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Nom :

Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa

Naissance :

28 janvier 1955
Paris XVIIe, France

Nationalité :

Française

Profession :

Homme politique français

Formation :

Avocat

Famille :

Cécilia Sarkozy, son épouse
Guillaume Sarkozy, son frère

 

 

 

 

 

NICOLAS SARKOZY

sa vie son oeuvre

et son avenir

                                                                                                                                                                  

 

 

 

 

Nicolas, Paul, Stéphane Sarkozy de Nagy Bocsa, de son nom usuel Nicolas Sarkozy né le 28 janvier 1955 dans le XVIIe arrondissement de Paris, est un homme politique français. Il est président de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire, président du Conseil général des Hauts-de-Seine, conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine, dont il a été le maire de 1983 à 2002.

Membre honoraire du Rotary Club de Neuilly et du Siècle, il est président de l'Établissement public pour l'aménagement de la région de la Défense (EPAD) depuis le 1er avril 2005.

 

Biographie

 

Origine et enfance
Il est le fils d'un immigré Hongrois, Pál Sárközy de Nagybocsa (en hongrois nagybocsai Sárközy Pál[1] né à Budapest, en 1928, dans une famille de l'aristocratie hongroise, possédant des terres et un château à Alattyán, à 100 km de la capitale. À l'arrivée de l'Armée rouge en 1944, la famille est contrainte à l'exil. Après de nombreuses péripéties à travers l'Autriche et l'Allemagne, Pál Sárközy rencontre un recruteur de la Légion Étrangère à Baden-Baden. Il signe pour cinq ans et fait ses classes en Algérie à Sidi-Bel-Abbès. Il est cependant déclaré inapte au départ en Indochine, puis démobilisé à Marseille en 1948. Son nom est alors francisé en Paul Sarkozy de Nagy Bocsa.

Devenu publicitaire, il rencontre en 1949 Andrée Mallah, qu'il épouse. Cette dernière, fille d'un médecin du XVIIe arrondissement de Paris, juif séfarade de Salonique, est alors étudiante en droit.

 

Nicolas Sarkozy naît en 1955 ; il est catholique baptisé. Il a deux frères : Guillaume, né en 1952, futur patron dans le textile (un temps vice-président du MEDEF) et François, né en 1957, qui devient pédiatre puis chercheur en biologie.

Lorsque Paul Sarkozy quitte le domicile conjugal en 1959, sa femme reprend ses études pour élever ses enfants. Elle devient avocate au barreau de Nanterre ; elle plaide dans l'affaire Villarceaux.

 Paul Sarkozy se marie encore trois fois. De son deuxième mariage, il a deux autres enfants : Caroline et Olivier.

 

Nicolas Sarkozy passe son enfance dans le XVIIe arrondissement de Paris puis à Neuilly-sur-Seine. Il redouble sa sixième au lycée public Chaptal. Ce passage du privé au public ne dure qu'une année scolaire ; il est ensuite élève au lycée privé Saint-Louis de Monceau. Il obtient le baccalauréat B en 1973, et la famille s'installe à Neuilly.


Carrière d'avocat


Nicolas Sarkozy passe le certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA) en 1981. Il est l'un des deux associés du cabinet d'avocat parisien « Arnaud Claude et Nicolas Sarkozy » spécialisé dans le droit immobilier et comprenant onze avocats. Cependant, l'exercice de l'activité d'avocat étant incompatible avec toute autre activité, il n'exerce pas cette profession pendant ses périodes d'activité gouvernementale, il ne plaide donc pas souvent mais touche une part des profits de ce cabinet d'avocat (241 000 euros en 2002). Pour Patrick Devedjian[ Nicolas Sarkozy et lui sont tous les deux avocats et tous les deux, fils d'un émigré de l'Est qui n'aura jamais acquis la nationalité française.


Formation politique 


Il adhère à l'Union des démocrates pour la République (UDR) en 1974 et milite pour l'élection de Jacques Chaban-Delmas, puis est délégué départemental des jeunes de Hauts-de-Seine en 1975.

 En 1976, il adhère au Rassemblement pour la République (RPR) nouvellement créé, sous le parrainage de Charles Pasqua à propos duquel il déclare en 1983 « tout le monde sait que je suis son double ». Il devient responsable de la section de Neuilly en 1976, secrétaire de la circonscription Neuilly-Puteaux en 1977, élu conseiller municipal de Neuilly en 1977, 37e de liste sur 37 élus.

Après des études à l'université Paris X (« un élève sérieux » d'après Maître El Assaad, professeur de Droit des affaires), il sort diplômé en droit public et en sciences politiques : il obtient une maîtrise de droit privé en 1978.

En 1978, il est appelé sous les drapeaux, avant d'entrer à l'Institut d'études politiques de Paris, sans toutefois parvenir à en être diplômé. Il soutient en 1981 un mémoire de DEA sur le référendum du 21 avril 1969.

 

Il est président du comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac en 1980. En 1981, après avoir longtemps hésité à devenir journaliste, il se résout au dernier moment à passer le certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA), suivant ainsi les traces de sa mère. Dans la foulée, il est embauché par l'avocat Guy Danet.

 

 Le 23 septembre 1982, il épouse Marie-Dominique Culioli, fille d'un pharmacien corse de Vico (village d'un millier d'habitants au nord d'Ajaccio) dont il a deux fils, Pierre (né en 1985) et Jean (né en 1987). Son témoin de mariage est Charles Pasqua.

 

En 1983, il devient maire de Neuilly-sur-Seine à 28 ans, succédant à Achille Peretti, décédé, mais aussi en prenant de court le prétendant en titre,

 

Charles Pasqua, alors hospitalisé pour une opération de hernie. Il est chargé de mission en 1987 pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l'Intérieur. De fait, il est le conseiller en communication du gouvernement à l'époque de l'accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Il devient député à 34 ans et ministre du Budget à 38.

 

En 1984, il rencontre Cécilia Ciganer-Albeniz lorsqu'en qualité de maire de Neuilly, il la marie à l'animateur de télévision Jacques Martin, qu'elle quitte pour lui en 1989.

 Après un divorce assez difficile, ils se marient en octobre 1996. Il a pour témoins Martin Bouygues et Bernard Arnault. Ils ont un fils, Louis, né en 1997. En 1993, lors de l'affaire de la maternelle de Neuilly, il négocie directement avec le preneur d'otage (« Donnez-moi le petit noir »), qui, alors que Charles Pasqua est ministre de l'Intérieur, réclame de négocier avec le pouvoir. On le voit à la télévision sortir de l'école en portant un enfant.


Le soutien à Édouard Balladur
Lors de la large victoire de la droite aux élections législatives françaises de 1993, il est élu député de Neuilly puis nommé ministre du Budget dans le gouvernement d'Édouard Balladur. Il y fait son apprentissage des rouages gouvernementaux. Son image médiatique commence à se façonner et il fait figure d'un des plus dynamiques ministres de l'équipe gouvernementale.

 En 1995, il soutient Édouard Balladur pour la campagne présidentielle mais c'est finalement Jacques Chirac qui est élu. Cet échec lui vaut la perte de confiance de la part du parti ainsi que de l'entourage du nouveau président ; il n'obtient aucun poste ministériel dans le nouveau Gouvernement d'Alain Juppé.

 Au cours d'un bref passage à une réunion nationale du RPR, le 15 octobre 1995, il est sifflé.

 

Alain Juppé, qui stigmatise l'héritage du gouvernement Balladur, reproche à Nicolas Sarkozy sa gestion budgétaire, notamment à travers le discours de politique générale du nouveau Premier ministre. Le budget 1995 est particulièrement remis en cause en raison de plusieurs mesures qualifiées d'électoralistes par de nombreux analystes et journalistes. Plus généralement, on reproche à Nicolas Sarkozy et Édouard Balladur de ne pas avoir réduit suffisamment la dette de l'État et de ne pas avoir engagé la lourde réforme de l'assurance maladie.

 

En 1999, il devient brièvement président du RPR et conduit la liste RPR-DL de son parti uni avec Démocratie Libérale aux Élections européennes de 1999, marquées par le désistement de Philippe Séguin et une lourde défaite : sa liste arrive en troisième position avec seulement 12,8 % des suffrages (contre 25,58 % pour l'union RPR-UDF, arrivée en première place, conduite par Dominique Baudis en 1994 et 16,4 % pour l'UMP en 2004), derrière celle de Charles Pasqua (13,1%). Il abandonne alors toute responsabilité au sein du parti et se retire de la politique nationale. Pendant cette période, il publie un livre, Libre.


XIIe législature


La XIIe législature est une ascension pour Nicolas Sarkozy, tant politique (gouvernementale et de parti) que médiatique et populaire. Il devient le numéro 2 du gouvernement, prenant souvent le pas médiatiquement sur le Premier ministre, devenant le rival du Président, Jacques Chirac. Un temps consensuel au début de son action, même pour une partie de la gauche traumatisée par le 21 avril 2002, il devient la cible privilégiée de celle-ci : il s'agit de « battre Sarko en 2007 »

Cette critique devient virulente après les épisodes de la crise des banlieues ou des lois sur l'immigration ; il devient l'adversaire pour le Parti Socialiste, tandis que des personnalités du monde du spectacle le prennent à partie (Lilian Thuram, Matthieu Kassovitz[4] [5] [6], etc.).

Des personnalités politiques de gauche lui reprochent de vouloir s'attirer l'électorat du Front national. Ainsi, Jack Lang affirme que « Nicolas Sarkozy est un républicain, à la différence de Le Pen » mais parle de « dérive paraxénophobe ». De la même façon, Act-Up ou les Guignols de l'info présentent médiatiquement le ministre de l'Intérieur et Jean-Marie Le Pen sur un pied d'égalité.

 Lors d'un trajet à Aurillac, Nicolas Sarkozy répond devant des journalistes « Je ne vise pas l'électorat du FN, je l'ai déjà. De toute façon, les journalistes se sont toujours trompés dans leur analyse politique. »

Ainsi, en janvier 2006, l'association Act Up publie des affiches comportant la photographie de Nicolas Sarkozy et le slogan « Votez Le Pen ». Les affiches sont rapidement retirées sous la pression d'un cabinet d'avocats agissant au nom du photographe détenteur des droits sur la photographie, et dont le travail avait été utilisé sans autorisation.

Stéphane Dassé, président de l'association Gay Lib (proche de l'UMP), estime quant à lui que « Act Up [...] dessert la cause des gays en abusant de la provoc gratuite ». Cette campagne a également été jugée « inacceptable » par le ministre Christian Estrosi. Nicolas Sarkozy répond pour sa part que « cette affiche est directement inspirée des méthodes du Front national. Cela porte un nom : l'amalgame. »


Ministre de l'intérieur (2002-2004)


En 2002, il participe activement à la réélection de Jacques Chirac. Celui-ci lui préfère Jean-Pierre Raffarin comme Premier ministre mais le nomme ministre de l'Intérieur, numéro deux du gouvernement. Il impose un style « musclé » et fait de la sécurité sa priorité, déclarant vouloir s'affirmer par l'action. On lui attribue, conjointement avec Gilles de Robien, une part dans la chute du nombre d'accidents de la route du fait d'une politique répressive, particulièrement sur les excès de vitesse. Il achève les négociations et soutient la mise en place du Conseil français du culte musulman (CFCM) initiée en 1999 par Jean-Pierre Chevènement et intervient sur les dossiers de l'éducation et des retraites.

 

Nicolas Sarkozy est l'un des principaux architectes de la Loi pour la sécurité intérieure promulgué en mars 2003. Cette loi est d'ailleurs souvent appelée « Loi Sarkozy ».

Sa politique en Corse est marquée par deux faits majeurs :

Yvan Colonna, homme recherché dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du préfet Claude Érignac, est finalement arrêté après une cavale de quatre ans, l'avant-veille d'un référendum local en Corse.
La proposition de réorganisation administrative pour laquelle Nicolas Sarkozy s'était fortement engagé, est en revanche rejetée, suite à ce référendum local du 6 juillet 2003.

Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie (2004)
Il est nommé ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en 2004. Il axe dans un premier temps sa politique sur la réduction du déficit de l'État mais doit céder à la demande du président ; il annonce cependant le respect en 2005 par la France du pacte de stabilité, ce qui sera confirmé. (déficit de 2,9 % du PIB)

 

Nicolas Sarkozy ayant ouvertement déclaré son intention de présenter sa candidature à l'élection présidentielle de 2007 et ayant laissé entendre qu'il briguerait la présidence de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) suite au départ d'Alain Juppé, Jacques Chirac dans son entretien télévisé du 14 juillet 2004, le met en demeure de choisir entre ce dernier poste et le ministère.

 À une question à ce propos, le Président français lance un « Je décide, il exécute » qui est mal perçu par les proches de Nicolas Sarkozy. Quelques mois avant le premier congrès de l'UMP, le mot d'ordre des cadres du parti était « tout sauf Sarkozy » (TSS). Lors de la convention des 28 et 29 novembre 2004, il est élu président de l'UMP par les militants avec 85,1 % des voix. Le lendemain, il présente sa démission à Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin ; il est remplacé par Hervé Gaymard.


Ministre de l'intérieur (depuis 2005)
 
Rencontre avec des membres des forces de police en compagnie de Jean-Pierre Raffarin, le 13 mai 2002 - Copyright David Mendiboure - Service photo de MatignonAprès le résultat négatif du référendum portant sur le Traité constitutionnel européen (29 mai 2005), le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin démissionne (31 mai 2005).

Si Nicolas Sarkozy n'est pas nommé Premier ministre, il obtient néanmoins le poste de ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire, au second rang de préséance. Il explique entre autres vouloir « reprendre en main la DST et éviter les coups tordus montés contre lui » et en évoquant « des officines qui, depuis six mois, ont pris [sa] famille pour cible ». Il cumule ainsi un poste ministériel régalien avec la présidence de l'UMP, alors que ce cumul avait été jugé impossible par le chef de l'État lors de son interview du 14 juillet 2004. Il conserve en même temps la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine.

 

Au cours de l'une de ses interventions à propos de l'affaire Nelly Crémel, qui concerne l'assassinat d'une femme par deux repris de justice tout juste libérés, il demande à ce que le juge de remise des peines responsable de leur sortie de prison soit puni, ce qui vaut un rappel à l'ordre de la part de Dominique de Villepin et les reproches du Syndicat de la magistrature, invoquant la séparation des pouvoirs et l'indépendance de la justice.

 

Suite à plusieurs incendies dans des immeubles insalubres ayant causé la mort de nombreuses personnes dont des enfants, Nicolas Sarkozy demande à ce que les immeubles insalubres ou dangereux, souvent voués à la destruction, soient évacués ; ce contre quoi des associations de défense des « sans-papiers », dont l'association Droit au logement, ont protesté, y voyant un prétexte à l'expulsion sans relogement de nombreux locataires ou squatteurs. Ainsi, en août 2006, le plus important squatt de France, à Cachan, est évacué par la police.

Le 26 juillet 2006, la Tribu Ka est dissoute par décret présidentiel sur proposition de Nicolas Sarkozy. Le MRAP lui reproche de ne pas avoir également dissous la Ligue de défense juive, milice privée « sioniste » qui s'affrontait avec la Tribu Ka.

Dans son livre La République les religions, l'espérance il parle de la reconnaissance des « nouveaux mouvements spirituels » , expression commune à de nombreux groupes . La représentante en France de la scientologie affirme avoir bénéficié d'une certaine clémence depuis l'arrivée du ministre de l'intérieur. Nicolas Sarkozy, après avoir rencontré Tom Cruise le 30 août 2005, un membre du mouvement, a expliqué ne pas avoir d'opinion arrêtée sur la scientologie. Mais dans son livre, à la page 136, Nicolas Sarkozy parle de la scientologie comme d'une secte : "Si on voulait essayer de trouver une définition de la religion par rapport aux sectes, je pense que l’un des critères les plus pertinents serait celui de la pérennité historique, car on doit convenir que l’authenticité du message spirituel est en quelque sorte légitimée par sa pérennité au travers des générations… Les témoins de Jéhovah, ce n’est pas tout à fait de la même nature en termes de pérennité séculaire, les raëliens encore moins, la scientologie pas davantage."


Émeutes de 2005 dans les banlieues françaises

Les relations entre le ministre et une partie des jeunes des quartiers se tendent, du fait de la politique de Nicolas Sarkozy. À la suite de la mort d'un enfant tué par une balle perdue lors d’un règlement de compte dans une cité de la Courneuve (juin 2005), il emploie l'expression « nettoyer au Kärcher la cité des 4 000 ». L'expression est aussitôt interprétée par les média comme une attaque contre la population y vivant.

Au mois de septembre 2005, l'intervention du ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire devant les préfets suscite de vives critiques, comme dans Le Monde diplomatique

En octobre 2005, suite à la mort dans un transformateur EDF de deux adolescents qui fuyaient la police et à leur accusation à tort par Nicolas Sarkozy, des émeutes éclatent en banlieue de Paris, qui se répandent en province. Nicolas Sarkozy prône et applique une tolérance zéro, et annonce que les sans-papiers ayant participé aux émeutes, seront expulsés du territoire. Une partie de la gauche demande la démission du ministre tandis que les médias jugent sévèrement son action. Toutefois un sondage annonce une majorité d'opinions favorables (68 % d'après la société de sondage IFOP). Au terme des émeutes, 597 personnes ont été incarcérées sur les 2 734 personnes placées en garde-à-vue, mais seul un Malien a été expulsé, tandis que 6 autres personnes attendent encore qu'un jugement soit rendu.

À l'occasion de ces émeutes, Julien Dray, un habitué des questions de sécurité au Parti socialiste, déclare à propos de Nicolas Sarkozy que « son bilan sur la sécurité est mitigé ». Julien Dray nuance et critique ses résultats sur la baisse de la délinquance, rappelant que, s'il existe une baisse générale des crimes et délits entre 2002 et 2005, ceux-ci ont augmenté dans les quartiers dits « sensibles ».

Selon Nicolas Sarkozy, les émeutes sont le fait de « bandes organisées », de « véritables mafias ». Toutes ces informations seront par la suite relativisées par un rapport public des Renseignements Généraux qui parle plutôt de « révolte populaire des cités »


Loi relative à l'immigration et à l'intégration
 
Cette loi initiée par Nicolas Sarkozy en 2006 propose une évolution significative du droit de l'immigration en France. Elle se présente comme l'instrument de la mise en œuvre d'une « immigration choisie au lieu d'une immigration subie ». Elle se concentre sur deux points :

Durcissement des conditions de régularisation des sans-papiers et du regroupement familial. Ces mesures sont qualifiées de « régression sécuritaire » par exemple par la Ligue des droits de l'Homme ou le RESF, qui lutte depuis 2004 contre l'expulsion de France d'enfants mineurs scolarisés ayant des parents « sans-papiers », et qui qualifie Nicolas Sarkozy de « Ministre de la chasse aux enfants ». Ce dernier tente de désamorcer les critiques début juin 2006 en donnant des directives pour que des familles de ce type soient régularisées ; d'après le RESF, 98 % des personnes visées ne sont pas concernées par ces nouvelles directivesréf. nécessaire.

Fiinalement, à l'été 2006, Nicolas Sarkozy annonce 6 000 régularisations, soit un cinquième des demandes. Parmi les réactions politiques, d'un côté Jack Lang déplore qu'il ne s'agisse pas d'une régularisation massive, comme dans d'autres pays européens, tandis que d'un autre côté Philippe de Villiers exprime son refus des régularisations, et son souhait d'expulser tous les sans-papiers. Le ministre, en écoutant les uns et les autres, veut se présenter en homme du compromis.


Politique d'accueil de diplômés étrangers.

 Cette proposition voit l'opposition de plusieurs dirigeants africains, dont le président sénégalais Abdoulaye Wade qui estime qu'il s'agit d'un « pillage des élites ». Nicolas Sarkozy se rend au Sénégal, au Mali, où il est « chahuté » par des manifestants : tandis qu'il tente d'expliquer sa loi, il est, dans ces pays africains, également accusé de racismeréf. nécessaire. Au Sénégal, Nicolas Sarkozy signe un accord avec Abdoulaye Wade sur une politique d'immigration concertée.

 

Habilitations à l'aéroport de Roissy


Après les déclarations de Philippe de Villiers dans le livre "les mosquées de Roissy" sur le péril islamiste qui pèserait sur l'aéroport Charles de Gaulle, Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il y aurait 122 individus "plus ou moins" suspects travaillant à Roissy sur 83 000 habilitations délivrées et qu'ils feraient l'objet de procédures d'abrogation d'habilitation

Le 21 octobre 2006, il a justifié l'abrogation de 43 habilitations au motif que ces personnes auraient des "pratiques radicales" et qu'il préférait avoir "des contentieux devant un tribunal qu'un drame" 4 bagagistes dont l'habilitation a été retirée ont déjà fait un recours devant le Tribunal administratif de Bobigny, le retrait de cette habilitation justifiée par le préfet par le "comportement" de ces bagagistes leur paraissant discriminatoire car fondé sur leur pratique de la religion musulmane ou leurs idées politiques.

 La CFDT a porté plainte auprès du procureur de la République de Bobigny pour discrimination. CFTC d'Air France a annoncé avoir déposé un préavis de grève pour le lundi 23 octobre, dénonçant un "durcissement" dans l'attribution des badges aéroportuaires. Le MRAP dénonce les "ravages de la stigmatisation" et décide de poursuivre le préfet pour discrimination en raison des origines ethniques . L'administration de son coté souligne l'existence de cas inquiètants, comme celui d'un bagagiste français qui aurait passé trois ans au Yémen où il aurait séjourné dans un camp d'entraînement militaire tenu par des islamistes.


Bilan


Le 8 juin 2006, lors d'une conférence de presse, Nicolas Sarkozy présente un bilan de son action au ministère de l'Intérieur depuis son arrivée en 2002. Dans ce bilan, il présente des chiffres issus d'études de l'Observatoire de la délinquance réalisées depuis 1998. Ces chiffres lui permettent de comparer la période où il est (mais aussi partiellement Dominique de Villepin) ministre de l'Intérieur, aux années de législature socialiste (1998-2002). Tous les chiffres sur l'insécurité présentés sont en hausse durant la législature socialiste, puis en baisse entre 2002 et 2005, à l'exception des violences aux personnes : +42 % (1998-2002), +12 % (2002-2005). Le taux d'élucidation présente une nette amélioration en passant de 26,3 % en 2002 à 31,8 % selon l'INSEE.

En réaction à ce bilan, qui n'intègre pas le nombre de voitures brûlées et les dégradations volontaires commises lors des émeutes de fin 2005, le Parti Socialiste invoque la forte augmentation des violences faites aux personnes durant le ministère de Nicolas Sarkozy, et établit des liens entre cette augmentation et le discours et les décisions, qu'il avait critiquées, du ministre (voir plus haut). Il affirme aussi que la notation des fonctionnaires de police dépendant désormais du nombre d'infractions constatées, cela introduit un biais à la baisse des statistiques collectées dont l'exactitude devient contestable, et souligne à cet égard que la comptabilisation des violences aux personnes, en hausse, est précisément obligatoire.

 

En matière de violence routière, la politique de contrôle et de répression qu'il a mis en place à permis de réduire le nombre de tués de 7242 en 2002 à 5318 en 2005, soit une baisse de 27 % en l'espace de seulement 3 ans.

 

Il a par ailleurs reçu en 2003 le prix du centre Simon Wiesenthal pour son action contre le racisme et l'antisémitisme[19].


Divers

 

Europe
Les mauvais résultats de Nicolas Sarkozy comme tête de liste RPR-DL aux élections européennes de 1999 ont constitué un revers politique majeur, ce qui n'a pas empêché Nicolas Sarkozy de s'investir dans ce domaine par la suite, même si de nombreux commentaires ont souligné sa "prudence" en matière européenne, notamment lors du référendum sur le projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe.

 

Alexis Dalem, chercheur à l'Institut d'études politiques de Paris, résume son bilan en tant que ministre des finances et de l'intérieur ainsi : « instrumentalisation des questions européennes au profit de l’affichage médiatique, faiblesse de l’engagement européen, accord avec la vision britannique d’une Europe réduite à un grand marché voué au libéralisme économique ».

 

Après l'échec en France du référendum sur le projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe, il propose qu'un directoire formé des six plus grands pays prennent la direction des affaires européennes. « Je souhaite enfin — sur un plan qui n'est pas institutionnel, mais davantage politique — que  nous fassions en sorte que les 6 principaux pays qui représentent 75 % de la population de l'Union, jouent un véritable rôle de moteur de l'Union Européenne ».


Crise du Contrat première embauche

 
En janvier 2006, Dominique de Villepin annonce la mise en place d'un Contrat première embauche destiné à réduire le chômage des jeunes, qui s'appuye sur les réflexions développées par des proches de Nicolas Sarkozy sur la réforme des contrats de travail. Dans un premier temps, l'UMP diffuse donc des communiqués dans lesquels elle signale que « les propositions présentées par Dominique de Villepin ont été élaborées à la suite de plusieurs entretiens avec Nicolas Sarkozy », et que « ce contrat est issu d’une proposition de la Convention thématique de l’UMP. »

 

Cependant, durant la montée des protestations après les vacances scolaires et universitaires de février, Nicolas Sarkozy prend ses distances avec ce projet.

Au printemps, il se retrouve ainsi dans une situation délicate. En tant que membre du gouvernement Villepin, il ne peut critiquer ouvertement le projet mais en tant que candidat annoncé à la présidentielle de 2007, il ne peut pas se permettre de « couler » avec le premier ministre pour un projet sur lequel il est désormais en désaccord avec lui au regard de l'ampleur de la crise soulevée; il exprime ce désaccord par le biais de ses fidèles, puis le sous-entend dans un discours ressenti comme le premier de sa campagne présidentielle. Après l'allocution de Jacques Chirac du 31 mars annonçant l'aménagement du CPE, Dominique de Villepin est écarté du dossier et le président confie la conception de la nouvelle loi aux parlementaires de l'UMP et donc indirectement à leur chef, Nicolas Sarkozy.

Le 10 avril, Jacques Chirac annonce le « remplacement » du CPE par des mesures plus ciblées sur les jeunes non diplômés et désavoue ainsi son Premier ministre. Même si les Français indiquent clairement à travers différents sondages que Nicolas Sarkozy ne voit sa popularité que peu affectée par la crise (contrairement aux deux têtes de l'exécutif), la gauche cherche à lier le trio « Chirac-Villepin-Sarkozy » et l'intéressé évite tout triomphalisme et joue la solidarité avec le Premier ministre en saluant l'« attitude respectable »de Dominique de Villepin. Selon le Monde, ses relations avec le président ressortent bien meilleures de cette crise.


Affaire Clearstream


Le nom de Nicolas Sarkozy apparait indirectement sur les listings truqués de la société Clearstream. Par le biais de son avocat Thierry Herzog, il se porte partie civile dans cette affaire le 31 janvier 2006, relançant ainsi une affaire alors assoupie, relance à l'origine d'une importante crise politique en avril-mai 2006. Selon le corbeau, le ministre de l'Intérieur aurait disposé de deux comptes dans une banque milanaise, la Banca popolare di Sondrio, déguisés sous des noms tirés de son identité complète, rappelant ses origines hongroises : Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa. Par-là, le corbeau sous-entendait que les personnes citées par le courrier, y compris Sarkozy, auraient touché des pots-de-vins dans l'affaire des frégates de Taïwan.

Nicolas Sarkozy exige des explications auprès de Dominique de Villepin, alors ministre de l'Intérieur, et du patron de la DST. La Banca popolare di Sondrio reçoit une commission rogatoire par l'intermédiaire du tribunal de Milan le 5 novembre 2004 et envoie une réponse négative le 16 novembre 2004, affirmant que Clearstream ne détient pas de comptes personnels. Malgré cette célérité de la banque, ces résultats innocentant Nicolas Sarkozy n'ont été communiqués au juge Renaud Van Ruymbeke qu'à la fin de 2005. Le journaliste Stéphane Denis affirme dans une interview au Point du jeudi 11 mai qu'il avait transmis en septembre 2004 et avril 2005 un message oral du général Rondot à Nicolas Sarkozy sur l'enquête Clearstream. Nicolas Sarkozy a été entendu le 11 mai 2006 en tant que témoin assisté par le juge Jean-Marie d'Huy chargé de l'enquête.

 

Imad Lahoud, l'auteur présumé des falsifications des listings, a affirmé début novembre 2006 (après l'avoir précédemment nié) qu'il avait rencontré Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'économie, deux fois en 2004 pour « évoquer » ce dossier, ce que Sarkozy dément. Il affirme en effet n'avoir appris toute l'histoire que par voie de presse. L'affirmation de Lahoud concorde avec la thèse du journaliste Eric Decouty , qui affirme que cela prouve que Nicolas Sarkozy aurait été mis au courant de la manipulation dont il était l’une des cibles plus tôt qu’il ne le prétend (2005) et qu'il a essayé de tirer profit politiquement de cette situation en laissant faire.

 

Anecdotes


Le mercredi 12 juillet 2006, Nicolas Sarkozy inaugure son personnage de cire au musée Grévin.
Nicolas Sarkozy a reçu le Prix Iznogoud 1999 suite à son échec aux élections européennes.
Privacy International a décerné à Nicolas Sarkozy le prix Orwell 2005 pour l'« Ensemble de son Œuvre ».

 

Carrière


Depuis 1977, conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine ;
1983 - 2002, maire de Neuilly-sur-Seine (60 364 habitants) ; (depuis 2002 : adjoint « hors rang ») ;
1983 - 1988, conseiller régional d'Île-de-France ;
1986 - 1988, vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, chargé de l'enseignement de la culture ;
Depuis 2004, conseiller général du canton de Neuilly-sur-Seine Nord, président du conseil général des Hauts-de-Seine.

 

Carrière politique
 
1978-1979, délégué national des jeunes du RPR.
1979-1981, président du Comité national des jeunes en soutien à Jacques Chirac pour l'élection présidentielle de 1981.
1988, secrétaire national du RPR, chargé de la Jeunesse et de la Formation.
1989, secrétaire national du RPR, chargé de l'Animation, de la Jeunesse et de la Formation.
Co-directeur de la liste d'union pour les Élections européennes.
1992-1993, secrétaire général-adjoint du RPR, chargé des Fédérations.
Depuis 1993, membre du bureau politique.
1995-1997 porte-parole du RPR.
1998-1999, secrétaire général du RPR.
1999, président du RPR par intérim.
1999, tête de la liste RPR-DL pour les Élections européennes de juin
mai 2000, élu président du Comité départemental du RPR des Hauts-de-Seine.
novembre 2004, élu président de l'UMP avec 85,1 % des voix.

 

Carrière parlementaire


Député des Hauts-de-Seine (6e circonscription des Hauts-de-Seine) :


dates de ses mandats :


élu en 1988 (mandat jusqu'en mars 1993),
réélu en mars 1993 (remplacé par son suppléant en avril 1993, après sa nomination comme ministre du budget),
élu en septembre 1995 (après la démission de son suppléant, mandat jusqu'en mai 1997),
réélu en mai 1997 (mandat jusqu'en juin 2002)
réélu en juin 2002 (remplacé par sa suppléante Joëlle Ceccaldi-Raynaud, en juillet 2002, après sa nomination comme ministre de l'Intérieur),
élu le 13 mars 2005 (après la démission de sa suppléante, mandat venant en principe à échéance en juin 2007) ; lors de cette élection partielle, il est réélu au premier tour, avec 70,01 % des suffrages exprimés, et 41,38 % de participation ;


membre des commissions parlementaires :


de juin 1988 à avril 1991 : membre de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République ;
d'avril 1991 à avril 1993 : membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales ;
d'octobre 1995 à juin 2002, membre de la commission des finances, de l'économie générale et du Plan.


Député français au Parlement européen :


dates de son mandat :
élu le 13 juin 1999, sur le quota réservé à la liste Union pour l'Europe, dont il était tête de liste. En raison de la loi sur le cumul des mandats (il était à ce moment-là maire de Neuilly, député des Hauts-de-Seine et député européen), il choisit, dans le délai imparti, de démissionner de son mandat de député européen, ce qui a entraîné la nomination automatique en remplacement du premier candidat non élu de la liste, son « bras droit » Brice Hortefeux, président du Comité départemental RPR des Hauts-de-Seine ;
membre des commissions parlementaires :

 

Carrière ministérielle
 
Nicolas Sarkozy à Dauphine - 21 avril 2005Ministre :
Mars 1993 - janvier 1995, ministre du budget, porte-parole du gouvernement, puis chargé, à titre provisoire, d'exercer les fonctions du ministre de la communication (Gouvernement Édouard Balladur) ;
Janvier 1995 - mai 1995, ministre du budget, chargé d'exercer les fonctions du ministre de la communication (Gouvernement Édouard Balladur) ;
Mai 2002 - mars 2004, ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales dans le Gouvernement Jean-Pierre Raffarin  ;
Ministre d'État :
31 mars 2004 - 29 novembre 2004, ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie dans le Gouvernement Jean-Pierre Raffarin (.
À partir du 31 mai 2005, ministre d'État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, dans le gouvernement Dominique de Villepin.

 
Présidentielle de 2007


Nicolas Sarkozy est candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2007. Sa déclaration a été faite dans une interview à la presse régionale réalisée le 29 novembre 2006.

Les mots d'ordre de sa campagne sont la restauration de la confiance dans la politique, « la rupture tranquille » et l'ordre en mouvement (s'opposant par là au slogan de l'« ordre juste » de sa concurrente Ségolène Royal, qu'il juge immobiliste).


Positionnement politique


Il s'est exprimé sur ses propositions lors de l'émission télévisée A vous de juger sur France 2 le 30 novembre 2006 (Voir l'émission sur le site de France 2).


Education


Il est opposé à la carte scolaire, car il estime qu'elle ne remplit plus son objectif de mixité sociale. Il propose à la place d'accorder de l'autonomie aux établissements, et de laisser les parents choisir librement leur établissement tout en obligeant ceux-ci à réserver un certain nombre de places aux élèves de milieux défavorisés.

Il souhaite accorder aux élèves handicapés un droit opposable d'être scolarisé dans un établissement ordinaire.


Économie et fiscalité


Plutôt que de s'opposer aux stock options, il souhaite en faire un outil d'intéressement salarial en étendant leur applications à tous les salariés.

Il souhaite la suppression des droits de succession pour les petits et moyens patrimoines.

Prônant le droit de « travailler plus pour gagner plus », il souhaite « l'exonération des charges sur les heures supplémentaires, la liberté de donner des heures supplémentaires, d'accepter ou non ces heures supplémentaires pour le salariés ».


Immigration


Nicolas Sarkozy est favorable au vote des étrangers en situation régulière aux élections municipales, à la condition toutefois que leur pays d'origine accorde ce même droit aux expatriés français qui y sont installés (principe de réciprocité tel qu'il est appliqué dans d'autres pays européens).

Il s'engage à maintenir le regroupement familial, sous condition toutefois de ressource : un étranger souhaitant faire venir sa famille en France devra alors justifier qu'il peut la loger et l'entretenir dans des conditions "décentes".

Il affirme son opposition aux régularisations massives, les accusant de provoquer des appels d'air et d'encourager l'immigration illégale et le trafic d'êtres humains.


Politique étrangère et Europe


Il est fermement opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Europe : « la Turquie est en Asie mineure, pas en Europe, sa place n'est pas dans l'Union européenne. L'Europe, c'est fait pour les États européens ».


Sécurité intérieure


Sur le sujet de la délinquance il déclare : « Je réformerai l'ordonnance de 1945, et je demanderai que pour un mineur récidiviste entre 16 et 18 ans, l'excuse de minorité soit automatiquement supprimée, il doit être condamné comme s'il était un majeur. ». Il souhaite l'instauration de peine plancher pour les délinquants multirécidivistes et la création « d'établissements spécialisés pour les détenus ayant des problèmes psychiatriques ».


Nicolas Sarkozy et les médias


Par contraste avec la période qui a suivi les déconvenues de 1995 ainsi que son échec aux élections européennes de 1999, Nicolas Sarkozy est l'objet d'une importante médiatisation depuis 2002. Il est par exemple le seul à avoir été invité trois fois à l'émission Cent minutes pour convaincre ; il y a réalisé le plus gros score d'audience pour une émission politique en 2003, avec 7,73 millions de téléspectateurs

.

Des députés socialistes demandent sa démission pour avoir mis en péril la mission de la police, après qu'il ait évoqué, lors de son passage sur l'émission Pièces à conviction (France 3) le lundi 26 septembre 2005, des arrestations en cours : « À la minute où je vous parle, des arrestations ont lieu », ce qui était effectivement le cas le jour de la diffusion, alors que l'émission avait été enregistrée le mercredi après-midi précédent. Selon le cabinet du ministre, ce dernier évoquait des arrestations qui avaient eu effectivement lieu un peu avant l'enregistrement.

 

Il fait de son épouse un de ses principaux conseillers à ses ministères, puis son chef de cabinet en tant que président de l'UMP. Il met ainsi en scène son couple et s'affiche en famille dans les médias.

 En mai 2005, des problèmes conjugaux sont longuement médiatisés, en particulier dans Le Matin, que Nicolas Sarkozy attaque en justice devant le tribunal de grande instance de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) le 22 juin pour « intrusion et atteinte dans la vie privée ». Finalement le 26 août 2005, Paris-Match présente Cécilia avec Richard Attias en Une.

Cécilia Sarkozy est remplacée par Anne Fulda, une journaliste du quotidien Le Figaro, avant que Patrick Balkany, un ami du couple, n'annonce sa reformation dans le Parisien du 11 janvier 2006.

 Suite aux diverses affaires concernant sa vie privée, il déclare début 2006 « regretter » avoir présenté sa famille médiatiquement et souhaiter qu'elle ne le soit plus. En dépit de cela, une photo du couple Nicolas et Cécilia Sarkozy est présente à la une de l'hebdomadaire VSD du 15 juin 2006.

Selon le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy est intervenu pour empêcher la publication d'un livre de Valérie Domain sur Cécilia Sarkozy chez First Editions en octobre 2005. Ceci déclenche en France un débat sur la médiatisation de la vie privée des hommes politiques. Cette biographie de Cécilia Sarkozy par Valérie Domain a été publiée, sous forme de fiction, le 8 février 2006 sous le titre Entre cœur et raison aux éditions Fayard. Le syndicat de journalistes SAJ-UNSA l'accuse par ailleurs d'être intervenu pour que soit frappée d'"interdiction professionnelle" (suppression de l'accrédition permettant à un journaliste de recevoir des informations directement de l'administration) Raphaëlle Picard, de l’AFP, auteur d’un reportage sur les personnes perquisitionnées par erreur, lors de la descente massive de police aux Mureaux, à 5h30 du matin le 4 octobre 2006, descente ayant provoqué une enquête sur son déroulement et ses conséquences.

 

Nicolas Sarkozy est un ami proche de Martin Bouygues et Étienne Mougeotte (TF1), son cercle amical comprennant également Michel Denisot (Canal+) et Marc-Olivier Fogiel, ainsi que Jean-Marie Bigard (avec qui il passe le réveillon 2005-2006) et Jean Reno (dont il est le témoin de mariage).

Selon l'émission Arrêt sur images, les journaux télévisés, durant les émeutes de 2005, présentent intentionnellement Nicolas Sarkozy en conflit avec la population des cités. Selon Françoise Laborde, présentatrice du journal de France 2 et invitée de l'émission, l'explication de ce traitement médiatique est, d'une part la tentation d'aller au sensationnel, d'autre part un parti-pris des journalistes contre Nicolas Sarkozy.


Internet


Un mail soutenant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy pour 2007 est envoyé à plusieurs dizaines de milliers d'internautes. Certains assimilent cette pratique à du spam. Plusieurs plaintes pénales ont été enregistrées et une enquête est en cours auprès de la CNIL.

De nombreux termes sont également achetés pour que leur recherche donne en résultat des publicités en faveur de la politique de Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy a été alors la cible d'une bombe Google sur le mot-clé Iznogoud, le vizir qui veut devenir « calife à la place du calife » dans la bande dessinée éponyme. En janvier 2006, Nicolas Sarkozy arrive en tête sur « Iznogoud président » et le mot clé « Sarkozy » donne lien sur le même personnage en troisième position. Il n'a pas été déterminé s'il s'agissait d'une attaque purement politique ou d'une réplique de l'envoi de courriel massif par l'UMP.

Selon l'étude PolitiBuzz parue le 1er mars 2006 Nicolas Sarkozy est le sujet de 42 % des contributions parlant des hommes politiques dans la Blogosphère. En juin 2006, seulement 20 % des contributions restent attachées à Nicolas Sarkozy désormais devancé par Ségolène Royal (29 %) et Dominique Strauss-Kahn (23 %), tous deux candidats alors à l'investiture du parti socialiste qui approche.

Nicolas Sarkozy a pris parti pour la loi sur les Droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information.


Livre


À l'été 2006, Nicolas Sarkozy a publié un nouveau livre intitulé Témoignage. Ses ventes sont stimulées par un effort important réalisé par les librairies, ainsi que par de la publicité sur internet (liens commerciaux Google). Après quelques semaines, le livre a été rapidement en tête des meilleures ventes de l'été.

 

 

Citations


« Ceux qui n'aiment pas la France, qu'ils la quittent.

« Les voyous vont disparaître, je mettrai les effectifs qu'il faut mais on nettoiera la Cité des 4000. On va envoyer des équipes spécialisées et éventuellement, s'il le faut, des CRS. »réf. nécessaire

« "Vous voulez qu’on vous débarrasse de ces racailles ? Eh bien on va vous en débarrasser"  "Je veux nettoyer au Karcher au propre comme au figuré la cité des 4000."Et quand je dis qu'il faut les nettoyer au Karcher, cela veut dire qu'il faut les nettoyer en profondeur" »

« Le travail libère l'individu. Le travail est une valeur de libération. »

« On ne fait pas n’importe quoi avec l’homme, qui n’est pas une marchandise comme les autres »

« On dit que les jeunes n'ont pas de conscience politique. Mais la jeunesse étudiante de 68 qui célébrait Mao et Castro, tyrans du monde, en avait-elle davantage ?

« Qui aurait pu imaginer il y a seulement dix années que le métro de New York deviendrait l'un des plus sûrs au monde? Les critiques du système américain dénoncent la surpopulation carcérale. Je n'ai jamais compris la pertinence de cet argument car, après tout, il vaut mieux voir les délinquants en prison que dans la rue ! »réf. nécessaire

« Que disait-on il y a deux ans quand je suis arrivé au ministère de l'Intérieur ? "Il va jouer au superflic. Les banlieues vont s'embraser." Résultat : il n'y a pas eu de révolte et la criminalité a baissé sensiblement. »

« Est-il raisonnable d'ouvrir des négociations avec la Turquie puisqu'il s'agit d'une grande nation d'Asie mineure, pas d'Europe ? »réf. nécessaire (2005)

« ...pas seulement quand je me rase. » (France 2, 20 novembre 2003, réponse de Sarkozy alors qu'on lui demandait s'il pensait à l'élection présidentielle de 2007 en se rasant)

 

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