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1) TABLES TOURNANTES

 
 

Les tables tournantes de Victor Hugo Jersey. Vers une explication du mystre

par Michel Rouz - SPS n 256, mars 2003

 

Si Allan Kardec devint au XIXe sicle le pape du spiritisme , Victor Hugo en fut lun des plus clbres adeptes. Sur cette bizarrerie de lhomme ocan , il nous a paru intressant de publier nouveau un article crit il y a plus de vingt ans par Michel Rouz, le prsident-fondateur de lAFIS . Il semble que la rflexion sur le spiritisme de Victor Hugo nait pas beaucoup progress depuis la publication de cet article

Au mois daot 1852, Victor Hugo, chass de France par le coup dEtat de Louis-Napolon Bonaparte, se rfugie dabord en Belgique, puis Jersey, o il loue prs de Saint-Hlier, pour y vivre avec les siens, Marine Terrace, une maison isole dans une valle sinistre o sengouffrent les temptes de la Manche. Dans son ouvrage Victor Hugo et le spiritisme, le docteur Jean de Mutigny dcrit cette demeure prdestine abriter bientt des scnes tranges : Pour tout paysage, la mer, les rochers dantesques, un dolmen et un cimetire voisin pour gayer le tout. Dailleurs la plage, si lon fait foi aux habitants du pays, est hante. On peut y voir, pendant les nuits de pleine lune, un dcapit qui erre inlassablement la recherche du repos ternel, il y a aussi la Dame blanche, jeune femme infanticide qui apparat de temps en temps sur les rochers, une Dame noire, ancienne druidesse qui aurait immol son pre sur un dolmen au cours dune crmonie et une certaine Dame grise, dont on ignore les antcdents .

Sances presque quotidiennes pendant deux ans et demi
 
Cest l que dbarque lanne suivante, pour rendre visite au pote exil, son amie Delphine Gay, lpouse du publiciste Emile de Girardin, elle-mme potesse et considre un peu comme lune des gries de la gnration romantique.

En ce temps la vogue des tables tournantes, venue doutre-Atlantique, a gagn toute lEurope. En France, le Lyonnais Hippolyte Rivail dcouvre quil est lui-mme la rincarnation dun druide celtique et sous le nom dAllan Kardec, il devient le pape de la religion spirite.
 A Jersey, o elle ne sjournera quune semaine, Delphine de Girardin convertit ses htes, dabord sceptiques, puis bouleverss par une sance o sest manifest lesprit de Lopoldine, la fille chrie du pote, morte noye au cours dune promenade sur la Seine.
 Dsormais, durant deux ans et demi, les sances de spiritisme se poursuivront Marine Terrace, presque chaque jour et souvent plusieurs fois par jour. Les procs-verbaux, gnralement dresss par Hugo lui-mme, ont t publis, au moins en partie, par son excuteur testamentaire Gustave Simon. Ils viennent dtre rdits chez Stock, avec le commentaire de Gustave Simon. Par une concidence remarquable, sort presque en mme temps, chez Fernand Nathan, le livre dans lequel le docteur Serge de Mutigny propose une explication scientifique de la gense de ces textes trop peu connus et qui constituent vraiment une nigme.

Dialogues avec des morts illustres

Aprs lapparition, brve et incertaine, de Lopoldine, et quelques sances assez ternes, le rite sest institutionnalis et durant plus de deux ans Victor Hugo, sa famille et quelques rares invits nont cess de dialoguer avec Chateaubriand, Dante, Racine, Marat, Charlotte Corday, Robespierre, Annibal, Andr Chnier, Mahomet, Jacob, Shakespeare, Luther, Eschyle, Molire, Aristote, Anacron, Lord Byron, Walter Scott, Galile, Josu, Platon, Isae, Louis XVI, Napolon 1er, Jsus-Christ, sans compter les fantmes familiers de Marine Terrace, la Dame blanche, la Dame noire et la Dame grise.

et avec le double de Louis-Napolon et le lion dAndrocls !

Et ce nest pas tout, nous dit le docteur Jean de Mutigny : A ct de ces personnages illustres, morts depuis fort longtemps, il arrive aussi que des esprits vivants, mais endormis, viennent faire fonctionner le guridon. Cest le cas du prince Louis-Napolon qui eut la mauvaise ide denvoyer son double dans la table de Marine Terrace, ce qui permit Victor Hugo de le blmer svrement pour ses crimes. Les grands animaux de lhistoire firent lhonneur Victor Hugo de se prsenter son appel. Cest ainsi que le Lion dAndrocls, lAnesse de Balaam et mme la Colombe de lArche vinrent molester le guridon. Jusqu cette poque, lhomme ignorait que les abstractions de lesprit humain possdaient une me. Cest une cruelle lacune Le pote appela maintes reprises les corps astraux de lIde, de la Mort, du Drame, de la Posie, de la Critique, de lOmbre du Spulcre et mme de la Blaque ! Et tous ces esprits lui rpondirent .

Ils lui rpondirent en franais, souvent en vers bien frapps, grandiloquents, bref trs hugoliens. Parfois avec des hsitations, des remords, des rectifications. Il est tonnant que les spcialistes de Victor Hugo naient pas song, ce quil semble, expertiser ce matriel littraire o lon surprend lcrivain en plein processus de cration, o lon voit son verbe torrentiel encore en fusion comme une coule de mtal avant quelle se solidifie dans son moule dfinitif.

Un secrtaire inspir

Pour ce qui est du spiritisme en gnral et des tables tournantes, notre propos nest pas den parler aujourdhui . Avec le Dr Jean de Mutigny, on peut penser que les tables, ou plutt les guridons, ne sont pas remues par des esprits, mais par les mouvements, gnralement inconscients, de gens qui croient recevoir des messages de lau-del, et en fait ne les reoivent que deux-mmes. Mais Jersey, ce qui sest pass, cest autre chose. Les pages de prose qui semblent jaillir tout droit des Misrables, les strophes qui pourraient figurer dans la Lgende des Sicles, tout cela est videmment du Victor Hugo, quand bien mme il ne le sait pas et en attribue la paternit Shakespeare ou au Lion dAndrocls. Seulement voil : le plus souvent Hugo nest pas assis lui-mme devant le guridon. Il laisse le soin dofficier deux de ses familiers, parfois un seul. Les autres sont l en tmoins, parfois ils posent des questions aux esprits. Hugo, tout en posant lui-mme la plupart des questions, assure le secrtariat. Il crit, il crit, plus tard il mettra au net les procs-verbaux qui nous ont t conservs.

Pouvoirs de mdium et tlpathie ?

Vous voyez bien, diront les spirites orthodoxes, les messages dicts par Annibal ou Jsus-Christ sont authentiques, ils ne sauraient tre de Victor Hugo, puisquil ne touchait pas au guridon, il ne faisait que compter les coups. Tout au moins avait-il des pouvoirs de mdium : sa prsence favorisait la communication. Parmi ceux qui auront lu les textes, il se trouvera srement peu de gens pour accepter une telle explication. On peut alors se rabattre, si lon y croit, sur ce que daucuns appellent les phnomnes para-psychologiques : les messages slaboraient bien dans la tte de Victor Hugo, il les transmettait par tlpathie aux personnes qui manipulaient le guridon. Ou bien encore on peut combiner les deux systmes : les esprits parlent Victor Hugo et ce dernier, traduisant leurs messages dans son langage personnel, les transmet tlpathiquement aux assistants.

Ou plutt criture automatique ?

Mais le docteur Jean de Mutigny dmontre quaucune de ces explications nest valable : Prenons un exemple, la sance du 17 dcembre 1854 : les propos de Galile La sance a eu lieu entre 21 h 45 et 1 h 20 du matin, soit 215 minutes, presque 13000 secondes. Il existe peu prs 4 000 lettres dans le texte. Si lon considre quil faut en moyenne dix coups frapps par la table pour dfinir une lettre (en considrant que la lettre A ne compte quun coup et que la lettre Z ncessite vingt-six coups), on en arrive ce chiffre ahurissant de trois coups par seconde sans tenir compte des arrts indispensables. La chose nest pas possible. Avec la meilleure bonne volont du monde il est totalement impossible, pendant deux ans et demi, de dcrypter des messages matin et soir raison de trois coups par seconde .

Que sest-il donc pass ? Il faut se rappeler que toute la maisonne de Marine Terrace, Victor Hugo le premier, avait intgr le spiritisme comme une vritable religion. Pendant les sances, sauf le cas assez rare de messages trs brefs, les assistants ne pouvaient pas suivre et ny comprenaient rien. Ils voyaient la table bouger, ils lentendaient frapper, mais ce nest que lorsque Victor Hugo avait transcrit les messages noir sur blanc quils pouvaient en prendre connaissance. Cest vraisemblablement au cours de ce dcryptage, pense le docteur Jean de Mutigny, que Victor Hugo a fraud sans le savoir, faisant ce quon appelle de lcriture automatique. Il tait parfaitement honnte avec lui-mme et avec les autres et cest en toute bonne foi, croyant simplement dcoder les messages spirites, quil a rdig les rvlations qui sont sorties de son esprit gnial et non point de la bouche des esprits.

Une maladie mentale ?

Comment le pote a-t-il pu arriver ce vritable ddoublement de la personnalit ? Le diagnostic du docteur Jean de Mutigny est simple Victor Hugo tait atteint dune maladie mentale appele la paraphrnie fantastique.

Voici quelques-uns des symptmes de cette maladie, tels quon les trouve dans lAbrg de psychiatrie (ditions Masson) : Dbut. La paraphrnie fantastique dbute gnralement avant la trentaine par une phase dinquitude et danxit Peu peu, des ides extravagantes et des hallucinations se succdent, qui visent non seulement les relations du sujet avec son entourage, mais tous les lments, les conflits politiques anciens ou actuels, et surtout les forces cosmiques.

Priode dtat.
 Le dlire est une production luxuriante, extraordinairement trange, de reprsentations mentales vives, dcousues et mobiles. Les ides mgalomaniaques sont absolument dmesures et extravagantes. On y trouve des ides de filiation illustre et surnaturelle (il est descendant de Christ sur la terre), dhritages fabuleux, dentrevues secrtes avec les grands personnages de la mythologie.

On dcrit trois aspects cliniques principaux. Dans lun deux, le malade se croit lobjet dagissements magiques, denvotements. Dans un autre (syndrome de Cotard fantastique) on observe un dlire de ngation englobant toute la ralit et portant sur labsence des organes essentiels la vie, sur des ides de transformation corporelle et dimmortalit du corps : Rien nexiste plus et tout existe ternellement en moi . Le malade expose, dune faon dtache, ses thmes de la fin du monde. Enfin, dans la paraphrnie cosmique, il jongle avec lastrologie, le magntisme terrestre, la mtaphysique des sciences. Il pense tre le moteur universel, le centre des transformations cosmiques.

Successeur des grands prophtes

Certes, on ne peut dire que cette description se superpose trait pour trait la personnalit de Victor Hugo : aucun cas individuel ne peut correspondre exactement un tableau clinique moyen. Mais les similitudes sont plus que troublantes. Dans toute luvre, il serait facile de trouver mille passages qui justifient le diagnostic du docteur Jean de Mutigny, comme cette phrase des Travailleurs de la mer : Je passe des nuits entires rver en prsence de labme . Prs du guridon de Jersey, la mgalomanie du pote se donne libre cours : Il est le nouveau messie, le successeur de Mose, de Mahomet et de Jsus. Il parle ses illustres invits sur un plan dgalit, voire de supriorit : en compltant leurs rvlations, il leur est suprieur . []

Un beau sujet de thse

Bien sr, les paraphrniques ne produisent pas tous des pomes dignes de la Lgende des Sicles ou de lAne. Il faut encore tre Victor Hugo, ce qui nest pas donn tout le monde. On touche ici un problme qui a dj fait couler beaucoup dencre : les complexes rapports du gnie avec la folie. Sans apporter de solution dfinitive car il reste encore des dtails mal expliqus la thse dfendue par le docteur Jean de Mutigny apporte une contribution majeure un dbat quon souhaiterait voir souvrir avec toutes les pices du dossier : les procs-verbaux originaux qui se trouvent la Bibliothque Nationale, les rcits des participants aux sances jersiaises (plusieurs ont t publis), une analyse psychologique, non seulement de Victor Hugo lui-mme, mais du dlire collectif quil entretenait autour de lui. Quel beau sujet de thse psycho-littraire pour qui voudrait entreprendre un tel travail !

 

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2) SPIRITISME 

 

Le spiritisme

I ) Les dangers 

II ) Mon exprience

III ) Les rvlations et leurs contenus

IV ) Examens

V ) Mdias

VI ) Conclusions

Bibliographie sommaire


Quelques articles:

La rcolte des patates
Patates et spiritisme??? Quel rapport?

Chasseur de fantmes...
un article de Paul-Eric BLANRUE

La maison "hante" de Vailhauqus
un article de Laurent Puech du cercle zttique

Un Poltergeist Montpellier ?
un article de Jacques Exertier et Laurent Puech du cercle zttique

Le fantme de Peter
Un article de l'observatoire zttique

Oui-ja : faites vos propres expriences
Un article des sceptiques du Qubec

Les trucs du spiritisme
sur Athisme.free.fr





 

I ) Les dangers

Le spiritisme est tabou. Considr comme dangereux par les initis et les non-initis, les croyants et les non-croyants. Ce phnomne rel ou non est probablement le phnomne paranormal le plus risqu pour des personnes psychologiquement faible et influenable. Frapp d'interdit par les religions, ce phnomne rassure l'Homme sur son devenir aprs la mort, il lui fait galement peur... J'ai connu des personnes qui niaient formellement l'existence des esprits et qui avaient peur de participer une de ces 'sances'.

Le plus grand danger du spiritisme est celui de l'embrigadement dans une secte... car malheureusement paranormal et sectes sont bien souvent mls.

 


Saint Mathurin exorcisant Thodora la fille de l'empereur Maximien (le dragon-diable sort de sa bouche) ; droite une paire de ceps (menottes pour les fous). Saint Mathurin tait cens gurir les fous et les possds...

II ) Mon exprience

Adolescent, comme beaucoup d'adolescents, j'ai t passionn par le spiritisme. Des sances j'en ai fait... les verres bougeaient, et les phnomnes s'enchanaient... Ce n'est pas pour cela que je peux dire que les esprits existent! En effet, tant prudent j'ai toujours voulut contrler la ralit de ces phnomnes et toujours il y avait supercherie ou imagination.

Le pire est que certaines supercheries tant dvoiles, les participants des sances ont toujours refuss de croire qu'il y avait trucage mme lorsque les pseudo-mdiums avouaient leurs mfaits!!! On ne croit qu' ce que l'on veut croire... On a voulut me bluffer... et j'ai moi-mme bluffs certaines personnes en faisant bouger des verres, en faisant clignoter des lampes, ou en communicant avec les esprits par poste radio...

 

Dans les sances spirites, l'imaginaire travaille 200% et il n'y a pas besoin de grand chose pour qu'une ombre ou un rayon de lumire devienne un visage ou une silhouette... il ne suffit de pas grand chose pour que les craquements d'un grenier deviennent des bruits de pas...

 

L'ambiance d'une sance est trs importante pour son 'bon' droulement... et si celle-ci choue il suffit de dire qu'une personne du cercle perturbe la venue des esprits par son incrdulit ou par ces mauvaises ondes...

 

L'tat de relaxation dans lequel se produit les sances peut galement provoquer des hallucinations hypnagogiques, o la conscience entre l'veil et le sommeil peut provoquer la vision de songe qui paraissent plus que rel !!! Adolescent et intress par le paranormal, j'ai moi mme vcu une de ces expriences lorsque je vis une boule lumineuse jaune d'environ 10 20 cm de diamtre se balader dans ma chambre pendant quelques secondes... Cet tat est connu depuis longtemps puisque dj au VIme sicle avant JC le Bouddha lui mme demandait ses adeptes de se mfier des effets d'un tat de relaxation profond car cet tat peut provoquer des sensations, des visions, des expriences mystiques, qui ne sont pas relles et ne sont que l'effet de la relaxation.

Pourtant on vous rpliquera que le spiritisme est bien rel puisqu'on connat des histoires 'vrai vcu'... 'C'est une histoire qui est arrive la grand-mre de l'oncle du cousin de mon voisin' vous dirat on... Mouais...

 

III ) Les rvlations et leurs contenus

La communication avec l'Au-del peut tre de la pure supercherie... mais on peut galement avoir quelqu'un de bonne foi qui va effectivement recevoir des messages qu'il n'aura pas crit lui-mme... en tout cas pas consciemment. Ces messages seront toujours l'extrapolation de ce qu'il connait. Les comptes rendus des sances de spiritismes sont instructifs cet gard. Victor HUGO, fervent adepte des tables tournantes, questionnait les esprits et se voyait rpondre... en alexandrins! D'autres moins lettrs, recevaient des messages entachs de fautes d'orthographe dont ils taient eux-mmes coutumiers... Quant "l'au-del", il s'est toujours born discerter sur les problmes de tous les jours; jamais il n'a risqu un message sur la mcanique quantique ou la stratgie suivre pour vaincre le sida.

Une sance spirite ncessite un tat de relaxation et des moyens de communications qui pevent permettre au subconscient de s'exprimer. Ainsi certains psychologues utilisent la planchette Oui-ja avec leurs patients pour les amener dvoiler un pan de leur subconscient.

 

IV ) Examens

Simuler la communication avec des esprits est une chose facile... ce n'est pas sans raison que de nombreux illusionnistes sont devenus mdiums spirites ou parapsychologues (ex: Uri Geller)... La parapsychologie est un march juteux en France.

Il convient donc de rester prudent lors du droulement d'une sance... Les verres ne sont pas toujours bougs par de fins esprits. Si le verre bouge contrlez que ce ne soit pas tout simplement un ou plusieurs des convives qui ne bougent le verre. Le fait de bouger un verre par plusieurs personnes carte les soupons qui aurait put tre port sur une personne, a les pseudo-mdiums le savent. Passez donc discrtement la main autour du verre pour vous assurer qu'il ne soit pas dplac par du fil de pche fin, voir par un cheveu. Les cheveux sont fins et beaucoup plus rsistant qu'il n'y parait.

Posez des questions dont vous tes absolument le seul connatre les rponses ou ventuellement prenez un livre que vous mettrez sous la table, posez un doigt sur la page et demandez l'esprit sur quel mot vous avez mis le doigt...

Sans parti pris examinez bien l'exprience et vous verrez que mystrieusement aucun phnomne paranormal ne se manifestera vous... les seuls phnomnes visibles seront ceux provoqus par les mains habiles de quelques plaisantins. 

 

V ) Mdias

Je parle bien de mdia et non de mdium pour vous dire de vous mfier de ce qui est dit dans les livres que vous pourrez lire ou des reportages que vous pourrez voir !

Exemple: j'ai un bouquin indiquant les lieux les plus hantes de France... Et bien en prenant ces lieux je me suis rendu compte qu'ils fourmillaient d'inexactitudes !!! Une dame blanche apparat tel carrefour... mais le carrefour en question n'existe pas... un chteau hant se trouve dans tel village... mais ce village n'existe pas... Trois moines rouges ont t observs prs de tel gendarmerie... mais la gendarmerie en question n'a jamais exist !!! On va galement vous parler de tel phnomne apparu tel endroit avec tel et tel tmoin... tout ceci tant invrifiable... D'ailleurs trs souvent une mme histoire est reprise et chaque fois dforme dans plusieurs ouvrages diffrents.

Mme les missions tlvises ne sont objectives car elles ne sont pas impartiales et laisseront toujours une part belle aux partisans du paranormal... le paranormal fait rv et rapporte beaucoup d'argent...

 

VI ) Conclusions

Gardez toujours les yeux ouverts, restez vigilant. Il est facile d'accuser les scientifiques d'avoir l'esprit obtus mais il est encore plus facile d'entourlouper n'importe qui avec n'importe quelle histoire. Si vous croyez en la ralit de ces phnomnes restez objectif ! Pour tudier de tels phnomnes il faudrait tre illusioniste, chimiste, lectricien, physicien, plombier, architecte, gologue, biologiste, bref il faudrait avoir des connaissances pluridisciplinaires que bien peu d'entre nous possde effectivement.



** BIBLIOGRAPHIE sommaire **

Le Spiritisme. Yvonne CASTELLAN, Collection 'Que sais-je ?', n641, Presses Universitaires de France. Un ouvrage complet analysant le phnomne et donnant de manire neutre les diffrentes explications existantes.

Le paranormal Henri BROCH, ditions du Seuil, Collection Points Sciences. Ouvrage de base pour toute personne dsirant tudier les phnomnes surnaturels.

 

3 ) Spiritisme 2

Un article de Wikipdia, l'encyclopdie libre.

Cet article ou cette section doit tre recycl. Sa qualit devrait tre largement amliore en le rorganisant et en le clarifiant.
L'utilisateur qui appose ce bandeau est invit noncer les points amliorer en page de discussion.

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Cet article n'est pas fini. Veuillez considrer le plan et le contenu comme incomplets et sujets caution. Cela dit, toute participation est la bienvenue.

Le spiritisme est une doctrine philosophique qui naquit en 1857 avec la publication du Livre des esprits sign par le franais Allan Kardec, Hippolyte Lon Denizard Rivail de son nom patronymique. Le spiritisme, doctrine des Esprits, fonde sa croyance sur la possibilit d'une communication entre morts et vivants l'aide d'un intermdiaire : le mdium. Il jette galement les bases d'un systme qui postule le retour la vie, la rincarnation. Cela en fait donc une des dernires thories palingnsique du XIXe s.

La communication entre l'esprit de dfunts et le monde des vivants est l'objet de multiples croyances qui prcdent Kardec. S'il n'en est pas l'instigateur, c'est LE doctrinaire qui s'effora d'riger cette conviction en  religion scientifique . Entendez : un systme de pense qui concilie Dieu, la Science et le Progrs ; question si importante en cette mi-temps du XIXe s. C'est donc tort que l'on rduit le spiritisme ses pratiques mdiumniques.

Sommaire

 

Gense et volution de la croyance [modifier]

Le dveloppement propos ci-dessous ne prtend pas exclure toute autre approche. il tente, le plus simplement possible, de retracer chronologiquement les grandes rsurgences de la croyance dans le dialogue entre morts et vivants.

La ncromancie [modifier]

Avec l'mergence du christianisme, la ncromancie devient l'objet d'une rpulsion quasi totale, parce que lie aux forces dmoniaques. C'est l'avis de Lactance (v. 300) et d'Augustin comme la plupart des Pres. Le Moyen Age chrtien poursuivra la voie trace par les Pres. La ncromancie y devient alors synonyme de nigromancie (magie noire), au sens d'invocation des dmons et non plus des esprits.

Cependant, au XIIe s., par l'intermdiaire de traductions latines de l'arabe, la ncromancie, leve la dignit de science, devient quasiment un savoir que l'on traite comme tel. Les expriences nigromantiques se retrouvent dans des traits de magie comme le Picatrix, le Liber sacratus ou le Liber vaccae qui circulent ds le XIIIe s. et dont il est assur qu'ils taient lus avec attention dans les milieux lettrs, les cours royales, princires, et jusqu' la Curie romaine. Au XIVe s., de nombreux procs impliquant de hauts personnages ou des savants comme Cecco d'Ascoli (1327) tmoignent de cette effervescence intellectuelle autour de la nigromancie.

Au XVe S., le ton change. De l'ide de commerce avec les dmons, on passe celle de pacte avec le Diable et on pense que les sorciers, et surtout les sorcires, constituent une secte dont l'objectif est de renverser l'ordre chrtien.

L'intrt pour la ncromancie ne s'teint pourtant pas et se perptue mme au sein de l'lite ecclsiastique sous des prtextes tolrs. C'est ainsi qu'en France, en 1588, Nol Taillepied (1540-1589), docteur en thologie, publia Rouen un livre intitul Psychologie ou trait de l'apparition des Esprits savoir des mes spares, fantosmes, prodiges, accidents merveilleux dans lequel il crit :

 Souvent il advient que quand aucun de nos parents demeurant en pays lointain seront grivement malades, nous oyrons tomber en la maison des choses qui sembleront pesantes et feront un mervelleux bruit : puis aprs on trouvera cela tre devenu l'heure mesme qu'iceux parents seront trepasses. C'est une chose comme ordinaire quelques-uns que quand une personne doit mourir, ils oyron ouvrir ou fermer les fenestres et les portes, quelqu'un monter par les degrs et autres cas semblables quelquefois un Esprit se montrera dans la maison, ce qu'apercevans, les chiens se jetteront entre les jambes de leurs maistres et n'en voudront partir, car ils craignent fort les Esprits. 

Le mesmrisme [modifier]

Le mesmrisme est n de la dcouverte du  magntisme animal  par Franz Anton Mesmer (1734-1815). Il s'agit alors d'une nouvelle thrapeutique lie une faon originale de concevoir la sant et la maladie. En 1779, dans un Mmoire sur la dcouverte du magntisme animal, Mesmer expose en vingt-sept points les principes de son systme. Il affirme qu'un fluide physique emplit l'univers, qui relie les hommes, les animaux, la terre et les corps clestes entre eux. La maladie n'est que le rsultat d'un engorgement de cette  nergie  certains endroits du corps. Rtablir une circulation harmonieuse du fluide suffit produire la gurison. Un des disciples de Mesmer, Armand Marc Jacques de Chastenet de Puysgur, fait la dcouverte du somnambulisme magntique. Cette dcouverte qui ne se nommait pas encore  hypnose  allait profondment influencer les futures thories d'Allan Kardec. Nous y reviendrons.

L'apport incontestable des surs Fox [modifier]

Vers 1848 Hydesville, une bourgade de l'tat de New York, Une famille du nom de Fox - compose des parents et de deux filles demeurant au foyer, Margaret, 14 ans, et Kate, 11 ans - vivait dans une demeure de cette petite ville. Des coups y retentissent rgulirement, mais les Fox sont incapables den dcouvrir lorigine malgr des fouilles rptes. En 1848, les bruits sintensifient, au point que les locataires ne parviennent plus trouver le sommeil. Dans la nuit du 31 mars, Kate, par dfi, demande au trouble-fte de rpondre ses questions. A la surprise gnrale,  lesprit  - car personne ne croit dj plus quil sagit dun plaisantin humain rpond par une srie de coups.

Le bruit fait autour de cette trange affaire dtermine trs vite un vritable engouement : nombreux sont ceux qui croient avoir trouv le moyen de communiquer avec les morts. Le 14 novembre 1849 se tient Rochester, autour des deux jeunes Fox, la premire runion des adeptes du  spiritisme  - comme lon dit alors. Un comit dtudes est fond afin dexaminer les manifestations relevant de cette discipline. Par la suite, Kate et Margaret, accompagnes de leur mre, font des tournes dans tous les Etats-Unis, et jusquen Angleterre : chaque fois, leur prestation connat un immense succs. Elles nattendent plus dsormais que le hasard les mette en communication avec les morts, mais elles suscitent la manifestation de ceux-ci, en concentrant leur capacit dattention sur des tables rondes qui se mettent se mouvoir lorsque le dfunt veut intervenir. La mode des tables tournantes nat alors. Mais la presse, dans son ensemble, continue vilipender les deux surs, et les Eglises se montrent totalement opposes aux pratiques quelles prconisent.

Il faut cependant prciser qu'aprs cet immense succs les surs Fox ont avou elles-mmes que cette histoire n'tait que supercherie.

Naissance du spiritisme [modifier]

Venue des Etats-Unis en 1853, la vogue des tables tournantes a intrigu Allan Kardec. Au printemps 1855, il participe des runions o le cercle d'adeptes faisait  parler  la table depuis dj plusieurs annes. Ainsi, les somnambules magntiques n'utilisaient plus gure ce meuble trop lourd, aux mouvements trop lents, mais une corbeille munie d'un crayon ou une planchette et un alphabet (ouija), ou mme dj l'criture automatique.

Le spiritisme nat, comme nous l'avons dis prcdemment, en 1857 avec la publication du Livre des esprits d'Allan Kardec. Son auteur affirme n'avoir rdig qu'une partie de cet ouvrage seulement sous la dicte d'esprits venus d'ailleurs, le reste tant une compilation de diverses communications entre d'autres mdiums et esprits.

Le Spiritisme [modifier]

Voici comment Kardec approche les mystrieuses tables tournantes en ses propres mots [2] :
Jen tais donc la priode dun fait inexpliqu en apparence, contraire aux lois de la nature, et que ma raison repoussait. Je navais encore rien vu ni rien observ ; les expriences faites en prsence de personnes honorables et dignes de foi me confirmaient dans la possibilit de leffet purement matriel, mais lide dune table parlante nentrait pas encore dans mon cerveau. Lanne suivante, ctait au commencement de 1855, je rencontrai M. Carlotti, un ami de vingt cinq ans, qui mentretint de ces phnomnes pendant plus dune heure avec lenthousiasme quil apportait toutes les ides nouvelles. M. Carlotti tait Corse, dune nature ardente et nergique ; javais toujours estim en lui les qualits qui distinguent une grande et belle me, mais je me dfiais de son exaltation. Le premier il me parla de lintervention des Esprits, et il augmenta mes doutes. Vous serez un jour des ntres, me dit-il. Je ne dis pas non, lui rpondis-je ; nous verrons cela plus tard.

Aprs les premires observations, Kardec[spcifie quelle tait la mthode de ses tudes:
A lune des soires de Mme Plainemaison, je fis connaissance de la famille Baudin, qui demeurait alors rue Rochechouart. M. Baudin moffrit dassister aux sances hebdomadaires qui avaient lieu chez lui, et auxquelles je fus, ds ce moment, trs assidu. Cest l que je fis mes premires tudes srieuses en Spiritisme, moins encore par rvlations que par observations. Jappliquai cette nouvelle science, comme je lavais fait jusqualors, la mthode de lexprimentation ; je ne fis jamais de thories prconues : jobservais attentivement, je comparais, je dduisais les consquences : des effets je cherchais remonter aux causes par la dduction, lenchanement logique des faits, nadmettant une explication comme valable que lorsquelle pouvait rsoudre toutes les difficults de la question.

Comme un ducateur avec le fond humaniste solide, une fois convaincu de l'explication spirituelle des phnomnes sur lesquels il a enqut, dit cela :
Un des premiers rsultats de mes observations fut que les Esprits, ntant autres que les mes des hommes, navaient ni la souveraine sagesse ni la souveraine science ; que leur savoir tait born au degr de leur avancement, et que leur opinion navait que la valeur dune opinion personnelle. Cette vrit, reconnue ds le principe, me prserva du grave cueil de croire leur infaillibilit, et mempcha de formuler des thories prmatures sur le dire dun seul ou de quelques-uns. Le seul fait de la communication avec les Esprits, quoi quils puissent dire, prouvait lexistence dun monde invisible ambiant ; Ctait dj un point capital, un champ immense ouvert nos explorations, la clef dune foule de phnomnes inexpliqus ; le second point, non moins important, tait de connatre ltat de ce monde, ses murs, si lon peut sexprimer ainsi ; je vis bientt que chaque Esprit, en raison de sa position personnelle et de ses connaissances, men dvoilait une phase, absolument comme on arrive connatre ltat dun pays en interrogeant les habitants de toutes les classes et de toutes les conditions, chacun pouvant nous apprendre quelque chose, et aucun, individuellement, ne pouvant nous apprendre tout ; cest lobservateur de former lensemble laide des documents recueillis de diffrents cts, collationns, coordonns et contrls les uns par les autres. Jagis donc avec les Esprits, comme je laurais fait avec des hommes ; ils furent pour moi, depuis le plus petit jusquau plus grand, des moyens de me renseigner et non des rvlateurs prdestins. .

Malgr cela , loin de s'enthousiasmer sur le sujet, Kardec absorb sur ses autres occupations, allait abandonner le sujet quand par l' insistances de certains comme Didier, diteur [5] qui lui donna cinquante cahiers de communications diverses, afin qu'il les mette en ordre. Mais voyant qu'il y avait certaines lacunes, il crivit de nouvelles questions aux esprits afin de complter le livre qui ft publi sous le nom de Le Livre des Esprits.

Rsum de la Doctrine Spirite [modifier]

Voici le rsum de la Doctrine qui est contenue dans l'introduction du Livre des Esprits [6]:

  •  Dieu est ternel, immuable, immatriel, unique, tout-puissant, souverainement juste et bon.
  • Il a cr lunivers qui comprend tous les tres anims et inanims, matriels et immatriels.
  • Les tres matriels constituent le monde visible ou corporel, et les tres immatriels le monde invisible ou spirite, cest--dire des Esprits.
  • Le monde spirite est le monde normal, primitif, ternel, prexistant et survivant tout.
  • Le monde corporel nest que secondaire ; il pourrait cesser dexister, ou navoir jamais exist, sans altrer lessence du monde spirite.
  • Les Esprits revtent temporairement une enveloppe matrielle prissable, dont la destruction, par la mort les rend la libert.
  • Parmi les diffrentes espces dtres corporels, Dieu a choisi lespce humaine pour lincarnation des Esprits arrivs un certain degr de dveloppement, cest ce qui lui donne la supriorit morale et intellectuelle sur les autres.
  • Lme est un Esprit incarn dont le corps nest que lenveloppe.
  • Il y a dans lhomme trois choses : 1 le corps ou tre matriel analogue aux animaux, et anim par le mme principe vital ; 2 lme ou tre immatriel, Esprit incarn dans le corps ; 3 le lien qui unit lme et le corps, principe intermdiaire entre la matire et lEsprit. 
  • Lhomme a ainsi deux natures : par son corps, il participe de la nature des animaux dont il a les instincts ; par son me il participe de la nature des Esprits.
  • Le lien ou prisprit qui unit le corps et lEsprit est une sorte denveloppe semi-matrielle. La mort est la destruction de lenveloppe la plus grossire ; lEsprit conserve la seconde, qui constitue pour lui un corps thr, invisible pour nous dans ltat normal, mais quil peut rendre accidentellement visible et mme tangible, comme cela a lieu dans le phnomne des apparitions.
  • LEsprit nest point ainsi un tre abstrait indfini, que la pense seule peut concevoir ; cest un tre rel, circonscrit qui, dans certains cas, est apprciable par les sens de la vue, de loue et du toucher.
  • Les Esprits appartiennent diffrentes classes et ne sont gaux ni en puissance, ni en intelligence, ni en savoir, ni en moralit. Ceux du premier ordre sont les Esprits suprieurs qui se distinguent des autres par leur perfection, leurs connaissances, leur rapprochement de Dieu, la puret de leurs sentiments et leur amour du bien : ce sont les anges ou purs Esprits. Les autres classes sloignent de plus en plus de cette perfection ; ceux des rangs infrieurs sont enclins la plupart de nos passions : la haine, lenvie, la jalousie, lorgueil, etc. ; ils se plaisent au mal. Dans le nombre, il en est qui ne sont ni trs bons ni trs mauvais, plus brouillons et tracassiers que mchants, la malice et les inconsquences semblent tre leur partage : ce sont les Esprits follets ou lgers.
  • Les Esprits nappartiennent pas perptuellement au mme ordre. Tous samliorent en passant par les diffrents degrs de la hirarchie spirite. Cette amlioration a lieu par lincarnation qui est impose aux uns comme expiation, et aux autres comme mission. La vie matrielle est une preuve quils doivent subir plusieurs reprises jusqu ce quils aient atteint la perfection absolue ; cest une sorte dtamine ou dpuratoire do ils sortent plus ou moins purifis.
  • En quittant le corps, lme rentre dans le monde des Esprits do elle tait sortie, pour reprendre une nouvelle existence matrielle aprs un laps de temps plus ou moins long pendant lequel elle est ltat dEsprit errant.
  • LEsprit devant passer par plusieurs incarnations, il en rsulte que nous tous avons eu plusieurs existences, et que nous en aurons encore dautres plus ou moins perfectionnes, soit sur cette terre, soit dans dautres mondes.
  • Lincarnation des Esprits a toujours lieu dans lespce humaine ; ce serait une erreur de croire que lme ou Esprit peut sincarner dans le corps dun animal .
  • Les diffrentes existences corporelles de lEsprit sont toujours progressives et jamais rtrogrades ; mais la rapidit du progrs dpend des efforts que nous faisons pour arriver la perfection.
  • Les qualits de lme sont celles de lEsprit qui est incarn en nous ; ainsi lhomme de bien est lincarnation du bon Esprit, et lhomme pervers celle dun Esprit impur.
  • Lme avait son individualit avant son incarnation ; elle la conserve aprs sa sparation du corps.
  • A sa rentre dans le monde des Esprits, lme y retrouve tous ceux quelle a connus sur terre, et toutes ses existences antrieures se retracent sa mmoire avec le souvenir de tout le bien et de tout le mal quelle a fait.
  • LEsprit incarn est sous linfluence de la matire ; lhomme qui surmonte cette influence par llvation et lpuration de son me se rapproche des bons Esprits avec lesquels il sera un jour. Celui qui se laisse dominer par les mauvaises passions et place toutes ses joies dans la satisfaction des apptits grossiers, se rapproche des Esprits impurs en donnant la prpondrance la nature animale.
  • Les Esprits incarns habitent les diffrents globes de lunivers.
  • Les Esprits non incarns ou errants noccupent point une rgion dtermine et circonscrite ; ils sont partout dans lespace et nos cts, nous voyant et nous coudoyant sans cesse ; cest toute une population invisible qui sagite autour de nous.
  • Les Esprits exercent sur le monde moral, et mme sur le monde physique, une action incessante ; ils agissent sur la matire et sur la pense, et constituent une des puissances de la nature, cause efficiente dune foule de phnomnes jusqualors inexpliqus ou mal expliqus, et qui ne trouvent une solution rationnelle que dans le spiritisme.
  • Les relations des Esprits avec les hommes sont constantes. Les bons Esprits nous sollicitent au bien, nous soutiennent dans les preuves de la vie, et nous aident les supporter avec courage et rsignation ; les mauvais nous sollicitent au mal : cest pour eux une jouissance de nous voir succomber et de nous assimiler eux.
  • Les communications des Esprits avec les hommes sont occultes ou ostensibles. Les communications occultes ont lieu par linfluence bonne ou mauvaise quils exercent sur nous notre insu ; cest notre jugement de discerner les bonnes et les mauvaises inspirations. Les communications ostensibles ont lieu au moyen de lcriture, de la parole ou autres manifestations matrielles, le plus souvent par lintermdiaire des mdiums qui leur servent dinstruments.
  • Les Esprits se manifestent spontanment ou sur vocation. On peut voquer tous les Esprits : ceux qui ont anim des hommes obscurs, comme ceux des personnages les plus illustres, quelle que soit lpoque laquelle ils ont vcu ; ceux de nos parents, de nos amis ou de nos ennemis, et en obtenir, par des communications crites ou verbales, des conseils, des renseignements sur leur situation doutre-tombe, sur leurs penses notre gard, ainsi que les rvlations quil leur est permis de nous faire.
  • Les Esprits sont attirs en raison de leur sympathie pour la nature morale du milieu qui les voque. Les Esprits suprieurs se plaisent dans les runions srieuses o dominent lamour du bien et le dsir sincre de sinstruire et de samliorer. Leur prsence en carte les Esprits infrieurs qui y trouvent au contraire un libre accs, et peuvent agir en toute libert parmi les personnes frivoles ou guides par la seule curiosit, et partout o se rencontrent de mauvais instincts. Loin den obtenir ni bons avis, ni renseignements utiles, on ne doit en attendre que des futilits, des mensonges, de mauvaises plaisanteries ou des mystifications, car ils empruntent souvent des noms vnrs pour mieux induire en erreur.
  • La distinction des bons et des mauvais Esprits est extrmement facile ; le langage des Esprits suprieurs est constamment digne, noble, empreint de la plus haute moralit, dgag de toute basse passion ; leurs conseils respirent la sagesse la plus pure, et ont toujours pour but notre amlioration et le bien de lhumanit. Celui des Esprits infrieurs, au contraire, est inconsquent, souvent trivial et mme grossier ; sils disent parfois des choses bonnes et vraies, ils en disent plus souvent de fausses et dabsurdes par malice ou par ignorance ; ils se jouent de la crdulit et samusent aux dpens de ceux qui les interrogent en flattant leur vanit, en berant leurs dsirs de fausses esprances. En rsum, les communications srieuses, dans toute lacception du mot, nont lieu que dans les centres srieux, dans ceux dont les membres sont unis par une communion intime de penses en vue du bien.
  • La morale des Esprits suprieurs se rsume comme celle du Christ en cette maxime vanglique : Agir envers les autres comme nous voudrions que les autres agissent envers nous-mmes ; cest--dire faire le bien et ne point faire le mal. Lhomme trouve dans ce principe la rgle universelle de conduite pour ses moindres actions.
  • Ils nous enseignent que lgosme, lorgueil, la sensualit sont des passions qui nous rapprochent de la nature animale en nous attachant la matire ; que lhomme qui, ds ici-bas, se dtache de la matire par le mpris des futilits mondaines et lamour du prochain, se rapproche de la nature spirituelle ; que chacun de nous doit se rendre utile selon les facults et les moyens que Dieu a mis entre ses mains pour lprouver ; que le Fort et le Puissant doivent appui et protection au Faible, car celui qui abuse de sa force et de sa puissance pour opprimer son semblable viole la loi de Dieu. Ils enseignent enfin, que dans le monde des Esprits, rien ne pouvant tre cach, lhypocrite sera dmasqu et toutes ses turpitudes dvoiles ; que la prsence invitable et de tous les instants de ceux envers lesquels nous aurons mal agi est un des chtiments qui nous sont rservs ; qu ltat dinfriorit et de supriorit des Esprits sont attaches des peines et des jouissances qui nous sont inconnues sur la terre.
  • Mais ils nous enseignent aussi quil nest pas de fautes irrmissibles et qui ne puissent tre effaces par lexpiation. Lhomme en trouve le moyen dans les diffrentes existences qui lui permettent davancer, selon son dsir et ses efforts, dans la voie du progrs et vers la perfection qui est son but final.

Diffusion [modifier]

Beaucoup de personnes, mme instruites, d'Europe et des tats-Unis ont progressivement adopt le spiritisme comme une explication logique d'une ralit spirituelle en y incluant des thmes traditionalement traits per les religions, comme Dieu et la vie aprs la mort. Des milliers de socits spirites ont t crs sur les deux continents et les principes spirites ont t rpandus au point que, dans quelques pays europens, le spiritisme a t pressenti pour faire partie des programmes de certaines universits et coles. Pourtant, avec l'ascension de rgimes totalitaires dans beaucoup de nations du vieux continent, on a assist une forte rpression du spiritisme. Les guerres Mondiales de la premire moiti du XXe sicle ont marqu le dclin du mouvement spirite dans la plupart de l'Europe. En Amrique du Sud, pourtant, le travail de quelques pasteurs dvous a russi accomplir une fondation solide, bien que le spiritisme se soit souvent transform en doctrine religieuse dans ce continent. Ainsi, au Brsil, plus de 4 millions de personnes se dclarent  kardeciste spirites , selon les dernires donnes de recensement, ce qui fait du Brsil le plus grand pays spirite dans le monde. Le spiritisme a influenc au Brsil des syncrtismes comme Umbanda, le Rationalisme chrtien, l'Union du Vgtal et la Valle d'Aube.

Une analyse sur les phnomnes [modifier]

Diffrents supports physiques sont souvents utiliss pour tablir la communication avec les esprits : guridons baladeurs ou verres qui se dplacent. Dans le cas de ces supports physiques, tombs en dsutude, de nombreux spcialistes de l'illusionnisme ont dmontr les subterfuges (parfois trs astucieux et impressionnants pour les non avertis) qui peuvent tre utiliss pour gnrer des tricheries, aspect loign de la dmarche des spirites authentiques.

Selon ces derniers, l' illusionnisme  n'expliquerait pas les dialogues spontans des mdiums lors, notamment, des sances publiques hebdomadaires de la rue Rousseau (Paris) de l'Union scientifique francophone pour l'investigation psychique et l'tude de la survivance (USFIPES), cre en 1976, association ayant succd l'Union spirite de Kardec.

Autant selon eux les tables tournantes sont des procds qui leur paraissent compltement dsuets de nos jours, autant la  mdiumnit pure , pratique sans support serait a contrario un vritable objet d'tude.

Avec la transcommunication, les nombreux tmoignages suivent les volutions technologiques et transiteraient aujourd'hui par les bandes magntiques, les tlviseurs, les magntoscopes, etc. Il est malgr tout trs difficile de certifier ces tmoignages.

Depuis une dizaine d'annes, certains spirites constatent un renouveau de la rception de messages en mdiumnit directe, gnralement adresss tout un groupe et comportant le plus souvent une thmatique mystique, phnomne nomm  channeling .

Les techniques [modifier]

Une majorit de spirites tentent de communiquer avec les mes de personnes dfuntes en utilisant la mthode du cercle dans un pentagramme. Cette mthode consiste dessiner une toile cinq branches (pentacle) sur le sol avec une craie blanche ou, si on veut faire la sance l'intrieur, former le pentacle en feuille de laurier. Il faudrait ensuite que cinq personnes s'assoient dans chacun des espaces vides entre chaque branches. Un pot de bois sera positionn au centre et rempli moiti d'eau froide. Les cinq personnes qui tentent d'invoquer une me devront alors dire une courte incantation et crire le nom de la personne qui est morte sur un papier blanc qu'elles dchireront en quatre. Elles placeront ensuite ce papier dans le pot avec une fleur de laurier en disant trois fois, voix haute, le nom de la personne dcde. Puis les cinq personnes dsirants invoquer l'esprit se tiendront les mains de telle sorte qu'un cercle humain se forme, traversant chaque branche du pentacle. Ils fermeront ensuite les yeux et attendront un signe de l'esprit appel.

Pour invoquer un esprit quelconque, il faudra laisser le papier blanc vide de toute criture. Il est aussi fortement conseill de former un cercle tout autour du pentacle, de sorte que l'toile et les  spirites  soit enferms l'intrieur. Ce cercle agirait en tant que protection contre les esprits malins.

La typtologie [modifier]

par coups frapps (technique employe par les surs Fox)

Les tables tournantes [modifier]

Avec une table ronde, en bois ou en marbre, les adeptes parles aux esprits grce des coups, des sons, des vibrations,...

Le verre pied [modifier]

Grce un verre pied (que les participants touche avec l'index droit) qui se dplace de lettres en lettres pour former des phrases.

Le ouija [modifier]

On le fait avec des lettres de Scrabble et un verre (ou autre objet) mais la vraie planche de oui-ja est en bois, plus souvent de peuplier (on n'en trouve pas partout), les lettres de l'alphabet et les mots  Oui  et  Non  permettront l'esprit de communiquer avec nous. La plupart des mediums considre cette planche comme dangereuse.

La transe mdiumnique [modifier]

Un mdium joue le rle dintermdiaire entre une personne et un esprit entre en transe et laisse lesprit intgrer son corps pour qu'il puisse parler directement travers lui.

La transcommunication [modifier]

est l'art de pouvoir communiquer avec plusieurs entits grce un magntophone et une radio ou un tlviseur.

Les voix directes [modifier]

Les voix directes se forment dans l'espace, quelque distance du mdium et sont perceptibles et reconnaissables par chacune des personnes prsentes. Le mdium n'entre aucun moment en transe et, par consquent, pour participer lui-mme la conversation avec les voix qui sont totalement extrieures ses propres organes vocaux. Tout au long de l'histoire il a t fait mention de ce phnomne mais c'est seulement au cours du sicle dernier que des explorateurs en parapsychologie ont examin de manire approfondie les quelques mdiums physiques capables de produire la voix directe.

Le channeling [modifier]

  • Voir Channeling Forme new-age de l'ancienne mdiumnit.

Interprtations [modifier]

chelle Spirite

Niveau 1: Esprits purs.

Le matriel na aucune influence. Supriorit morale et spirituelle, ils vivent dans le bonheur total.

Rang 1: Esprit parfait.

Niveau 2: Esprits bons.

Le spirituel domine mme sil reste des traces dintrt matriel, ils sont de bonnes intentions et se rjouissent du bien quils peuvent faire.

Rang 2: Esprit suprieur.

Rang 3: Esprit sage.

Rang 4: Esprits savants.

Rang 5: Esprits bienveillants.

Niveau 3: Esprits imparfaits.

La matire domine lesprit, ils vivent dans la souffrance.

Rang 6: Esprits neutres.

Rang 7: Esprit faux savant.

Rang 8: Esprits lgers.

Rang 9: Esprits impurs.

D'autres thories [modifier]

Il existe plusieurs thories au sein des cercles spirites et autres groupes qui, admettant pour avrs les phnomnes paranormaux produits au cours des sances, s'interrogent quant la cause des dits phnomnes.

  • La thorie de l'grgore : Cette thorie suggre que la pense produit dans le monde astral des  formes-penses  qui peuvent constituer un grgore, cest--dire une entit nergtique nouvelle, temporaire, en quelque sorte indpendante et qui produirait les phnomnes. Les informations recueillies seraient issues des subconscients conjugus des adeptes.
  • La thorie diabolique : Selon celle-ci, les phnomnes spirites sont produits par le diable ou ses dmons. C'tait la thorie de Jules de Mirville, ainsi que celle de beaucoup de chrtiens.
  • La thorie gnomique : Les partisans de cette thorie mettent les phnomnes spirites sur le compte desprits vitaux incomplets, d'tres non finis : les lmentaux farfadets, gnomes, sylphes... substances pensantes peuplant un monde immatriel parallle au ntre et qui se manifesteraient dans la ralit physique sous certaines conditions.

Le point de vue sceptique [modifier]

Les phnomnes que prsente le spiritisme s'expliqueraient de diffrentes manires :

  • L'criture automatique : Elle est ralisable par n'importe qui avec un minimum d'entranement. Il n'y a rien d'extraordinaire se laisser aller crire des choses spontanment. Chez certains sujets, un tat nomm  tat dissociatif  par les psychologues peut apparatre, similaire ce que l'on trouve dans les cultures dites primitives lors des supposes possessions.
  • Les tables tournantes : La pratique spirite consiste mettre les deux mains au-dessus de la table. Des mouvements non conscients (dits mouvements idomoteurs) se produisent alors, gnrent spontanment des tremblements de la table. Dans les cas les plus extrmes, o le groupe se met non consciemment cooprer, la table peut tourner sur elle-mme.
  • Le oui-ja : Il s'agit d'un autre exemple qui peut tre provoqu par des mouvements idomoteurs. En effet, il y a toujours un doigt pos sur le verre. Avec un doigt pos sur le sommet d'un verre, il est trs facile dplacer. Si c'est le mdium qui a un doigt pos sur le verre, il peut truquer la  sance  en bougeant le verre tout fait volontairement. Mais lorsque qu'il nous donnent des rponses quon est les seuls connatre....
  • La typtologie: Une des deux surs Fox (qui ont fond le spiritisme au XIXe sicle) a avou, devenue ge, la manire dont elles ralisaient ce truc : en faisant craquer les os des articulations du genou, des orteils ou des doigts. Au XXe sicle, des appareils plus modernes (micro, etc.) peuvent tre utiliss pour raliser ce trucage.
  • L'hystrie collective En crant une ambiance propice, le mdium produit chez les participants (gnralement des gens qui ont vcu un deuil difficile) un tat d'hystrie collective. Rapidement, des personnes vont se mettre  tmoigner  spontanment de sensations tonnantes. Le mdium peut exacerber ses manifestations en les suggrant. En effet, il a t dmontr par les psychologues que les tenants du spiritisme taient en moyenne plus sensibles la suggestion qu'un sujet tout-venant.
  • Le manque de fiabilit du tmoignage Ds le XIXe sicle, des scientifiques ont ralis des expriences afin de voir si les tmoignages relataient de faon exacte et prcise les sances spirites. Pour ce faire, ils ont ralis des fausses sances spirites au moyen de trucages d'illusionnistes, puis ont demand aux participants de les relater. Ils ont constat que les personnes racontaient des vnements qui ne s'taient pas produits durant la sance, exagraient des vnements qui s'y taient bien produits et chouaient rapporter les indices qui auraient permis de dterminer le type de trucages utiliss. Ce protocole exprimental a t rpliqu avec succs par le psychologue anglais Richard Wiseman en 2003

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