ensuite, jusqu' la nuit.

Le Coran (II; 185)
Le ramadan est une priode de recueillement et le jene une occasion de partager la situation des indigents.


Hadj (plerinage la Mecque)
 

Le plerinage la Mecque doit tre effectu au moins une fois dans sa vie pour qui en a les moyens matriels et la capacit physique. Cest entre le 8 et le 13 du mois lunaire de Dhou al Hijja qua lieu le Grand Plerinage La Mecque , 5e pilier de lislam.


Autres croyances

Interdits alimentaires


La loi islamique fournit un ensemble de rgles rgissant ce que les musulmans mangent. Ces rgles spcifient ce qui est halāl, c'est--dire lgal. Ces rgles se trouvent dans le Coran, qui dcrit aussi ce qui est illgal ou harām. Il existe aussi d'autres rgles venant s'ajouter celles-ci qui ont t mises dans des fatwas par des mujtahids; mais elles ne sont suivies que par leurs propres disciples et non l'ensemble des musulmans.

 

La loi islamique interdit aux musulmans de consommer de l'alcool, de boire ou de manger du sang et ses produits drivs, et de manger la viande d'animaux carnivores ou omnivores comme le porc, le singe, le chien ou le chat (les poissons piscivores ne sont pas considrs comme carnivores).

 

Pour que la viande d'un animal terrestre soit halal, il faut que l'animal soit abattu de manire adquate par un musulman ou par des gens du livre, tout en mentionnant le nom de Dieu (Allah en arabe). L'animal ne doit donc pas tre tu en l'bouillantant ou par lectrocution et la carcasse doit tre saigne avant d'tre consomme. Diffrentes rgles s'appliquent aux poissons. En gnral, les poissons caille sont toujours halāl, bien que certaines fatwas dclarent les poissons dpourvus d'cailles (comme le poisson-chat) et les coquillages comme harām. Les rgles d'interdiction concernant les animaux peuvent tre contournes quand un musulman risque de mourir de faim et qu'aucune nourriture halāl n'est disponible.

 

L'abattage rituel islamique est appel Dhabiĥa. D'aprs certaines fatwas, l'animal ne peut tre abattu que par un musulman. Cependant, d'autres fatwas considrent que d'aprs le verset 5:5 du Coran, l'abattage peut tre fait par des gens du livre[6]. Les musulmans peuvent manger de la viande kasher, mais la rciproque n'est pas vraie.


Symboles et reprsentations
 
Reprsentation de Mahomet portant une tunique verte, ainsi qu'un turban o on distingue du vert.Les musulmans ne sacralisant pas d'icnes, de couleurs ou de faon plus gnrale des choses, car cela est considr par eux comme allant contre l'esprit du monothisme, un certain aniconisme plus ou moins strict existe dans l'islam (voir l'article Reprsentation figure dans les arts de l'Islam).

 Ainsi, les musulmans se servent plutt de versets du Coran calligraphis comme par exemple dans le palais de l'Alhambra, des formes gomtriques (arabesques) ou de reprsentation de la Ka'ba pour dcorer les mosques, les maisons et les lieux publics.

 

On associe souvent le symbole du croissant et de l'toile l'islam. Il s'agit l'origine du symbole de l'Empire Byzantin, repris sa chute par l'Empire ottoman

 

La couleur verte est souvent associe l'islam.

Du temps de Mahomet, les premiers drapeaux brandis par les guerriers musulmans taient verts.

L'origine de cette couleur est simple. Les arabes tant un peuple du dsert, le paradis a pour eux t dcrits comme verdoyant, o des sources d'eau couleraient en abondance, o les fidles y porteront des habits de soie verts (Coran 18:31).

 

 Avant l'islam, la lgende d'al-Chadir (l'Homme vert), tmoigne de l'importance de cette couleur pour ce peuple.

Enfin, Mahomet aurait dclar que le vert est sa couleur prfre et portait souvent des habits et un turban de cette couleur.

 Seuls les califes seront autoriss porter un turban de cette couleur[8]. On retrouve la symbolique du vert comme symbole du panarabisme aujourd'hui.


Organisation

 

Le califat
Les califes (arabe : خليفة) dsignent les successeurs de Mahomet. Le porteur du titre a pour rle de garder l'unit de l'Islm et tout musulman lui doit obissance : c'est le dirigeant de l'oumma, la communaut des musulmans.

 

Mahomet est mort sans dsigner de successeur et sans laisser un systme pour en choisir un. Par consquent, le califat a t tabli. Le calife (arabe : خليفة, signifiant successeur ou reprsentant ) a pour rle de garder l'unit de l'Islm et tout musulman lui doit obissance : c'est le dirigeant de l'oumma, la communaut des musulmans. Certains des premiers califes portaient le titre de Khalifat Allah, signifiant reprsentant de Dieu , mais le titre alternatif Khalifat rasul Allah, signifiant successeur du messager de Dieu est ensuite devenu le titre courant.

 

Certains califes taient souvent appels Amīr al-Mu'minīn أمير المؤمنين Commandeur des croyants . Le titre a t raccourci et latinis en mir .

 

Aucun des premiers califes n'a dit avoir reu des rvlations divines, comme ce fut le cas pour Mahomet.

 Mahomet tant le dernier prophte, aucun des califes n'a dit tre un nabī, prophte ou un rasul messager divin .

Les rvlations faites travers Mahomet ont rapidement t codifies et crites dans le Coran, qui a t accept comme autorit suprme, limitant ainsi ce que le Calife pouvait diriger.

Cependant, les premiers califes pensaient tre les chefs spirituels et temporels de l'islam, et insistaient sur le fait que l'obdience au calife en toutes choses tait la marque d'un bon musulman. Le rle est devenu cependant strictement temporel avec l'ascencion des oulmas.

 

Aprs les quatre premiers califes (Abou Bakr, Omar, Uthman et Ali ibn Abi Talib), le titre a t revendiqu par les Omeyyades, les Abbassides et les Ottomans, ainsi que par d'autres lignes en Espagne, en Afrique du nord et en gypte.

La plupart des dirigeants musulmans portaient simplement le titre de Sultan ou mir, et prtaient allgeance un Calife qui avait souvent peu d'autorit. Le titre n'existe plus depuis que la rpublique de Turquie a aboli le califat Ottoman en 1924.

 

Alors que le califat a t un sujet de discorde entre dirigeants musulmans, ce sujet a t peu voqu depuis 1924. Bien que de nombreux musulmans favoriseraient un califat, des restrictions ainsi que l'activit politique de nombreux pays musulmans, combins aux obstacles pratiques l'unification de plus de cinquantes tats-nations en une seule institution ont limit les efforts pour faire revivre le califat.


La Loi islamique
 

La Sharia est la loi islamique. Le Coran est la source principale de la jurisprudence islamique (fiqh). La sunnah n'est pas un texte en soi comme le Coran, mais signifie l'adhsion des musulmans aux sujets en rapport avec la pratique religieuse.

 La place des hadiths est controverse dans la loi islamique. Certains penseurs, comme l'Imam Shafi'i, les considrent secondaires par rapport au Coran, alors que d'autres, comme l'Imam Malik et des penseurs Hanafites, les considrent comme assujettis la sunnah et rejettent souvent un hadith s'il est contraire la sunnah. L'Ijma et le qiyas (raisonnement analogique) sont gnralement considrs comme les sources tertiaires et quaternaires de la Sharia, mais ceci est contest par certains penseurs selon le hadith sur lequel ils sont bass.

 

La loi islamique couvre tous les aspects de la vie, depuis les sujets trs gnraux de gouvernement et de relations trangres jusqu'aux sujets de la vie quotidienne.

 

Les lois islamiques qui ont t inscrites expressment dans le Coran sont appelles hudud et traitent spcifiquement des cinq crimes de vol, attaque, intoxication, adultre et fausse accusation d'adultre.

 

Pour chacun de ces crimes, une punition appele hadd est prvue. Le Coran dtaille aussi les lois portant sur l'hritage, le mariage, les compensations pour blessures et meurtres, ainsi que des rgles rgissant les ftes, la charit et la prire.

Cependant, ces prescriptions et ces prohibitions peuvent tre trs larges, donc leur application en pratique peut varier. Les penseurs musulmans, oulmas ou mollahs, ont labor des systmes de loi bass sur ces rgles larges, s'appuyant aussi pour cela sur les hadiths et leurs intprtations.

 

Avec l'expansion de l'Islam dans des pays comme l'Iran, l'Indonsie ou en Europe, tous les musulmans ne peuevnt comprendre le Coran en arabe. Quand des musulmans sont diviss sur un sujet particulier, ils vont demander assistance un mufti (juge islamique), qui peut leur donner des conseils sur la Sharia et les hadiths.


Sources de lgislation sunnite


Les musulmans affirment que le Coran a t rvl par Dieu (appel Allāh en arabe) son prophte Mahomet (Muhammad), qu'il est donc la premire source de lgislation dans l'islam et que Dieu le prserve contre toute modification ou altration.


La sunna (qui est l'ensemble des dires et faits du prophte) est la seconde source de lgislation dans le sunnisme. La sunna a t rassemble et classe par les savants sunnites dans plusieurs uvres comme sahih al boukhari (صحيح البخاري), sahih mouslim (صحيح مسلم) etc. ;


La troisime source de lgislation dans le sunnisme est l'unanimit des musulmans Al Ijmaa الإجماع. Cela en se rfrant une citation de Mahomet qui dit que les musulmans ne font pas l'unanimit sur quelque chose de faux.


La quatrime source est l'analogie al-qiys (القياس, littralement la mesure ) qui permet de tirer le jugement d'une chose pour laquelle il n'y a pas de lgislation partir du jugement d'une chose analogue.


Il est noter que certaines de ces sources de lgislation ont t mises en uvre aprs la mort de Mahomet et sont considres comme illicites (haram) par d'autres groupes de l'Islam organiss en Madhhab ou rite.


Clerg


Il n'y a pas de clerg dans le sunnisme. L'imam n'est pas un prtre mais bien un citoyen de la communaut musulmane qui conduit la prire : il est celui qui se met devant pour guider la prire et n'est pas forcment un thologien ; en fait en arabe l'imam veut dire chef ou guide , et dans le sunnisme il suffit que le chef soit musulman, sage, connaissant les piliers de l'islam et ait appris une grande partie du Coran par cur pour tre la tte d'une communaut, d'un tat. Le muezzin n'est pas un prtre non plus.

 

L'islam reconnat divers niveaux de comptences religieuses parmi ses fidles : L'explication du Coran se nomme tafsr. Et l'ijtihd est la recherche de solutions nouvelles partir des textes de rfrence pour rpondre aux problmatiques des populations musulmanes sur leurs affaires religieuses (عِبادات [`ibādāt], pratiques cultuelles, pl. de عِبادة [ibāda]) ou sociales (مُعامَلة [mu`āmalāt], comportements , pl. de مُعامَلات [mu`āmala]) dans une condition sociale, politique ou conomique indite.

al-mujtahid al-mutlaq, capable de se battre en absence de texte, comme l'indique la racine de mujtahid, pour en tirer une casuistique, rapprocher des textes traitant des sujets similaires et en tirer la synthse, laborer les principes juridiques sans rfrence une cole particulire. Ces comptences sont reconnues exceptionnelles et rarissimes ;


al-mujtahid al-mutlaq al-muntasib, le mme mais dans le cadre d'une cole interprtative ;
al-mujtahid fil-madh'hab, dans le cadre d'une cole interprtative, capable d'laborer des rponses juridiques sur des questions nouvelles ;
al-'lim al-mutabahhir, le vulgarisateur des grands anciens qui doit connatre le Coran et la Sunna ;
al-'my, celui qui ne connat que les grandes lignes de l'islam.
Les savants exgtes sont considrs comme les successeurs des prophtes.

 

Le chiisme orthodoxe de la secte 'usuli (clerg des ayatollah) reconnat, a contrario, un clerg plusieurs niveaux hirarchiques, les mollahs,

tandis que le sunnisme rejette cette ide d'un clerg central jouant le rle d'intermdiaire oblig. Par bien des aspects, l'islam, pour sa partie sunnite, est une religion dcentralise et dont tous les pratiquants sont des lacs.

 

En Europe et dans certains pays musulmans, les gouvernements rclament un alignement de la formation des imams sur la formation des ministres des autres religions, c'est--dire trois ou quatre ans d'tude au minimum.


Calendrier islamique
 

Lan 1 de ce calendrier a dbut le premier jour de lhgire, le 1er Mouharram (le 15 ou le 16 juillet 622 de lre chrtienne, selon les auteurs thologiens ; la premire poque est dite astronomique , la seconde civile ).

 Ce calendrier a t adopt dix ans aprs cet vnement. On indique quune date est donne dans ce calendrier en ajoutant la mention (calendrier musulman), (calendrier hgirien), (re musulmane) ou (re de lHgire); ou en abrg, (H) ou (AH) (du latin anno Hegirae). Ce calendrier est caractris par des annes de 12 mois lunaires qui sont plus courtes que les annes solaires.

 Une anne lunaire compte 11 jours de moins qu'une anne solaire.

Chaque mois dmarre au premier croissant de Lune visible partir de la nouvelle Lune : selon lendroit do est effectue lobservation, le mois peut dmarrer plus ou moins tt.


Variantes thologiques


La relation directe de l'homme Dieu par le Coran et la libert religieuse va amener une multiplication des tendances religieuses. L'absence de clerg permet l'existence de diffrentes normes juridiques, et diffrentes coles religieuses.

la mort du prophte, des diffrences religieuses importantes et la conqute arabe fulgurante provoquent des rivalits politiques. Beaucoup de questions sur la libert de l'homme, le pch, la foi, etc. conduisent la constitution de thologies musulmanes qui essayent de donner des rponses aux questions et aux problmes non dtaills par les textes divins, et de faire face aux dfis de la vie humaine.

 

Les croyants se partagent en trois branches principales.

monothiste, chronologiquement le troisime grand courant monothiste de la famille des religions abrahamiques. Apparu en Arabie au VIIe sicle, il se distingue du courant judaque et du courant chrtien desquels il hrite de nombreux lments.

L'islam a un livre sacr, le Coran, dont le dogme assure qu'il a recueilli les rvlations de Dieu au prophte Mahomet par l'intermdiaire de l'ange Gabriel.

 


 


Quelques dfinitions
Le mot islam avec une minuscule dsigne la religion rvle Mahomet.
Le mot Islam avec une majuscule dsigne l'ensemble des peuples musulmans, la civilisation islamique.
Le mot musulman dsigne ce qui est relatif la religion : les personnes professant l'islam et ce qui est relatif ses lois et rites.
Le mot islamique renvoie l'islam en tant que religion et en tant que civilisation.
Les mots islamisme et islamiste s'employaient autrefois pour islam ou musulman . Ces exonymes sont utiliss aujourd'hui (en premier lieu par les mass medias) pour dsigner un islam politique.

tymologie
Le mot islam est la translittration du mot arabe الإسلام, transcrit 'islām  couter Fiche, qui possde un quivalent en syriaque comme en hbreu mais pas en franais. Il possde, comme de nombreux termes de cette religion, deux significations : une signification gnrale propre la langue arabe, et une signification religieuse plus spcifique.

En arabe, islam signifie soumission volontaire, sous entendu Dieu , ou, dans certains cas, paix .

D'un point de vue tymologique, le mot est driv d'une racine de trois consonnes, caractristique des langues smitiques, s.l.m, dsignant le fait de se soumettre d'une manire volontaire ou la paix, qui donne un autre driv, مُسْلِم muslim, qui a donn musulman en franais et qui signifie soumis , mais aussi salam , analogue du shalom hbreu. مُسْلِم muslim est en langue arabe Ism Fa'il (اسم فاعل) (nom de l'agisseur) c'est dire celui qui fait l'action , en opposition Ism maf'oul (اسم مفعول) celui qui subit l'action.

On retrouve le terme muslim dans de nombreux versets voquant la soumission comme par exemple la fin du verset 136 de la sourate 2 en arabe : Wa Naĥnu Lahu Muslimūna qui signifie Et Lui nous nous soumettons

Pour la religion et donc selon les musulmans, islam dsigne la soumission ce que le Crateur des Mondes, Allah (Dieu), qui serait une contraction de l'arabe al-ilāh, le Dieu (cf. Allah) aurait ordonn et dont la parole aurait t transmise par les prophtes messagers, en arabe, nabī rasūl, qu'on glose par qui il est rvl d'appeler le peuple suivre des lois qui lui ont t rvles et qui sont spcifiques au messager , et les prophtes non messagers, en arabe nabī, glos par qui il est rvl d'appeler le peuple suivre la loi du messager qui l'aura prcd .

C'est, en sorte, l'acceptation par le cur, les actes et la parole de tout ce qui a t rvl et transmis, mme si la personne n'applique pas toutes les obligations de l'islam.

Ainsi, l'islam distingue :

la croyance : ce que le cur accepte et ce dont il se satisfait ;
et la foi : le degr d'attachement aux croyances et aux actes spcifiques dicts par la religion.

Croyances

Dieu
 
Allah en arabeDieu existe et n'a pas de ressemblance avec les choses qui existent. Dieu est le Crateur de toute chose. Il n'a pas de ressemblance avec Ses cratures. Dieu existe sans comment, sans endroit et sans direction. Le comment, c'est tout ce qui fait partie des attributs des cratures, comme la position assise, l'tablissement, l'installation, la proximit et ce qui est de cet ordre. Dieu est exempt du comment.

Dieu est le Crateur de tout l'Univers et de tous les tres vivants (hommes, anges, mes, gnies etc.). Dans le Coran il est dit Rien n'est tel que Lui . Cela indique la totale exemption de Dieu de toute ressemblance avec les cratures et le fait que Dieu ne peut tre cern par notre rationalit limite. Le sens de ce verset est donc extrmement large. Certains groupes sont rentrs dans des dviances anthropomorphistes et d'autres groupes refusent de croire au verset du Coran dans leur sens apparent : "La main de Dieu est au dessus de leur main". "Seul subsistera la face de Dieu". Ces groupes nient ainsi les attributs divins. L'avis des partisants sunnites est de dire que Dieu a une main, un visage mais qu'on ne peut pas s'imaginer Dieu. Seule son existence se conoit rationnellement.

Une polmique interne la communaut musulmane existe au sujet du trne : certains affirment, se rfrant au Coran qui dit le Tout-Puissant s'est tabli au-desus du trne , que Dieu est au-dessus du trne. D'autres affirment que nul ne peut saisir le vritable sens du verset, et que Dieu n'est pas au-dessus du trne. Le trne est la plus immense des cratures de par la taille, il constitue le toit du paradis. Le paradis est au-dessus des sept cieux, il en est spar.

Le prophte Mahomet a dit ce qui signifie : La foi est que tu croies en Dieu, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers et en le jour dernier et que tu croies la destine qu'elle soit du bien ou du mal .

Il est donc obligatoire au musulman de croire en tous les prophtes de Dieu depuis Adam, le premier prophte, jusqu' Mahomet, qui est le sceau des messagers c'est--dire le dernier d'entre eux. Selon l'islam tous les prophtes sont musulmans. Adam, Salomon, Nouh (No), Ibrahim (Abraham), Moua (Mose), ^Ia (Jsus) et Mahomet sont musulmans et ont tous appel les gens entrer dans la religion de l'islam.

L'islam et la foi sont lis par la validit et par l'agrment. Ainsi, l'un n'est pas valable sans l'autre. L'islam n'est pas valable sans la foi et la foi n'est pas valable sans l'islam. D'autre part, la prononciation des deux tmoignages n'est pas agre selon le jugement de Dieu sans la croyance par le cur. Et la croyance par le cur n'est pas agre selon le jugement de Dieu sans la prononciation des deux tmoignages. Par consquent, celui qui est croyant selon le jugement de Dieu est galement musulman, et celui qui est musulman selon le jugement de Dieu est galement croyant.


Le Coran
 
Premier Sourate du Coran, calligraphi par Hattat Aziz Efendi.Le Coran (arabe : القرآن al qurān, lecture) est le livre le plus sacr des musulmans. C'est le premier livre avoir t crit en langue arabe, qu'il a contribu fixer. Il regroupe les paroles divines qui, selon la croyance musulmane, ont t transmises au prophte Mahomet. Cette transmission de l'archange Gabriel Mahomet a eu lieu de manire fragmentaire par voie auditive durant une priode de vingt-trois ans. Aprs des dbats houleux, le calife al-Mamum Bagdad, vers 820 proclame le Coran, manifestation de la parole de Dieu,, par dogme, incr, ternel et inimitable. Le dbat se prolongera jusqu'au IXe s. Ibn Hanbal, aux prises avec une vritable inquisition musulmane, ayant assign le rle des autres crits - Haddith, Sunna dclare finalement le Coran incr de la premire la dernire page . Il ne peut donc pas avoir t crit, prcd, ni prolong. Son origine n'est pas humaine. Sa critique est une critique de Dieu. La seule tude du texte se rsume l'apprendre par coeur, et le mettre en pratique. Il est au cur de la pratique religieuse de chaque croyant. Pour les musulmans, le Coran est un livre Saint qui n'a pas subi d'altration aprs sa rvlation, car Dieu a promis que ce livre durerait jusqu' la fin des temps.

Le Coran est divis en cent quatorze chapitres nomms sourates, classes plus ou moins par ordre dcroissant en fonction de leur longueur. Ces sourates sont elles mmes composes de versets nomms yt (pluriel de l'arabe yah, preuve , rvlation ).

La plupart des musulmans ont un grand respect pour le livre et se lavent mme comme pour les prires avant de lire le Coran. Les vieux Coran sont brls, et non dtruits comme du vieux papier. Le statut thologique du texte le met en effet l'cart de toute autre chose : le texte contenu dans le livre est la manifestation mme et incre du seul Dieu et de son seul service.

La plupart des musulmans mmorisent au moins une partie du Coran dans sa langue originale (l'arabe). Cette partie correspond aux vers ncessaires pour rciter les prires. Ceux qui ont mmoris le Coran en entier sont connus sous le nom de hāfiz (pluriel huffāz). Les musulmans pensent que le Coran n'est parfait que dans sa version originale en arabe. Ils pensent que les traductions sont le rsultat de l'effort humain et qu'elles sont dficientes causes des diffrences dans les langues, cause de la faillibilit des traducteurs, et parce que n'importe quelle traduction ne possde pas le contenu inspir trouv dans le texte original. Les traductions sont donc considrs comme des commentaires du Coran, ou des interprtations de sa signification , et non comme le Coran lui-mme. De nombreuses versions modernes du Coran prsentent le texte arabe sur une page et la traduction sur la page lui faisant face.

 Voir larticle Coran.

Mahomet
 
"Mahomet" en calligraphie arabe. Voir larticle Mahomet.
Le chef religieux et politique arabe Mahomet (محمد en arabe)), dont le nom est parfois aussi transcrit par Mohammed, Muhammad, etc. en franais[1] est le fondateur de l'islam et de la communaut musulmane (Oumma). Il est considr comme le dernier prophte du monothisme par les musulmans et il n'est reconnu comme prophte que par cette communaut. Les musulmans ne le considrent pas comme le fondateur d'une nouvelle religion, mais pensent qu'il est le dernier d'une ligne de prophtes de Dieu (du monothisme) et considrent que sa mission est de restaurer la foi monothiste originale de Adam, Abraham et d'autres prophtes, foi qui avait t corrompue par l'homme au cours du temps[2] [3].

Pendant les 23 dernires annes de sa vie, Mahomet dicte des versets, qu'il dit recevoir de Dieu par le truchement de l'ange Gabriel (Jibril), a des fidles de plus en plus nombreux sduits par ce nouveau message. Le contenu de ces rvlations sera compil aprs la mort de Mahomet en un ouvrage, le Coran, livre saint des musulman[4].


Hadith
 Voir larticle Hadith.
Les hadiths sont les paroles ou actes de Mahomet considrs comme des exemples suivre par les musulmans. Toutes les coles de jurisprudence (Madhhab) considrent les recueils de hadith comme des instruments importants permettant de dterminer la sunnah, le code de conduite musulman. Le hadith tait l'origine une tradition orale qui se rapportait aux actions et aux coutumes de Mahomet. Cependant, partir de la premire fitna, au VIIe sicle, ceux qui ont reu le hadith ont commenc questionner les sources des paroles[5]. La crdibilit des hadith est gnralement proportionnelle au crdit des tmoins qui l'ont rapport. Cette chane de tmoins est appele isnad. Il est gnralement admis que c'est pendant le rgne du calife Umar II, au VIIIe sicle, qu'ont commenc les transcriptions par crit de grands recueils de hadiths, qui se sont stabiliss au sicle suivant. Ces recueils de hadiths sont, encore aujourd'hui, pris comme rfrences dans les sujets en rapport avec le fiqh ou l'histoire.

Une grande majorit de musulmans considrent les hadiths comme des supplments et des clarifications essentielles au Coran, le livre sacr de l'islam. Dans la jurisprudence islamique, le Coran contient de nombreuses rgles de comportement attendues d'un musulman. Cependant, de nombreux sujets, religieux ou profanes, ne sont pas encadrs par des rgles coraniques. Les musulmans croient donc qu'en examinant le mode de vie, ou sunnah, de Mahomet et ses compagnons, ils pourront dcouvrir les comportements imiter et ceux viter. Les penseurs musulmans trouvent utiles de savoir comment Mahomet ou ses compagnons ont expliqu les rvlations, ou quelle occasion Mahomet les a reues. Parfois, cela clarifiera un passage qui semblerait obscur autrement. Les hadith sont une source historique et biographique. Les hadiths sont parfois considrs comme une source d'inspiration religieuse, alors que certains musulmans considrent que le seul Coran est suffisant.


Les cinq piliers de l'islam
 Voir larticle Piliers de l'islam.
Les cinq Piliers de l'islam constituent des prceptes fondamentaux obligatoires pour les musulmans sunnites. Les autres courants de l'islam acceptent ces prceptes et en ajoutent d'autres.

Les cinq piliers dans le sunnisme sont la base sur laquelle le musulman sunnite construit sa vie pour se conformer la rvlation.


Shahada (profession de foi)
 Voir larticle Chahada.
Cette confession de foi musulmane est trs brve : لآ اِلَـهَ اِلاَّ لله محمد رسول الله (L ilha illa-llh, (wa) muḥammadun raslu-llhi), pouvant se traduire par Je tmoigne qu'il n'y a pas de divinit sinon Dieu (Allah) et que Mahomet est son messager.

Elle consiste pour le croyant, en toute connaissance de cause et non sous la contrainte, accepter et proclamer deux choses :

tout acte d'adoration ne doit tre dirig que vers Allah ;
Mahomet est le messager d'Allah, ce qui en fait un modle pour le croyant.

Salat (prire)
 
Musulmans en prire dans une Mosque. Voir larticle Salat (islam).
Outre la prire la demande ou surrogatoire (nfilah), chaque musulman est tenu d'effectuer cinq prires quotidiennes obligatoires (faridah). Elle s'appelle namāz dans les pays de langue indienne ou perse.

La prire doit s'effectuer en tat de puret : si ce n'est pas le cas, il faut pratiquer les ablutions.

La prire s'effectue tourn vers la Kaaba (situe la La Mecque, ville d'Arabie Saoudite); l'orant (le prieur) doit exprimer l'intention qui l'a conduit la prire explicitement (niyah).


Zakat
 Voir larticle Zakat.
C'est un impt lgal purificateur calcul dans les pays musulmans sur les revenus du foyer et destin aux pauvres. La zakat ne doit pas tre confondu avec les aumnes.

Elle correspond 2,5% (ou 1/40) de l'pargne du musulman si cette pargne dpasse un certain montant valu actuellement environ 800 euros et si elle subit une rvolution annuelle.

Le musulman est tenu de calculer chaque anne lunaire (hgire) ce montant et le donner aux gens les plus pauvres de sa communaut en commenant par sa famille ( l'exception de ceux qu'il a en charge) et ses voisins.


Saoum (jene)
 Voir larticle Saoum.
C'est le jene effectu durant le mois lunaire du Ramadan. Ce jene est prescrit par le Coran, il consiste s'abstenir de manger, de boire, de fumer et d'avoir des relations sexuelles depuis l'aube jusqu'au coucher du soleil :

Mangez et buvez jusqu' ce que l'on puisse distinguer l'aube un fil blanc d'un noir. Jenez, ensuite, jusqu' la nuit.

Le Coran (II; 185)
Le ramadan est une priode de recueillement et le jene une occasion de partager la situation des indigents.


Hadj (plerinage la Mecque)
 Voir larticle Hadj.
Le plerinage la Mecque doit tre effectu au moins une fois dans sa vie pour qui en a les moyens matriels et la capacit physique. Cest entre le 8 et le 13 du mois lunaire de Dhou al Hijja qua lieu le Grand Plerinage La Mecque , 5e pilier de lislam.


Autres croyances

Interdits alimentaires
La loi islamique fournit un ensemble de rgles rgissant ce que les musulmans mangent. Ces rgles spcifient ce qui est halāl, c'est--dire lgal. Ces rgles se trouvent dans le Coran, qui dcrit aussi ce qui est illgal ou harām. Il existe aussi d'autres rgles venant s'ajouter celles-ci qui ont t mises dans des fatwas par des mujtahids; mais elles ne sont suivies que par leurs propres disciples et non l'ensemble des musulmans.

La loi islamique interdit aux musulmans de consommer de l'alcool, de boire ou de manger du sang et ses produits drivs, et de manger la viande d'animaux carnivores ou omnivores comme le porc, le singe, le chien ou le chat (les poissons piscivores ne sont pas considrs comme carnivores). Pour que la viande d'un animal terrestre soit halal, il faut que l'animal soit abattu de manire adquate par un musulman ou par des gens du livre, tout en mentionnant le nom de Dieu (Allah en arabe). L'animal ne doit donc pas tre tu en l'bouillantant ou par lectrocution et la carcasse doit tre saigne avant d'tre consomme. Diffrentes rgles s'appliquent aux poissons. En gnral, les poissons caille sont toujours halāl, bien que certaines fatwas dclarent les poissons dpourvus d'cailles (comme le poisson-chat) et les coquillages comme harām. Les rgles d'interdiction concernant les animaux peuvent tre contournes quand un musulman risque de mourir de faim et qu'aucune nourriture halāl n'est disponible.

L'abattage rituel islamique est appel Dhabiĥa. D'aprs certaines fatwas, l'animal ne peut tre abattu que par un musulman. Cependant, d'autres fatwas considrent que d'aprs le verset 5:5 du Coran, l'abattage peut tre fait par des gens du livre[6]. Les musulmans peuvent manger de la viande kasher, mais la rciproque n'est pas vraie.


Symboles et reprsentations
 
Reprsentation de Mahomet portant une tunique verte, ainsi qu'un turban o on distingue du vert.Les musulmans ne sacralisant pas d'icnes, de couleurs ou de faon plus gnrale des choses, car cela est considr par eux comme allant contre l'esprit du monothisme, un certain aniconisme plus ou moins strict existe dans l'islam (voir l'article Reprsentation figure dans les arts de l'Islam). Ainsi, les musulmans se servent plutt de versets du Coran calligraphis comme par exemple dans le palais de l'Alhambra, des formes gomtriques (arabesques) ou de reprsentation de la Ka'ba pour dcorer les mosques, les maisons et les lieux publics.

On associe souvent le symbole du croissant et de l'toile l'islam. Il s'agit l'origine du symbole de l'Empire Byzantin, repris sa chute par l'Empire ottoman[7].

La couleur verte est souvent associe l'islam. Du temps de Mahomet, les premiers drapeaux brandis par les guerriers musulmans taient verts. L'origine de cette couleur est simple. Les arabes tant un peuple du dsert, le paradis a pour eux t dcrits comme verdoyant, o des sources d'eau couleraient en abondance, o les fidles y porteront des habits de soie verts (Coran 18:31). Avant l'islam, la lgende d'al-Chadir (l'Homme vert), tmoigne de l'importance de cette couleur pour ce peuple. Enfin, Mahomet aurait dclar que le vert est sa couleur prfre et portait souvent des habits et un turban de cette couleur. Seuls les califes seront autoriss porter un turban de cette couleur[8]. On retrouve la symbolique du vert comme symbole du panarabisme aujourd'hui.


Organisation

Le califat
Les califes (arabe : خليفة) dsignent les successeurs de Mahomet. Le porteur du titre a pour rle de garder l'unit de l'Islm et tout musulman lui doit obissance : c'est le dirigeant de l'oumma, la communaut des musulmans.

Mahomet est mort sans dsigner de successeur et sans laisser un systme pour en choisir un. Par consquent, le califat a t tabli. Le calife (arabe : خليفة, signifiant successeur ou reprsentant ) a pour rle de garder l'unit de l'Islm et tout musulman lui doit obissance : c'est le dirigeant de l'oumma, la communaut des musulmans. Certains des premiers califes portaient le titre de Khalifat Allah, signifiant reprsentant de Dieu , mais le titre alternatif Khalifat rasul Allah, signifiant successeur du messager de Dieu est ensuite devenu le titre courant.

Certains califes taient souvent appels Amīr al-Mu'minīn أمير المؤمنين Commandeur des croyants . Le titre a t raccourci et latinis en mir .

Aucun des premiers califes n'a dit avoir reu des rvlations divines, comme ce fut le cas pour Mahomet. Mahomet tant le dernier prophte, aucun des califes n'a dit tre un nabī, prophte ou un rasul messager divin . Les rvlations faites travers Mahomet ont rapidement t codifies et crites dans le Coran, qui a t accept comme autorit suprme, limitant ainsi ce que le Calife pouvait diriger. Cependant, les premiers califes pensaient tre les chefs spirituels et temporels de l'islam, et insistaient sur le fait que l'obdience au calife en toutes choses tait la marque d'un bon musulman. Le rle est devenu cependant strictement temporel avec l'ascencion des oulmas.

Aprs les quatre premiers califes (Abou Bakr, Omar, Uthman et Ali ibn Abi Talib), le titre a t revendiqu par les Omeyyades, les Abbassides et les Ottomans, ainsi que par d'autres lignes en Espagne, en Afrique du nord et en gypte. La plupart des dirigeants musulmans portaient simplement le titre de Sultan ou mir, et prtaient allgeance un Calife qui avait souvent peu d'autorit. Le titre n'existe plus depuis que la rpublique de Turquie a aboli le califat Ottoman en 1924.

Alors que le califat a t un sujet de discorde entre dirigeants musulmans, ce sujet a t peu voqu depuis 1924. Bien que de nombreux musulmans favoriseraient un califat, des restrictions ainsi que l'activit politique de nombreux pays musulmans, combins aux obstacles pratiques l'unification de plus de cinquantes tats-nations en une seule institution ont limit les efforts pour faire revivre le califat.


La Loi islamique
 Voir les articles Sharia et Droit musulman.
La Sharia est la loi islamique. Le Coran est la source principale de la jurisprudence islamique (fiqh). La sunnah n'est pas un texte en soi comme le Coran, mais signifie l'adhsion des musulmans aux sujets en rapport avec la pratique religieuse. La place des hadiths est controverse dans la loi islamique. Certains penseurs, comme l'Imam Shafi'i, les considrent secondaires par rapport au Coran, alors que d'autres, comme l'Imam Malik et des penseurs Hanafites, les considrent comme assujettis la sunnah et rejettent souvent un hadith s'il est contraire la sunnah. L'Ijma et le qiyas (raisonnement analogique) sont gnralement considrs comme les sources tertiaires et quaternaires de la Sharia, mais ceci est contest par certains penseurs selon le hadith sur lequel ils sont bass.

La loi islamique couvre tous les aspects de la vie, depuis les sujets trs gnraux de gouvernement et de relations trangres jusqu'aux sujets de la vie quotidienne. Les lois islamiques qui ont t inscrites expressment dans le Coran sont appelles hudud et traitent spcifiquement des cinq crimes de vol, attaque, intoxication, adultre et fausse accusation d'adultre. Pour chacun de ces crimes, une punition appele hadd est prvue. Le Coran dtaille aussi les lois portant sur l'hritage, le mariage, les compensations pour blessures et meurtres, ainsi que des rgles rgissant les ftes, la charit et la prire. Cependant, ces prescriptions et ces prohibitions peuvent tre trs larges, donc leur application en pratique peut varier. Les penseurs musulmans, oulmas ou mollahs, ont labor des systmes de loi bass sur ces rgles larges, s'appuyant aussi pour cela sur les hadiths et leurs intprtations.

Avec l'expansion de l'Islam dans des pays comme l'Iran, l'Indonsie ou en Europe, tous les musulmans ne peuevnt comprendre le Coran en arabe. Quand des musulmans sont diviss sur un sujet particulier, ils vont demander assistance un mufti (juge islamique), qui peut leur donner des conseils sur la Sharia et les hadiths.


Sources de lgislation sunnite
Les musulmans affirment que le Coran a t rvl par Dieu (appel Allāh en arabe) son prophte Mahomet (Muhammad), qu'il est donc la premire source de lgislation dans l'islam et que Dieu le prserve contre toute modification ou altration.
La sunna (qui est l'ensemble des dires et faits du prophte) est la seconde source de lgislation dans le sunnisme. La sunna a t rassemble et classe par les savants sunnites dans plusieurs uvres comme sahih al boukhari (صحيح البخاري), sahih mouslim (صحيح مسلم) etc. ;
La troisime source de lgislation dans le sunnisme est l'unanimit des musulmans Al Ijmaa الإجماع. Cela en se rfrant une citation de Mahomet qui dit que les musulmans ne font pas l'unanimit sur quelque chose de faux.
La quatrime source est l'analogie al-qiys (القياس, littralement la mesure ) qui permet de tirer le jugement d'une chose pour laquelle il n'y a pas de lgislation partir du jugement d'une chose analogue.
Il est noter que certaines de ces sources de lgislation ont t mises en uvre aprs la mort de Mahomet et sont considres comme illicites (haram) par d'autres groupes de l'Islam organiss en Madhhab ou rite.


Clerg
Il n'y a pas de clerg dans le sunnisme. L'imam n'est pas un prtre mais bien un citoyen de la communaut musulmane qui conduit la prire : il est celui qui se met devant pour guider la prire et n'est pas forcment un thologien ; en fait en arabe l'imam veut dire chef ou guide , et dans le sunnisme il suffit que le chef soit musulman, sage, connaissant les piliers de l'islam et ait appris une grande partie du Coran par cur pour tre la tte d'une communaut, d'un tat. Le muezzin n'est pas un prtre non plus.

L'islam reconnat divers niveaux de comptences religieuses parmi ses fidles : L'explication du Coran se nomme tafsr. Et l'ijtihd est la recherche de solutions nouvelles partir des textes de rfrence pour rpondre aux problmatiques des populations musulmanes sur leurs affaires religieuses (عِبادات [`ibādāt], pratiques cultuelles, pl. de عِبادة [ibāda]) ou sociales (مُعامَلة [mu`āmalāt], comportements , pl. de مُعامَلات [mu`āmala]) dans une condition sociale, politique ou conomique indite.

al-mujtahid al-mutlaq, capable de se battre en absence de texte, comme l'indique la racine de mujtahid, pour en tirer une casuistique, rapprocher des textes traitant des sujets similaires et en tirer la synthse, laborer les principes juridiques sans rfrence une cole particulire. Ces comptences sont reconnues exceptionnelles et rarissimes ;
al-mujtahid al-mutlaq al-muntasib, le mme mais dans le cadre d'une cole interprtative ;
al-mujtahid fil-madh'hab, dans le cadre d'une cole interprtative, capable d'laborer des rponses juridiques sur des questions nouvelles ;
al-'lim al-mutabahhir, le vulgarisateur des grands anciens qui doit connatre le Coran et la Sunna ;
al-'my, celui qui ne connat que les grandes lignes de l'islam.
Les savants exgtes sont considrs comme les successeurs des prophtes.

Le chiisme orthodoxe de la secte 'usuli (clerg des ayatollah) reconnat, a contrario, un clerg plusieurs niveaux hirarchiques, les mollahs, tandis que le sunnisme rejette cette ide d'un clerg central jouant le rle d'intermdiaire oblig. Par bien des aspects, l'islam, pour sa partie sunnite, est une religion dcentralise et dont tous les pratiquants sont des lacs.

En Europe et dans certains pays musulmans, les gouvernements rclament un alignement de la formation des imams sur la formation des ministres des autres religions, c'est--dire trois ou quatre ans d'tude au minimum.


Calendrier islamique
 Voir larticle Calendrier musulman.
Lan 1 de ce calendrier a dbut le premier jour de lhgire, le 1er Mouharram (le 15 ou le 16 juillet 622 de lre chrtienne, selon les auteurs thologiens ; la premire poque est dite astronomique , la seconde civile ). Ce calendrier a t adopt dix ans aprs cet vnement. On indique quune date est donne dans ce calendrier en ajoutant la mention (calendrier musulman), (calendrier hgirien), (re musulmane) ou (re de lHgire); ou en abrg, (H) ou (AH) (du latin anno Hegirae). Ce calendrier est caractris par des annes de 12 mois lunaires qui sont plus courtes que les annes solaires. Une anne lunaire compte 11 jours de moins qu'une anne solaire.

Chaque mois dmarre au premier croissant de Lune visible partir de la nouvelle Lune : selon lendroit do est effectue lobservation, le mois peut dmarrer plus ou moins tt.


Variantes thologiques
La relation directe de l'homme Dieu par le Coran et la libert religieuse va amener une multiplication des tendances religieuses. L'absence de clerg permet l'existence de diffrentes normes juridiques, et diffrentes coles religieuses. la mort du prophte, des diffrences religieuses importantes et la conqute arabe fulgurante provoquent des rivalits politiques. Beaucoup de questions sur la libert de l'homme, le pch, la foi, etc. conduisent la constitution de thologies musulmanes qui essayent de donner des rponses aux questions et aux problmes non dtaills par les textes divins, et de faire face aux dfis de la vie humaine.

Les croyants se partagent en trois branches principales.


Le Sunnisme
 
le sunnisme de Sunna, la tradition . Les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, ce sont les 'Ach^arites et les Matouridites
Le sunnisme se divise lui-mme en diffrentes coles juridiques. Il y en a aujourd'hui quatre, mais il y en a eu d'autres dans le pass. Ces coles s'acceptent les unes les autres, organisant ainsi un relatif pluralisme en matire de normes juriques mais ont une foi commune. Ce sont, dans l'ordre de leur apparition :


le hanafisme ( de Ab Hanif, 700-767) ;

le malkisme (de Malk Ibn Anas qui vcu entre 712 et 796) ;

le shafi'isme, ou shafisme, ou Chaafisme, (de Al-Shafi'i 768-820) ;

le hanbalisme (de Ibn Hanbal, 781-856) ;
On dit Ahlou s-Sounnah par opposition aux diffrents groupes gars se rclamant de l'islam. Bien que le nombre de tous les groupes gars soit grand, soixante-douze groupes, ils restent eux tous une minorit par rapport Ahlou s-Sounnah.

Le Chiisme
le chiisme, lui mme divis en diffrentes branches, dont les trois principales sont :

le chiisme duodcimain (90 % des chiites) que l'on peut sparer en deux grands groupes, les orthodoxes , tels les usuli (clerg d'ayatollah, la plus rpandue), akhbari, shayki, et les htrodoxes extrmistes, tels les alaouites ou Nusayri de Syrie, les alvis de Turquie, les Ahl-e Haqq d'Iran et Irak, les Shabak, Kakai, Kirklar etc. ;

le chiisme septimain (ou ismalien) ;

le zaydisme du Yemen ;

les druzes de Syrie / Isral / Liban ;

le kharidjisme (beaucoup moins rpandu que le sunnisme et le chiisme) ;

 Le soufisme
Le soufisme est une forme mystique de l'islam, suivi par des musulmans sunnites comme chiites. Les soufis considrent gnralement que suivre la loi ou la jurisprudence islamique (fiqh) n'est que le premier pas sur le chemin de la soumission parfaite. Ils se concentrent sur des aspects internes ou plus spirirtuels de l'islam, comme la perfectibilit de la foi ou la soumission de l'go (nafs). La plupart des ordres soufis, ou tariqas, se rapprochent soit du sunnisme, soit du chiisme. On les trouve dans tout le monde islamique, du Sngal jusqu' l'Indonsie. Leurs croyances font l'objet de critiques, souvent formules par les wahhabites, qui considrent que certaines de leurs pratiques sont contre la lettre de la loi islamique.


Autres


Les sunnites ou Les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah reprsentent environs 90 % des musulmans, les chiites environs 10 %. Le kharidjisme moins de 1 %.

On peut aussi citer pour mmoire un quatrime courant, qui s'est teint au moyen-age, le motazilisme. Cette cole interprtative rationaliste, en conflit avec le sunnisme naissant, est apparu la fin du califat Omeyyade, au milieu du VIIIe sicle, et a t radiqu au XIe sicle par le sunnisme, en particulier par les acharites (disciples de al-Ach'ari 873-935). Cette cole, dont des textes ont t redcouverts au XIXe sicle, connat une petite rsurgence depuis cette date chez certains intellectuels, mais sans base populaire notable.

Le wahhabisme, une version particulirement rigoriste s'appuie sur l'cole hanbalite et se revendique comme orthodoxie, concept qui n'existe pas en islam du fait des diverses coles interprtatives cites ci-dessus, comme du fait qu'aucun magistre n'est institu pour le faire respecter. ce titre, le wahhabisme et son proche cousin, le salafisme considrent que les autres coles sunites doivent terme s'unifier en se ralliant leur interprtation. Il s'agit l d'une rupture avec la tradition pluraliste des interprtations du sunnisme, qui entrane parfois des conflits avec ces coles.

Une thologie populaire s'est aussi dveloppe dans le maraboutisme, lequel pratique le culte des saints.


Lieux saints
 
Dme du Rocher Jrusalem

 

Les principaux lieux saints de l'islam sont :

 

La Ka'ba ( le Cube ) de La Mecque (Makkah) en Arabie saoudite.

Selon la tradition, il est le premier lieu de culte, bti par Adam (Adam) sur Terre, puis reconstruit par Ibrahim (Abraham). Jusqu' l'avnement de l'islam, il tait ddi au dieu arabe Houbal, qui tait vnr par des rites de circonvolution autour de la pierre noire.

Tout musulman se doit d'y faire un plerinage au moins une fois dans sa vie s'il en a la capacit physique et financire ;


Mdine (Almadinah), ville o migra Mahomet aprs s'tre enfui de La Mecque, est la deuxime ville sainte de l'islam ;


Jrusalem (al-Qods), est la troisime ville sainte. C'est l'endroit vers lequel le prophte Mahomet aurait effectu le voyage nocturne et l'ascension.


Le plerinage sunnite n'est admis que vers ces trois villes.

 

Pour les Chiites (Chi'ites), Kerbala en Irak est la troisime ville sainte derrre La Mecque et Najaf.

Ce fut le lieu du martyre d'Hussein (petit fils du prophte Mahomet et fils de Ali, troisime Imm, ainsi que ses compagnons, venus Kerbala pour dfendre l'imamt c'est--dire la succession par l'imam Ali gendre du prophte et Hussein son fils (Hassan, son frre ain ayant t tu). Ce martyre est le mythe fondateur du Chiisme. Tous les ans a lieu la commmoration de ce massacre, Kerbala ;


Nadjaf, toujours en Irak, est la seconde des Villes saintes de l'Islam pour les chiites.

Islam et autres religions monothistes
Voir l'article dtaille Relation de l'islam aux autres religions

 

L'islam reconnat les prophtes du judasme, sans pour autant s'y limiter, et tablit d'une manire gnrale les prophtes comme moyens pour Dieu de rappeler les hommes vers la foi en lui et un comportement de droiture ;
Jsus y est considr comme un prophte (et appel Issa), dont le retour est attendu la fin des temps o il combattra l'Antchrist et dtruira les croix.
L'attitude de l'islam par rapport ces deux religions du Livre antrieures consiste la fois les respecter, leur reconnatre une certaine vrit, et les considrer comme ayant t corrompues au fil du temps par les passions des hommes (injustice, excs, etc.). Le dernier prophte et messager de Dieu, serait Mahomet, tant appel rtablir le message dans sa vrit primordiale. L'islam se dfinit alors comme tant la conclusion des religions monothistes.
L'apostasie de l'Islam vers une autre religion est interdite
.

 

Histoire
 Voir les articles Histoire de l'islam, Origines de l'islam et Histoire de la conqute musulmane.


L'islam est apparu en Arabie au VIIe sicle sous l'impulsion du prophte Mahomet. Un sicle aprs sa mort, un empire islamique s'est tendu de l'ocan Atlantique dans l'ouest vers l'Asie centrale dans l'est. Celui ci n'est pas rest unifi longtemps ; le nouveau rgime a rapidement finit en guerre civile (voir Fitna) et plus tard affecte par une deuxime Fitna. Ensuite, il eu des dynasties rivales rclamant le califat, ou la conduite du monde musulman, et beaucoup dempires islamiques ont t gouverns par un calife incapable d'unifier le monde islamique.

En dpit de ce morcellement de l'Islam en tant que communaut politique, les empires des califes d'Abbassides, lempire moghol et les Seldjoukides taient parmi les plus grands et le plus puissants au monde. Les Arabes ont produit bon nombre de centres islamiques, de scientifiques, dastronomes, de mathmaticiens, mdecins et d'illustres philosophes pendant l'ge d'or de l'islam (voir Sciences et techniques islamiques ). La technologie s'est panouie ; un investissement soutenu dans les infrastructures, telles que des systmes d'irrigation et des canaux ; et surtout, l'importance de lire le Coran a produit corrlativement un niveau lev de l'instruction parmi la population.

Plus tard, aux XVIIIe sicle et XIXe sicle, plusieurs rgions islamiques sont tombes sous les puissances impriales europennes. Aprs la premire guerre mondiale, les restes de l'empire Ottoman ont t partags sous forme de protectorats europens.

Bien qu'affecte par diverses idologies, telles que le communisme, pendant une bonne partie du XXe sicle, l'identit islamique et la prpondrance de l'Islam sur des questions politiques sest accrue au cours de la fin du XXe sicle et le dbut du XXIe sicle. La croissance rapide, les intrts occidentaux dans des rgions islamiques, les conflits internationaux et la globalisation ont influenc l'importance de l'Islam dans le moulage du monde du XXIe sicle.


Situation de l'islam contemporain
 
L'islam dans le monde. Carte des pays dont la communaut musulmane reprsente plus de 10 % de la population. En vert les pays majorit sunnite en rouge ceux majorit chiite.L'islam est la religion la plus rpandue aprs le christianisme, et actuellement celle avec la croissance la plus rapide. Selon certains il comporte maintenant 1,3 milliard de croyants, soit 20 % de la population du monde. La diffusion de l'islam hors du monde arabo-musulman traditionnel s'explique par la croissance des flux migratoires partir des pays de religion et de culture musulmane, ainsi que du proslytisme de certains musulmans.

L'islam est la seule religion dont le nom figure dans la dsignation officielle de plusieurs tats indpendants, sous la forme de Rpublique islamique... . Mais ces tats ne sont pas les seuls o l'imbrication du civil et du religieux est telle que la charia y a force de loi. L'apostasie y est parfois combattue avec une extrme rigueur.

Il se produit souvent une confusion entre Arabes et musulmans cause de deux facteurs : l'origine arabe de l'islam et l'importance de la langue arabe dans cette religion. Il y a 300 millions d'Arabes, dont 20 millions sont chrtiens. Au final, seulement 25 % des musulmans vivent dans le monde arabe, un cinquime sont situs en Afrique sub-saharienne, et la plus grande communaut musulmane du monde est en Indonsie. Il y a des populations islamiques importantes au Nigeria, Bangladesh, Afghanistan, Pakistan, en Iran, en Chine mais aussi en Europe, dans l'ancienne Union sovitique, et en Amrique du Sud. Il y a presque sept millions de musulmans aux tats-Unis et presque autant en France.

 


--------------------------------------------------------------------------------

 

 

Dernire modification de cette page le 13 novembre 2006 09:59 Texte disponible sous GNU Free Documentation License Politique de confidentialit propos de Wikipdia Avertissements
 Voir larticle Sunnisme.
le sunnisme de Sunna, la tradition . Les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, ce sont les 'Ach^arites et les Matouridites
Le sunnisme se divise lui-mme en diffrentes coles juridiques. Il y en a aujourd'hui quatre, mais il y en a eu d'autres dans le pass. Ces coles s'acceptent les unes les autres, organisant ainsi un relatif pluralisme en matire de normes juriques mais ont une foi commune. Ce sont, dans l'ordre de leur apparition :


le hanafisme ( de Ab Hanif, 700-767) ;
le malkisme (de Malk Ibn Anas qui vcu entre 712 et 796) ;
le shafi'isme, ou shafisme, ou Chaafisme, (de Al-Shafi'i 768-820) ;
le hanbalisme (de Ibn Hanbal, 781-856) ;
On dit Ahlou s-Sounnah par opposition aux diffrents groupes gars se rclamant de l'islam. Bien que le nombre de tous les groupes gars soit grand, soixante-douze groupes, ils restent eux tous une minorit par rapport Ahlou s-Sounnah.


Le Chiisme
 le chiisme, lui mme divis en diffrentes branches, dont les trois principales sont :
le chiisme duodcimain (90 % des chiites) que l'on peut sparer en deux grands groupes, les orthodoxes , tels les usuli (clerg d'ayatollah, la plus rpandue), akhbari, shayki, et les htrodoxes extrmistes, tels les alaouites ou Nusayri de Syrie, les alvis de Turquie, les Ahl-e Haqq d'Iran et Irak, les Shabak, Kakai, Kirklar etc. ;
le chiisme septimain (ou ismalien) ;
le zaydisme du Yemen ;
les druzes de Syrie / Isral / Liban ;
le kharidjisme (beaucoup moins rpandu que le sunnisme et le chiisme) ;

Le soufisme
Le soufisme est une forme mystique de l'islam, suivi par des musulmans sunnites comme chiites. Les soufis considrent gnralement que suivre la loi ou la jurisprudence islamique (fiqh) n'est que le premier pas sur le chemin de la soumission parfaite. Ils se concentrent sur des aspects internes ou plus spirirtuels de l'islam, comme la perfectibilit de la foi ou la soumission de l'go (nafs). La plupart des ordres soufis, ou tariqas, se rapprochent soit du sunnisme, soit du chiisme. On les trouve dans tout le monde islamique, du Sngal jusqu' l'Indonsie. Leurs croyances font l'objet de critiques, souvent formules par les wahhabites, qui considrent que certaines de leurs pratiques sont contre la lettre de la loi islamique.


Autres
Les sunnites ou Les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah reprsentent environs 90 % des musulmans, les chiites environs 10 %. Le kharidjisme moins de 1 %.

On peut aussi citer pour mmoire un quatrime courant, qui s'est teint au moyen-age, le motazilisme. Cette cole interprtative rationaliste, en conflit avec le sunnisme naissant, est apparu la fin du califat Omeyyade, au milieu du VIIIe sicle, et a t radiqu au XIe sicle par le sunnisme, en particulier par les acharites (disciples de al-Ach'ari 873-935). Cette cole, dont des textes ont t redcouverts au XIXe sicle, connat une petite rsurgence depuis cette date chez certains intellectuels, mais sans base populaire notable.

Le wahhabisme, une version particulirement rigoriste s'appuie sur l'cole hanbalite et se revendique comme orthodoxie, concept qui n'existe pas en islam du fait des diverses coles interprtatives cites ci-dessus, comme du fait qu'aucun magistre n'est institu pour le faire respecter. ce titre, le wahhabisme et son proche cousin, le salafisme considrent que les autres coles sunites doivent terme s'unifier en se ralliant leur interprtation. Il s'agit l d'une rupture avec la tradition pluraliste des interprtations du sunnisme, qui entrane parfois des conflits avec ces coles.

Une thologie populaire s'est aussi dveloppe dans le maraboutisme, lequel pratique le culte des saints.


Lieux saints
 
Dme du Rocher JrusalemLes principaux lieux saints de l'islam sont :

La Ka'ba ( le Cube ) de La Mecque (Makkah) en Arabie saoudite. Selon la tradition, il est le premier lieu de culte, bti par Adam (Adam) sur Terre, puis reconstruit par Ibrahim (Abraham). Jusqu' l'avnement de l'islam, il tait ddi au dieu arabe Houbal, qui tait vnr par des rites de circonvolution autour de la pierre noire. Tout musulman se doit d'y faire un plerinage au moins une fois dans sa vie s'il en a la capacit physique et financire ;
Mdine (Almadinah), ville o migra Mahomet aprs s'tre enfui de La Mecque, est la deuxime ville sainte de l'islam ;
Jrusalem (al-Qods), est la troisime ville sainte. C'est l'endroit vers lequel le prophte Mahomet aurait effectu le voyage nocturne et l'ascension.
Le plerinage sunnite n'est admis que vers ces trois villes.

Pour les Chiites (Chi'ites), Kerbala en Irak est la troisime ville sainte derrre La Mecque et Najaf. Ce fut le lieu du martyre d'Hussein (petit fils du prophte Mahomet et fils de Ali, troisime Imm, ainsi que ses compagnons, venus Kerbala pour dfendre l'imamt c'est--dire la succession par l'imam Ali gendre du prophte et Hussein son fils (Hassan, son frre ain ayant t tu). Ce martyre est le mythe fondateur du Chiisme. Tous les ans a lieu la commmoration de ce massacre, Kerbala ;
Nadjaf, toujours en Irak, est la seconde des Villes saintes de l'Islam pour les chiites.

Islam et autres religions monothistes
Voir l'article dtaille Relation de l'islam aux autres religions

L'islam reconnat les prophtes du judasme, sans pour autant s'y limiter, et tablit d'une manire gnrale les prophtes comme moyens pour Dieu de rappeler les hommes vers la foi en lui et un comportement de droiture ;
Jsus y est considr comme un prophte (et appel Issa), dont le retour est attendu la fin des temps o il combattra l'Antchrist et dtruira les croix.
L'attitude de l'islam par rapport ces deux religions du Livre antrieures consiste la fois les respecter, leur reconnatre une certaine vrit, et les considrer comme ayant t corrompues au fil du temps par les passions des hommes (injustice, excs, etc.). Le dernier prophte et messager de Dieu, serait Mahomet, tant appel rtablir le message dans sa vrit primordiale. L'islam se dfinit alors comme tant la conclusion des religions monothistes.
L'apostasie de l'Islam vers une autre religion est interdite.

Histoire
 Voir les articles Histoire de l'islam, Origines de l'islam et Histoire de la conqute musulmane.
L'islam est apparu en Arabie au VIIe sicle sous l'impulsion du prophte Mahomet. Un sicle aprs sa mort, un empire islamique s'est tendu de l'ocan Atlantique dans l'ouest vers l'Asie centrale dans l'est. Celui ci n'est pas rest unifi longtemps ; le nouveau rgime a rapidement finit en guerre civile (voir Fitna) et plus tard affecte par une deuxime Fitna. Ensuite, il eu des dynasties rivales rclamant le califat, ou la conduite du monde musulman, et beaucoup dempires islamiques ont t gouverns par un calife incapable d'unifier le monde islamique.

En dpit de ce morcellement de l'Islam en tant que communaut politique, les empires des califes d'Abbassides, lempire moghol et les Seldjoukides taient parmi les plus grands et le plus puissants au monde. Les Arabes ont produit bon nombre de centres islamiques, de scientifiques, dastronomes, de mathmaticiens, mdecins et d'illustres philosophes pendant l'ge d'or de l'islam (voir Sciences et techniques islamiques ). La technologie s'est panouie ; un investissement soutenu dans les infrastructures, telles que des systmes d'irrigation et des canaux ; et surtout, l'importance de lire le Coran a produit corrlativement un niveau lev de l'instruction parmi la population.

Plus tard, aux XVIIIe sicle et XIXe sicle, plusieurs rgions islamiques sont tombes sous les puissances impriales europennes. Aprs la premire guerre mondiale, les restes de l'empire Ottoman ont t partags sous forme de protectorats europens.

Bien qu'affecte par diverses idologies, telles que le communisme, pendant une bonne partie du XXe sicle, l'identit islamique et la prpondrance de l'Islam sur des questions politiques sest accrue au cours de la fin du XXe sicle et le dbut du XXIe sicle. La croissance rapide, les intrts occidentaux dans des rgions islamiques, les conflits internationaux et la globalisation ont influenc l'importance de l'Islam dans le moulage du monde du XXIe sicle.


Situation de l'islam contemporain
 
L'islam dans le monde. Carte des pays dont la communaut musulmane reprsente plus de 10 % de la population. En vert les pays majorit sunnite en rouge ceux majorit chiite.L'islam est la religion la plus rpandue aprs le christianisme, et actuellement celle avec la croissance la plus rapide. Selon certains il comporte maintenant 1,3 milliard de croyants, soit 20 % de la population du monde. La diffusion de l'islam hors du monde arabo-musulman traditionnel s'explique par la croissance des flux migratoires partir des pays de religion et de culture musulmane, ainsi que du proslytisme de certains musulmans.

L'islam est la seule religion dont le nom figure dans la dsignation officielle de plusieurs tats indpendants, sous la forme de Rpublique islamique... . Mais ces tats ne sont pas les seuls o l'imbrication du civil et du religieux est telle que la charia y a force de loi. L'apostasie y est parfois combattue avec une extrme rigueur.

Il se produit souvent une confusion entre Arabes et musulmans cause de deux facteurs : l'origine arabe de l'islam et l'importance de la langue arabe dans cette religion. Il y a 300 millions d'Arabes, dont 20 millions sont chrtiens. Au final, seulement 25 % des musulmans vivent dans le monde arabe, un cinquime sont situs en Afrique sub-saharienne, et la plus grande communaut musulmane du monde est en Indonsie. Il y a des populations islamiques importantes au Nigeria, Bangladesh, Afghanistan, Pakistan, en Iran, en Chine mais aussi en Europe, dans l'ancienne Union sovitique, et en Amrique du Sud. Il y a presque sept millions de musulmans aux tats-Unis et presque autant en France.

 


--------------------------------------------------------------------------------

 

 

Source : Wikipdia

WDW__p/VD.htmWFW
Islam La religion musulmane
Votre message -->

Classement
par date
croissante.
décroissante.
Pseudo Le 20-5-2019. Titre


KOPREI905 le 3-10-2011. KOERP4954
L'ensemble des lements qui constituent cet Univers ont t crs par Allah(Glorifi et Exalt)
dans les plus parfaites proportions. En tant qu'tre humain de nature trs faible, nous devrions
tre reconnaisant pour tous les bienfaits qu'Il nous permet d'avoir jour aprs jour. La vue,
le gout, l'ouie,.... tous cela nous est possible uniquement par la grce d'Allah(Glorifi et Exalt).
Il nous faut donc L'adorer Seul et ne absolument rien Lui associer car cela est le pire des pchs.
Si vous vous interrogez sur la raison de votre existance sur cette terre, sachez alors que Allah(Glorifi et Exalt)
nous fournit la rponse dans la Sourate 51 Verset 56 du Saint Coran :
"Je nai cr les djinns et les hommes que pour quils Madorent."
De plus, je vous incite fortement a regarder le lien suivent en VOSTFR qui prsente les miracles
scientifique du Saint Coran en plusieurs parties:
http://www.dailymotion.com/video/xkntkb_les-miracles-scientifiques-du-coran-pt-1_webcam
En fin de rappel, je vous propose le site internet suivant afin d'avoir de plus ample informations
sur le sujet et apprhender votre futur conversion l'islam Inch Allah :
http://www.islamhouse.com/p/77865

 

Total des visiteurs  :    1925417   dont aujourd'hui :   44    En ligne actuellement :  2      Total des clics   18677