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BRILLAT SAVARIN

 


Jean Anthelme Brillat-Savarin, n le 1er avril 1755 Belley et mort le 1er fvrier 1826 Paris,

est le plus illustre des gastronomes franais, et fut, toute sa vie, un picurien (au sens proprement philosophique du terme).


Il nat, une poque o le Rhne spare alors la France de la Savoie, dans une famille bourgeoise, qui, de pre en fils, servait la France dans la magistrature. Il tudie le droit, la chimie et la mdecine Dijon et s'installe ensuite dans sa ville natale pour pratiquer le droit.

 

Belley doit une renomme son fils illustre, et les touristes sy rendent volontiers, durant lt, depuis Aix et Chambry. Brillat-Savarin y possde sa statue, sa rue ; on montre la gentilhommire de sa famille.


Maire de Belley, il est envoy comme dput du tiers tat pour le bailliage du Bugey aux tats gnraux, participe la Constituante puis l'Assemble nationale en 1789, au dbut de la Rvolution, il se fait connatre en grande partie grce un discours public sur la dfense de la peine de mort. la dissolution de l'Assemble Nationale, il revient Belley pour reprendre sa fonction de maire. Mais Girondin, il doit fuir devant les Montagnards dominant.


Il passe en Suisse, demeure lhtel du Lion dArgent de Lausanne dans sa Physiologie, o il y a de tout, de la philosophie, des recettes et des souvenirs, on trouve le tableau dun plaisant repas en ce lieu. De l, il part pour les Pays-Bas, puis les tats-Unis nouvellement crs, pendant trois ans ; il y gagne sa vie en donnant des leons de franais, et en jouant du violon ; il est une poque premier violon au Park Theater de New York. Il sjourne galement Philadelphie et Hartford.


En 1797, il est de retour en France l'arme du Rhin, secrtaire dAugereau. Et, brusquement, il est nomm conseiller la Cour de cassation.

 

Cest au sein de cette assemble docte et paisible quignorant dsormais les temptes politiques, indiffrent aux rumeurs de Paris et aux bruits de la bataille qui secouent toute lEurope, rvant, mditant, crivant, Brillat-Savarin va devenir le lgislateur et le pote de la gourmandise.

 

Il adopte son second nom de famille aprs la mort d'une tante nomme Savarin qui lui lgue toute sa fortune la condition qu'il adopte son nom.

 

Il reste clibataire, sans tre tranger l'amour, qu'il considre comme le sixime sens : le gnsique, ou amour physique, [est le sens] qui entrane les sexes l'un vers l'autre, et dont le but est la reproduction de l'espce.

 

Peu aprs la publication de la Physiologie du got, le clbre gastronome, ayant pris froid dans les caveaux de Saint-Denis, la crmonie expiatoire en lhonneur de Louis XVI laquelle il assistait en qualit de conseiller la Cour de cassation, fut emport dans une pneumonie.

 

Il repose au cimetire du Pre-Lachaise Paris.


Il publie plusieurs travaux de droit et d'conomie politique.


Mais sa publication la plus clbre est la Physiologie du got, dite sans nom d'auteur en dcembre 1825, deux mois avant sa mort. Le titre complet est Physiologie du Got, ou Mditations de Gastronomie Transcendante; ouvrage thorique, historique et l'ordre du jour, ddi aux Gastronomes parisiens, par un Professeur, membre de plusieurs socits littraires et savantes.

 

Le succs dpassa toute attente. peine le livre avait-il paru quon le plaait ct des Maximes de La Rochefoucauld et des Caractres de La Bruyre: Livre divin, crivait Hoffmann, qui a port lart de manger le flambeau du gnie. Et Balzac lui-mme de ratifier ce jugement.

 Quant au public, il ne sy est pas tromp; il a gard toute sa faveur cet crivain dont lexpression a tant de saveur et de spontanit. Les aphorismes, comme les maximes, comme les proverbes, sappliquent des ralits qui sont aussi vieilles que lhumanit ; ils ninventent rien, mais condensent en une formule dfinitive une sagesse millnaire, cest pourquoi Brillat-Savarin a pris sa place parmi les grands classiques.

 

Ses crits, bien que souvent verbeux et excessifs, mlant avec impertinence humour, insolence et drision, sont rests extrmement importants et n'ont cesss d'tre r-analyss travers les ans depuis sa mort.

Dans une srie de mditations qui doivent quelque chose aux essais de Montaigne, Brillat-Savarin discourt des plaisirs de la table, qu'il traite comme une science. Ses modles franais sont les stylistes de l'ancien rgime : Voltaire, Rousseau, Fnelon, Buffon, Cochin et d'Aguesseau sont des auteurs prfrs.

En plus du latin, il connat cinq langues vivantes, qu'il est enclin employer quand l'occasion le permet.

 En tant que moderniste, il n'hsite jamais emprunter un mot, comme le sip anglais ( boire petite gorge ), lorsque le franais ne lui suffit pas.

Le critique littraire Roland Barthes lui rend encore hommage : le livre de Brillat-Savarin est de bout en bout le livre du proprement humain , car c'est le dsir (en ce qu'il se parle) qui distingue l'homme.

 

La vritable philosophie d'picure se retrouve derrire toutes les pages ; le plus simple des mets satisfait Brillat-Savarin, tant qu'il est confectionn avec art :

Ceux qui s'indigrent ou qui s'enivrent ne savent ni boire ni manger.
Le fromage brillat-savarin fut nomm en son honneur.


Heureux chocolat, qui aprs avoir couru le monde, travers le sourire des femmes, trouve la mort dans un baiser savoureux et fondant de leur bouche.


Mettez un homme fatigu devant un repas copieux, il va manger avec effort et se sentira peut-tre mieux. Donnez-lui un verre de vin ou d'alcool, il va immdiatement revenir son meilleur tat : vous le voyez revivre sous vos yeux.

 

 Aphorismes :


I. L'Univers n'est rien que par la vie, et tout ce qui vit se nourrit.

 

II. Les animaux se repaissent ; l'homme mange ; l'homme d'esprit seul sait manger.

 

III. La destine des nations dpend de la manire dont elles se nourrissent.

 

IV. Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es.

 

V. Le crateur, en obligeant l'homme manger pour vivre, l'y invite par l'apptit, et l'en rcompense par le plaisir.

 

VI. La gourmandise est un acte de jugement, par lequel nous accordons la prfrence aux choses qui sont agrables au got sur celles qui n'ont pas cette qualit.

 

VII. Le plaisir de la table est de tous les ges, de toutes les conditions, de tous les pays et de tous les jours ; il peut s'associer tous les autres plaisirs, et reste le dernier pour nous consoler de leur perte.

 

VIII. La table est le seul endroit o l'on ne s'ennuie jamais pendant la premire heure.

 

IX. La dcouverte d'un mets nouveau fait plus pour le bonheur du genre humain que la dcouverte d'une toile.

 

X. Ceux qui s'indigrent ou qui s'enivrent ne savent ni boire ni manger.

 

XI. L'ordre des comestibles est des plus substantiels aux plus lgers.

 

XII. L'ordre des boissons est des plus tempres aux plus fumeuses et aux plus parfumes.

 

XIII. Prtendre qu'il ne faut pas changer de vins est une hrsie ; la langue se sature ; et, aprs le troisime verre, le meilleur vin n'veille plus qu'une sensation obtuse.

 

XIV. Un dessert sans fromage est une belle qui il manque un il.

 

XV. On devient cuisinier, mais on nat rtisseur.

 

XVI. La qualit la plus indispensable du cuisinier est l'exactitude ; elle doit tre aussi celle du convi.

 

XVII. Attendre trop longtemps un convive retardataire est un manque d'gard pour tous ceux qui sont prsents.

 

XVIII. Celui qui reoit ses amis et ne donne aucun soin personnel au repas qui leur est prpar n'est pas digne d'avoir des amis.

 

XIX. La matresse de la maison doit toujours s'assurer que le caf est excellent; et le matre, que les liqueurs sont de premier choix.

 

XX. Convier quelqu'un, c'est se charger de son bonheur tout le temps qu'il est sous notre toit.

 

 

 

 


 



 

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