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LA GRIPPE

 

Grippe

Un article de Wikipdia, l'encyclopdie libre.

Virions grippaux (Myxovirus influenzae) quittant leur cellule hte, grossis cent mille fois.
Clich de microscopie lectronique en transmission issu de la bibliothque d'images de Sant publique du Center for Disease Control.[1]

La grippe (ou influenza) est une maladie infectieuse frquente et contagieuse cause par trois virus ARN de la famille des Orthomyxoviridae (Myxovirus influenzae A, B et C), touchant les oiseaux et certains mammifres dont l'tre humain.

Svissant sur un mode pidmique saisonnier, la grippe se traduit chez l'tre humain par un ensemble de signes non spcifiques associant fivre, cphales, toux, pharyngite, myalgies, asthnie et anorexie. Ces symptmes, lments du syndrome grippal dont la grippe n'est qu'une cause parmi d'autres, font voquer le diagnostic par la soudainet de leur apparition, leur survenue en priode d'pidmie grippale et leur disparition habituelle aprs quelques jours d'volution. Dans les cas les plus srieux, la grippe est greve de complications (au premier rang desquelles les pneumonies bactriennes et la dshydratation) possiblement fatales.

La transmission interhumaine de la maladie est essentiellement respiratoire, via des gouttelettes riches en virus provenant de la toux et des ternuements des sujets infects. Elle peut galement tre transmise par la salive, les scrtions nasales, les matires fcales et le sang, soit par contact direct soit par l'intermdiaire de surfaces contamines. Le contact avec des oiseaux infects ou leurs fientes est plus rarement en cause. Le diagnostic de la grippe en priode d'pidmie est simple, et une grippe non complique relve habituellement d'un traitement symptomatique. Des antiviraux sont toutefois disponibles pour le traitement et la prophylaxie de la grippe, parmi lesquels les inhibiteurs de la neuraminidase tiennent aujourd'hui une place de choix. La prvention de la grippe repose sur une vaccination annuelle, propose dans la plupart des pays industrialiss aux personnes risque[2] et administre aux volailles d'levage[3].

Souvent banalise comme synonyme de rhume ou de  coup de froid , la grippe est une maladie autrement srieuse et un problme majeur de sant publique l'chelle plantaire[4]. Elle est responsable dans le monde d'une morbidit leve et de la mort de plusieurs centaines de milliers de personnes chaque anne, essentiellement de jeunes enfants et des vieillards. Le cot sanitaire et social annuel de la grippe est considrable, valu plusieurs milliards de dollars aux tats-Unis, et 460 millions d'euros en France[5] pour une pidmie moyenne. Indpendamment des pidmies, des pandmies grippales plus meurtrires sont susceptibles de survenir plusieurs fois par sicle lors de l'mergence de nouvelles souches virales. Depuis son apparition dans les annes 1990 en Asie, la souche de virus aviaire de type A sous-type H5N1 fait craindre une nouvelle pandmie[6].

Sommaire

Historique [modifier]

pidmiologie de l'Antiquit au XIXe sicle [modifier]

Les symptmes de la grippe humaine ont t clairement dcrits par Hippocrate il y a prs de 2 400 ans[7],[8]. Tite-Live dcrivit dans la Rome antique des pidmies brutales qui semblent rtrospectivement pouvoir tre attribues la grippe. Depuis lors, le virus a t responsable de nombreuses pandmies. Les donnes historiques concernant la grippe sont difficiles interprter, car le syndrome grippal se rencontre galement dans d'autres maladies pidmiques (diphtrie, peste bubonique, fivre typhode, dengue, typhus, hpatite A). La premire observation convaincante remonte 1580, avec une pandmie qui partit d'Asie et s'tendit l'Europe et l'Afrique. Plus de huit mille morts furent compts Rome et plusieurs villes espagnoles furent frappes. Les pandmies se poursuivirent de faon sporadique aux XVIIe et au XVIIIe sicles,[9] et on note une pandmie tendue entre 1830 et 1833 (un quart des personnes exposes auraient t infectes)[10]. Ce n'est qu' partir des annes 1850 qu'une description systmatique des pidmies fut entreprise par le britannique Theophilus Thompson[11].

Les pandmies du XXe sicle [modifier]

Courbe de la mortalit par grippe espagnole dans quatre grandes villes du monde entre 1918 et 1919.

La pandmie la plus meurtrire connue ce jour est celle de la  grippe espagnole  (virus influenza A, sous-type H1N1) qui svit entre 1918 et 1919. Les plus anciennes estimations parlent de quarante cinquante millions de morts[12] tandis que des valuations plus rcentes livrent le chiffre de cinquante cent millions de morts dans le monde[13], ce qui en ferait une des plus graves catastrophes sanitaires de tous les temps, au mme titre que la peste noire de 1347-1350[10]. Une autre particularit de cette pandmie est qu'elle tua principalement de jeunes adultes, 99 % des dcs tant survenus avant soixante-cinq ans et plus de la moiti entre vingt et quarante ans[14]. Cette forte ltalit s'explique par un taux d'attaque trs lev (prs de 50 % des personnes exposes) et par la svrit extrme des symptmes, dont on suspecte qu'elle soit lie une raction immunitaire excessive ( orage cytokinique )[12]. Les symptmes, inhabituels pour une grippe, firent d'abord passer la maladie pour une dengue, un cholra ou une fivre typhode. Un observateur crivit  une des complications les plus frappantes tait une hmorragie des muqueuses, particulirement de celles du nez, de l'estomac et des intestins. Des saignements auriculaires et des hmorragies ptchiales survenaient galement [13]. La majorit des dcs firent suite des surinfections, notamment des pneumonies bactriennes, mais le virus tua aussi directement en causant des hmorragies et des dmes pulmonaires massifs dpassant les possibilits thrapeutiques de l'poque[15].

Icne de dtail Article dtaill : Grippe espagnole

Les pandmies suivantes furent moins dvastatrices. La  grippe asiatique  de 1957 (virus de type A, souche H2N2) et la  grippe de Hong Kong  de 1968 (virus de type A, souche H3N2) firent malgr tout des millions de morts dans le monde. Le dveloppement des antibiotiques, en permettant le traitement des surinfections bactriennes, pourrait avoir jou un rle non ngligeable dans la diminution de la mortalit[15]. De nouvelles menaces virent le jour dans le New Jersey en 1976 ( grippe du cygne ), dans le monde entier en 1977 ( grippe russe ) et depuis 1997 Hong Kong et dans d'autres pays asiatiques avec le virus H5N1. Toutefois depuis 1968, l'immunit acquise contre les souches des prcdentes pandmies et la vaccination ont limit l'expansion du virus et peuvent avoir aid prvenir le risque de nouvelles pandmies[16].

Principales Pandmies grippales connues[16],[10]
Pandmie Date Dcs Sous-type impliqu Index de svrit
Grippa asiatique (russe) 18891890 1 million H2N2 ?  ?
Grippe espagnole 19181920 30 100 millions H1N1 5
Grippe asiatique 19571958 1 1,5 million H2N2 2
Grippe de Hong Kong 19681969 0,75 1 million H3N2 2

La grippe tait faussement attribue une bactrie jusqu' ce que les agents tiologiques de la grippe, les virus de la famille des Orthomyxoviridae, soient identifis chez le porc par Richard Schope en 1931[17]. Cette dcouverte fut bientt suivie par l'isolement du virus chez les humains par un groupe de recherche dirig par Patrick Laidlaw au Medical Research Counsil (Conseil de recherche mdicale) du Royaume-Uni en 1933[18]. Enfin il fallut attendre que Wandell Stanley cristallise le virus de la mosaque du tabac en 1935 pour que la nature non-cellulaire des virus soit connue.

Dcouverte du vaccin [modifier]

La premire tape significative vers la prvention de la grippe fut le dveloppement, en 1944, d'un vaccin base de virus grippal tu dcouvert par Thomas Francis, Jr., avec le soutien de l'arme amricaine[19]. Cette dcouverte se basait sur les travaux fondamentaux de Frank Macfarlane Burnet, qui dmontra que le virus perdait sa virulence lorsqu'il tait cultiv dans des ufs de poule embryonns[20]. L'arme amricaine, durement frappe par la grippe durant la Premire Guerre mondiale, s'impliqua activement dans ces recherches[13] (travaux poursuivis dans les Annes 1950, par les dcouvertes sur l'Interferon par Jean Lindenmann)[21]. Ds le dbut, l'animal modle dans ces travaux en Immunologie a t le furet (Mustela putorius furo)[22].

Terminologie [modifier]

Le mot  influenza  a t utilis pour la premire fois en Angleterre au XVIIIe sicle lors de l'pidmie de 1743, pour qualifier la grippe. Il semble provenir de l'expression italienne  influenza di freddo  (influence du froid). Il rappelle le caractre saisonnier de la maladie, qui laisse supposer l'influence de l'environnement extrieur sur l'homme. Le virus est rput mieux survivre lextrieur de lorganisme par temps sec et froid, raison pour laquelle les pidmies saisonnires surviennent en hiver dans les climats temprs. Nanmoins les pandmies se sont montres actives sur toute la plante, et le virus aviaire H5N1 semble adapt (variants ?) aux zones tempres et froides (Sibrie), comme aux zones chaudes puisqu'il a surtout svi en Asie du Sud est et en Indonsie, avec quelques foyers en Afrique, dans la zone tropicale.

Le mot franais grippe aurait une origine germanique, Grippen signifiant  saisir brusquement . Autrement dit : on nattrape pas la grippe, c'est elle qui nous  agrippe . La grippe tait aussi nomme folette en 1733.

Le virus grippal infecte d'autres mammifres que l'Homme ; terrestres et marins. Mais c'est chez l'oiseau qu'elle est la plus frquente. Chez lanimal on l'appellera longtemps  peste aviaire ,  grippe aviaire  ou  grippe du poulet . L'volution terminologique chez l'animal est due deux raisons. La premire, l'identification de deux groupes de virus causaux de ce que l'on avait dnomm peste, d'o la segmentation en maladie de Newcastle et influenza, deuximement la dcision de ne se proccupper, au niveau sanitaire, que des virus influenza hautement pathognes pour l'espce Gallus gallus. Au symposium de Beltsville (1981), on dcide de ne plus parler de  peste du poulet  mais  dinfluenza hautement pathogne , bien que le caractre pathogne ne dpende pas uniquement du virus, mais aussi de l'immunit de l'individu infect.

Virologie [modifier]

Souche de l'agent responsable de la pandmie de 1968 : grippe de 1968 ( grippe de Hong Kong ). Les projections extrieures de la surface contiennent les rcepteurs par lesquels le virus s'attache aux cellules pithliales du tractus respiratoire

Les virus de la grippe sont des virus ARN. Ils appartiennent la famille des Orthomyxoviridae et au genre Influenzavirus, dont il existe trois types A, B et C distingus par l'antignicit de leurs nucloprotines. Parmi les virus de type A, qui sont les plus frquents et les plus virulents, on distingue plusieurs sous-types sur la base de leurs antignes de surface, l'hmagglutinine (H1 H15) et la neuraminidase (N1 N9)[23]. Les virus de type A et B sont responsables des pidmies grippales annuelles, mais seuls les virus de type A sont l'origine des pandmies grippales. Le virus de type C semble li des cas sporadiques et donne le plus souvent une grippe d'expression modre. Les virus A et C infectent plusieurs espces, tandis que le virus B est presque spcifique de l'espce humaine (on ne le rencontre sinon que chez les phoques)[24],[25].

Structure de la particule virale [modifier]

La particule virale est constitue d'une enveloppe lipidique hrisse de spicules formes par les glycoprotines de surface. Les virus A et B ont deux glycoprotines de surface, l'hmagglutinine (H) et la neuraminidase (N).

L'hmagglutinine, qui reprsente environ 40% des glycoprotines de surface, est forme par l'association de deux sous units, HA1 et HA2, relies par un pont disulfure. L'association de trois monomres HA forme une spicule dhmagglutinine la surface de la particule virale. L'hmagglutinine permet la fixation du virus sur l'acide sialique terminal des cellules de l'pithlium cili de l'arbre respiratoire : elle est trs immunogne induisant la production d'anticorps dont certains peuvent tre neutralisants.
L'hmagglutinine favorise galement la fusion des membranes virales et cellulaires au cours de la phase de pntration du virus.

La neuraminidase (ou N-acetyl-neuraminyl-hydrolase), est une sialidase prsente sous la forme d'homottramres la surface de la particule virale. Elle permettrait la libration de virions noforms en lysant les acides sialiques la surface de la cellule, ce qui dtache l'hmagglutinine et donc la particule virale.

Dans le cas du virus de type C, il n'y a qu'une sorte de spicule la surface de la particule virale qui assure les fonctions la fois de l'hmagglutinine et de la neuraminidase.

En plus des glycoprotines de surface, l'enveloppe virale est constitue de deux autres protines virales : la protine de matrice, M1, qui sous-tend l'ensemble de l'enveloppe virale et la protine M2 qui joue le rle de canal ionique pour les virus de type A. Pour les virus de sous-type B, une protine de surface NB s'insre dans la bicouche lipidique et assurerait des fonctions quivalentes celles de la protine M2 des virus de type A. Enfin, une protine CM2 serait l'homologue pour les virus de type C.

l'intrieur de la particule virale, le gnome viral est prsent sous la forme de sept ou huit nuclocapsides de symtrie hlicodale qui rsultent chacune de l'association d'une molcule d'ARN et de nombreuses molcules de nucloprotine, NP. Cette protine fait partie des antignes internes du virus : elle dtermine le type viral A, B ou C. Trois polymrases, PA (protine acide), PB1 et PB2 (protine basique 1 et 2, respectivement), forment le complexe rplicase/transcriptase et sont associes aux nuclocapsides. Le gnome des virus A et B est constitu de huit segments d'ARN alors que celui du virus C n'en comporte que sept.

Le virus de la grippe reste pathogne durant environ une semaine temprature corporelle, plus de trente jours zro C et presque indfiniment des tempratures trs basses (par exemple les lacs du nord-est de la Sibrie). La plupart des souches de virus grippal sont aisment inactives par les dsinfectants et les dtergents[26],[27],[28].


Classification et nomenclature [modifier]

La classification des virus grippaux ne sapplique quaux virus de type A dont certains sont hautement pathognes pour lhomme.

Elle s'appuie sur les proprits antigniques de l'hmagglutinine et de la neuraminidase : il existe 16 sous-types H et 9 sous-types N pouvant donner 16X9 combinaisons possibles. Chez l'homme on retrouve des virus H1, H2, H3 et N1 ou N2 responsables de la grippe annuelle. Tous les sous types existent dans le monde aviaire avec des virus ayant une pathognicit trs variable pour les oiseaux. Actuellement un virus hautement pathogne H5N1 (avec une hmagglutinine de sous-type H5 et une neuraminidase de sous-type N1) se propage sous la forme d'une panzootie d'influenza aviaire et se transmet de manire trs rare l'homme ; on parle alors de grippe aviaire. D'autres souches (H5 ou H7) sont transmissibles l'homme sans toutefois entrainer le mme pouvoir pathogne. D'autres souches atteignent d'autres espces de mammifres tels que les chevaux, le porc, etc. La nomenclature des virus grippaux est la suivante : type / animal chez lequel il a t isol, sauf si c'est l'homme / lieu d'isolement de la souche virale / numro de la souche / anne d'isolement (sous-type). Pour le virus de la grippe aviaire, le terme  H5N1  est trs rducteur. En effet, actuellement, diffrentes souches virales circulent avec des pouvoirs pathognes trs variables : par exemple, les souches A/chicken/Shantou/423/2003(H5N1) ou A/bar-headed goose/Qinghai/5/2005(H5N1).

Variabilit des virus grippaux [modifier]

Les virus grippaux voluent et mutent selon deux mcanismes : les glissements antigniques (ou drift) ou les cassures antigniques (shift).

Les glissements sont des variations antigniques discrtes et continues qui ne modifient pas la structure antignique globale du virus et permettent donc de conserver une immunit partielle court terme. Ces glissements sont dus aux mutations qui se produisent au moment de la synthse des ARN viraux en raison du taux lev d'erreurs de l'ARN polymrase virale. Pour tenir compte des glissements antigniques, les vaccins grippaux sont donc prpars chaque anne partir des souches virales ayant circul l'anne prcdente. En fvrier de chaque nouvelle anne, l'Organisation mondiale de la sant (OMS) fixe les souches virales qui composeront le vaccin antigrippal de l'anne suivante, en fonction des donnes pidmiologiques rsultant de la surveillance des virus influenza circulants. En 2005, l'OMS a demand le remplacement de la souche influenza A/Fujian/411/2003(H3N2) par la souche A/California/7/2004(H3N2) pour la prparation des vaccins antigrippaux.

Les cassures antigniques sont des changements radicaux de la structure de l'hmagglutinine. Elles rsultent de rassortiments gntiques survenant entre des virus de sous-types diffrents. Ces rassortiments aboutissent notamment au remplacement d'un type d'hmagglutinine par un autre. L'antigne nucloprotique NP, lui, est conserv, il s'agit toujours d'un virus de type A. L'immunit prexistante ce changement est sans effet sur le nouveau virus si bien que les grandes pandmies surviennent suite des cassures antigniques. lheure actuelle, les spcialistes craignent une recombinaison gntique entre un virus de la grippe aviaire A(H5N1) et un virus humain circulant qui pourrait donner naissance un nouveau virus hautement pathogne pour lhomme.

Caractre saisonnier [modifier]

La grippe est nettement plus frquente et pidmique en hiver, sauf en zone quatoriale et lors de certaines pandmies. Ce phnomne est mal compris. On y a vu plusieurs explications ;

  • affaiblissement des dfenses immunitaires par le froid (hypothse non confirme chez des cochons d'inde levs en atmosphre contrle ; En laboratoire, le froid ne s'est pas montr capable d'affaiblir leur immunit qui est reste identique 5, 20 et 30 C)[29] ;
  • diminution saisonnire de l'immunit, par exemple en raison d'un moindre apport de vitamines ;
  • diminution du taux d'UV en hiver, permettant une survie plus durable du virus dans l'environnement ;
  • synergie possible avec diverses infections bactriennes favorises cette saison ;
  • lien avec le phnomne de migration des oiseaux (on sait que certains oiseaux dont les canards peuvent tre porteurs sains et tous les oiseaux sont vecteurs potentiels de grippe, et ils peuvent au retour de migration apporter des virus qui ont suffisamment mut les mois prcdents pour tre l'origine d'une souche pidmique), mais les migrations sont pour partie plus prcoces que les dates d'apparition de la grippe.
  • caractristiques virales ; Des expriences[29] dlevage et transmission du virus chez des cochons dInde levs en environnement contrl montrent que 2 facteurs semblent dterminants ;
    • la temprature ; lair froid (5 C) semble favoriser la transmission virale, qui est freine 20 C et presque nulle 30 C. Le froid pourrait favoriser le virus en rendant le dgagement des voies respiratoires plus difficile (mucus plus pais et plus abondant).
    • lhygromtrie ; Un air sec (20 % 35 % dhumidit relative) favorise galement la contagion par lair.

Dans un air sec et froid, le virus grippal serait donc plus stable et plus durablement infectieux. Une temprature de plus de 20 C associe une humidit relative de moins de 50 % semble dfavoriser la contagion (hors contact physique direct). Nanmoins, des foyers infectieux importants sont constats en zone tropicale et quatoriale, chez la volaille et chez l'homme.

Confirmant ces rsultats, mais leur donnant une autre explication, une tude du National Institute of Health amricain, publi dans Nature Chemical Biology dbut 2008, indique que  le virus de la grippe est envelopp dune couche de molcules grasses qui durcit et le protge quand les tempratures baissent. Cette enveloppe, constitue de cholestrol, fond une fois que le virus a pntr dans lappareil respiratoire de sa victime, il peut alors infecter une cellule et se reproduire. Lorsquil fait trop chaud la couche protectrice ne rsiste pas et le virus meurt, moins dtre lintrieur dun organisme, ce qui explique sa propension svir en hiver. [...] Rsultat : une temprature de 5C et un degr dhumidit de 20% sont parfaits pour que les hamsters malades contaminent les autres. A 30C les chercheurs nont observ aucune transmission virale[30]

pidmiologie en France [modifier]

Donnes pidmiologiques gnrales [modifier]

En France mtropolitaine, la surveillance[31] de la grippe a d'abord t faite par deux rseaux de mdecins libraux. Le rseau Sentinelles de l'Inserm et le rseau des GROG (Groupes Rgionaux d'Observation de la Grippe) et sur une surveillance virologique faite par deux Centres Nationaux de rfrence (Institut Pasteur, Paris pour la partie nord de la France, et CHU de Lyon pour la moiti sud). Dans le cadre du plan pandmie, ce rseau a t peu peu complt (de 2003 2007) par :

  1. un rseau de surveillance de la mortalit spcifique en temps presque rel (via le suivi des certificats de dcs d'environ 35% de la population mtropolitaine, par 22 Ddass),
  2. un monitoring des grippes graves (via un rseau de 46 services durgences (Rseau Oscour)
  3. un signalement des pidmies dclares par les collectivits de personnes ges. (Le dlai moyen de signalement l'INVS est pass de 21 10 jour de 2003 2007)

Dans les Antilles Franaises, la surveillance est assure toute lanne par 39 mdecins libraux sentinelles en Guadeloupe et 59 en Martinique. La cellule de Veille Sanitaire (CVS) de la Direction de la Sant et du Dveloppement Social (DSDS) et la Cire Antilles-Guyane coordonnent ces deux rseaux.

Les personnes infectes sont contagieuses tant que durent les symptmes.

Donnes pidmiologiques hospitalires [modifier]

LInstitut de veille sanitaire (InVS) recueille quotidiennement et automatiquement auprs de 38 tablissements hospitaliers des donnes relatives lactivit syndromique, dont la grippe, des services durgences. 23 tablissements sont situs en Ile de France (couverture : 25 % des services durgences), 14 situs en France mtropolitaine en dehors de lIle de France (couverture : environ 1 % des passages aux urgences) et 1 hpital sur lle de la Runion. Le rseau OSCOUR couvre environ 10 % des passages aux urgences en France.

Donnes de mortalit par grippe [modifier]

La Ddass du dpartement le plus peupl de chacune des 22 rgions de la mtropole rapporte chaque semaine lInVS le nombre de certificats de dcs comportant les mots  grippe ,  grippal  ou  grippaux  dans lindication des causes de dcs par semaine de dcs. Des informations individuelles portant sur le sexe, lge, le lieu de dcs sont renseignes.

Pandmie grippale [modifier]

Les rassortiments gntiques peuvent tre l'origine de grandes pandmies mondiales de grippe. On en dnombre trois au cours du XXe sicle, en 1918grippe espagnole ), 1957grippe asiatique ), et 1968grippe de Hongkong ). Ces pandmies sont caractrises par une morbidit et une mortalit leves. Ainsi la  grippe espagnole  en 1918 et 1919 de 30 100 millions de victimes (selon les valuations, 40 millions selon le site de l'Institut Pasteur), dont plus de la moiti chez les jeunes adultes. Le virus en cause, proche de la grippe porcine, tait trs diffrent de ceux circulants l'poque.

Diagnostic [modifier]

Diagnostic clinique [modifier]

La priode d'incubation est courte (1-2 jours). La maladie dbute brutalement par une fivre suprieure 38,5 C avec frissons, des cphales, une sensation de malaise gnral avec des douleurs diffuses en particulier des muscles (myalgies) et des articulations (arthralgies). ce tableau s'ajoutent des signes d'irritation conjonctivale-laryngo-trachale ou bronchique (toux sche). La fivre dure 3 5 jours, la gurison est rapide mais une asthnie peut persister plusieurs semaines.

Bien que les nauses et les vomissements puissent tre rencontrs dans la grippe, surtout chez les enfants, ils sont plus souvent l'expression d'une gastroentrite virale dont l'pidmiologie est galement hivernale[32].

Les formes compliques sont rares mais graves : dme aigu du poumon, myocardites, formes neurologiques. Des complications lies une surinfection bactrienne sont frquentes : otites, bronchites, pneumonie.

La grippe grave ne doit jamais tre mconnue du fait de la possibilit de dcs : il faut savoir que la grippe est la seconde cause de mortalit par maladie infectieuse en France, (2000 4000 dcs par an en France), (derrire la pneumonie pneumocoque). Ce tableau clinique particulier associe des signes aspcifiques de grippe avec une insuffisance respiratoire aigu, et parfois dfaillance multi-viscrale. Elle est toujours conscutive l'infection d'un sujet fragilis.

Diagnostic virologique [modifier]

Le tableau clinique du syndrome grippal peut tre induit par d'autres virus (paramyxovirus, adnovirus qui produisent des syndromes fbriles douloureux). Le diagnostic de certitude est essentiel pour dater le dbut d'une pidmie.

Le diagnostic se fait par l'analyse de prlvements respiratoires : couvillonnage nasal, aspiration naso-pharynge. En cas de pneumopathie, notamment chez l'adulte, un liquide de lavage bronchoalvolaire peut tre prlev.

La dtection rapide du virus par une technique immunologique (immunofluorescence indirecte, tests immunophortiques rapides, ...) est la plus employe, car produisant un rsultat en 3 4 heures, pour un cot faible, en rpondant aux exigences de sensibilit et de spcificit des laboratoires de virologie.

De plus en plus de laboratoires utilisent aussi des techniques de biologie molculaire : extraction de l'ARN viral du prlvement, puis RT-PCR en point final ou RT-PCR quantitative. Ces techniques permettent un diagnostic assez rapide (moins de 2 heures pour l'extraction suivie de la RT-PCR quantitative) et fiable, qui a l'avantage aussi de permettre un premier typage. La RT-PCR peut ensuite tre complte par un squenage du gnome viral, dans un but essentiellement pidmiologique. C'est par exemple ce qui est ralis dans les Centre Nationaux de Rfrence de la grippe en France.

L'isolement du virus sur culture cellulaire (cellules de reins de chien, MDCK) est exceptionnellement ncessaire. Il est utile pour le suivi pidmiologique annuel de la grippe. En l'absence d'effet cytopathogne du virus, la culture doit tre complte par une raction d'hmagglutination (HA), d'inhibition d'hmagglutination (IHA) ou d'immunofluorescence (IF).

Prospective : En septembre 2007, une quipe[33] a annonc[34] disposer d'un analyseur de poche capable de dtecter (par puce) le H5N1 dans un chantillon de mucus ou de selles (humain ou aviaire), en moins de 30 mn. Selon l'quipe, il est "aussi sensible, 440% plus rapide et 2.000 5.000% moins coteux" que les meilleurs tests existants, et pourrait tre adapt au SRAS, au VIH, au SIDA, l'hpatite B. La production commerciale n'en est toutefois pas faite, et lOMS semble rester prudente en attendant den savoir plus.

Prvention et traitement [modifier]

Outre l'hygine, la vaccination dans les pays o elle est accessible semble tre la meilleure parade, avec des taux de protection par les vaccins de l'ordre de 60 % (jusqu' 90 % pour la grippe saisonnire). Elle en diminue significativement le nombre d'hospitalisation ainsi que la mortalit[35][36]. Cependant, l'explication de ces effets bnfiques ne sont pas clairs puisque la mortalit diminue galement en priode non pidmique, ce qui laisse supposer que les personnes vaccins sont peut-tre simplement en meilleure sant[37]. La quarantaine est un moyen efficace, mais difficile mettre en uvre.

Dans certains pays (France, Belgique) les sujets risque ; plus de 65 ans, insuffisance respiratoire chronique, atteintes cardiaques ou rnales, etc. ont droit une vaccination gratuite. Elle est recommande aux professionnels de sant et aux personnes travaillant des postes  socialement  exposs (enseignants, administration, transports en commun...)

Le vaccin le plus commun est une suspension de particules virales inactives et purifies qui offre une protection contre trois souches virales. Le plus souvent il comporte des particules de deux sous-types de virus influenza A et d'un sous-type de virus influenza B[38].

Il existe des mdicaments antiviraux :

  • l'amantadine et la rimantadine, qui ont une efficacit de l'ordre de 80 % si administrs titre prventif ;
  • l'oseltamivir (Tamiflu) et le zanamivir (Relenza) sont des inhibiteurs de la neuraminidase. Ces traitements, pris prcocement, peuvent diminuer un peu l'importance des symptmes et la dure de l'affection. Mais ils sont coteux, ne sont pas rembourss par la scurit sociale en France, en Belgique et en Suisse et doivent tre pris dans les 48 heures aprs l'apparition des symptmes.

La vitamine C peut tre indique contre l'asthnie passagre due au syndrome grippal.

Anecdotes [modifier]

Les mdecins ont rapidement repr que les pidmies se produisaient presque toutes de novembre avril dans l'hmisphre nord et d'avril octobre dans l'hmisphre sud, ce qu'on a d'abord expliqu par la conjonction des plantes. Certains avaient en effet not des concidences quils ont jugs troublantes entre les dates de dbut d'pidmie et certains vnements astronomiques (taches solaires, flux de protons, position de Vnus, etc.) ; bien avant l'invention de la science-fiction, on avait imagin des microbes venus du ciel ou de l'espace (de Vnus). Puis c'est l'influence des modifications mtorologiques et du froid qui a t juge le facteur dclenchant.

De nouvelles questions se posent, par exemple propos des impacts sur le virus du rayonnement ultraviolet (mutagne ?), de la radioactivit (facteur mutagne ?), des biocides, des dsinfectants, de lappauvrissement gntique des populations doiseaux ou d'autres porteurs, de limpact ventuel d'autres polluants mutagnes ou affaiblissant l'immunit, ou encore daspects nosocomiaux lis aux vaccins, aux hospitalisations, l'hygine dans les coles ou maisons de retraite, etc. Ces questions restent ouvertes alors que l'cologie du virus n'est pas encore comprise, tout particulirement pour le virus IA H5N1 HP qui se dveloppe depuis 1996 et qui depuis 2003 prsente les caractristiques d'un virus susceptible s'il mutait pour devenir plus contagieux de provoquer une pandmie.

 

 LA GRIPPE 

 

 

  "Dans la mesure o vous n'avez pas pu l'viter, le traitement en est trs simple:  Reposez-vous au lit 2 3 jours, puis la chambre encore 2 3 jours.
 Incapable de faire le moindre effort
 physique ou intellectuel, il est en effet inutile de vouloir sortir ou continuer travailler. e toute faon, attendez toujours deux jours aprs la chute de la fivre pour faire votre premire sortie, cela vous vitera une rechute ou une complication.  

 

Faites une dite lgre base de bouillons, de lgumes et fruits (notamment l'ail, les carottes, les oignons, le persil, les citrons, les oranges et les pamplemousses),
 avec de nombreuses boissons chaudes 
sucres au miel dont cette dcoction-infusion qui constitue une thrapeutique naturelle trs efficace de la grippe:


 Faites bouillir deux clous de girofle et une demi-cuillere caf de poudre de cannelle dans la valeur
 d'un grand bol d'eau pendant 3 minutes;

laissez infuser 15 minutes au chaud, puis ajoutez le jus d'un demi-citron frais, une cuillere soupe de rhum et une cuillere soupe de miel.


Buvez-en jusqu' quatre bols par jour (en tout dbut de matine, aprs le djeuner, en fin d'aprs-midi,
 et le soir avant de vous endormir)
le plus chaud possible.

 

Ce lger rgime, tout en tant tonique, vous permettra la fois de ne pas surcharger votre estomac et de mieux liminer les toxines.  

 

Inhalez plusieurs fois par jour les principes volatils d'un mlange d'huiles essentielles aromatiques -

aprs vous tre bien mouch ou, mieux, laver les narines avec du srum physiologique ou de l'eau de mer (Physiomer* en pharmacie) - pour traiter l'tat congestif des voies respiratoires et prvenir toute complication infectieuse: Soit l'une de ces spcialits prtes l'emploi que vous rouverez en pharmacie: Aromasol* -  Climarome* -

Essence Algrienne* - Vapo-Myrtol*.

 

  Prenez de la gele royale trs forte dose journalire: 1,2 g sous forme pure et frache par voie sublinguale, ou 400 mg sous forme

de poudre lyophilise en glules,  avaler tous les matins jeun pendant  12 jours.

 

  Prenez enfin, toujours pendant 12 jours, l'oligo-lment Cuivre: 6 doses par voie sublinguale (une toutes les trois heures) les
 4 premiers jours, puis 4 doses les 4 jours suivant (une toutes
 les quatre heures), et enfin 2 doses seulement le matin jeun les 4 derniers jours.

 

Si les maux de tte et les courbatures sont vraiment insupportables, prenez un peu d'acide actylsalicylique (aspirine)
 ou, si vous avez une contre-indication pour en prendre, un peu de paractamol.

 

   Deux remarques trs importantes qu'il vous faut bien connatre: Sauf en cas de surinfection, et chez les personnes risques
 (ges fragiles, et (ou) sujettes  des complications infectieuses), la prescription d'antibiotiques est une aberration. Tout simplement
 parce qu'ils sont compltement inefficaces contre les virusgrippaux. Ils ne peuvent que provoquer des effets secondaires
 dont l'organisme n'a nul besoin au cours de cette maladie, et aggraver l'asthnie au moment de la convalescence.

 

  La fivre qui survient au tout dbut de la grippe doit tre respecte sauf cas d'hyperthermie trs leve. Tout simplement parce
 que celle-ci est une barrire de dfense naturelle de l'organisme qui constitue ici une excellente thrapeutique. En effet, les virus grippaux cessent leur
 multiplication dans les tissus quand la temprature de ceux-ci dpassent 385 C. Laissez donc cette hyperthermie remplir sa

mission et revenir d'elle-mme la normale.


Grce ce traitement qui, pour simple qu'il soit, n'en est pas moins extrmement efficace, votre grippe gurira parfaitement en moins d'une
 semaine, et vous pourrez reprendre
sans aucune fatigue vos occupations, comme si rien ne s'tait pass.

 

Bien naturellement vtre.

 Docteur Yves DONADIEU

Facult de Mdecine de Paris"

 

 

 


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croissante.
décroissante.
Pseudo Le 19-5-2019. Titre


Robert le 23-9-2010. Trs bien l'article
Un peu long tout de mme mais trs intressant

 

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